Le patrimoine communal qui ne se voit pas

Le patrimoine communal qui ne se voit pas

Info+ :

Noëlie NOTTET

Directrice Fondatrice

06 66 44 54 48

www.culturequintessence.com

www.madeinquintessence.com


30 janvier 2020

Partout les territoires revendiquent leur spécificité. Pourtant, quand il s’agit d’une recette ancrée dans l’ADN d’une commune que les habitants se glissent loin des oreilles indiscrètes, d’une légende teintée de mystère qui fait vibrer la population depuis des générations ou d’un savoir-faire ancestral transmis par l’exemple du geste, il est à craindre que ce patrimoine ne se perde. A moins que…

Après dix ans passés dans l’industrie de la pétrochimie, Noëlie Nottet s’est envolé pour un tour du monde de plus de dix mois. De cette expérience au long cours, elle a ramené une envie de protéger une part du patrimoine français. « C’est une histoire et une passion ! » A voir le savoir-faire de son père, peintre en lettre, disparaitre, happé par la modernisation, très tôt cette trentenaire a été sensibilisée aux traditions et à leur nécessaire transmission. Reconnu par l’UNESCO en 2003, le patrimoine culturel immatériel ne limite pas la notion de patrimoine aux monuments et aux objets. Les traditions ou les expressions vivantes héritées des ancêtres et transmises à une descendance s’inscrivent pleinement dans cette démarche. « L’UNESCO répertorie et alerte sur ce que l’on perd mais n’assure pas directement d’action de protection. Je voulais le faire. » Noëlie Nottet décide donc d’agir concrètement en créant son entreprise Culture Quintessence. « Face à la mondialisation et à l’uniformisation, j’ai voulu utiliser des outils modernes pour préserver des traditions ancestrales. » C’est ainsi que l’entrepreneuse a été sollicitée pour travailler sur la sauvegarde de la mémoire orale de ceux qui composent l’univers de la tonnellerie. En s’appuyant sur des rencontres avec des professionnels mais aussi des particuliers, des amateurs ou des témoins, elle collecte ce qui fait l’essence même d’un patrimoine local immatériel. « Je veux donner du sens et de l’âme à ces savoirs. » Son travail se fait peu à peu connaitre et les projets se construisent comme celui qui va s’intéresser au canal de Bourgogne et à une commune qui lui est attachée.

A chacun son immatériel

Quand les communes se contentent parfois de mettre en avant un monument, Noëlie Nottet va s’intéresser à ses usages, au rôle qu’il a joué auprès des habitants.  Ainsi, le lavoir devient prétexte à raconter le travail des femmes dans un village, la recette de la pochouse dans le sud de la Bourgogne donne à voir les pratiques culinaires locales, les pratiques des vignerons mettent en lumière autant de spécificités que les climats eux-mêmes. « Je veux travailler sur l’identité et la fierté d’un territoire pour que chacun se le réapproprie et en devienne un ambassadeur. » Si comme elle le dit elle-même, elle n’a pas inventé les outils, Noëlie Nottet accompagne ceux qui la sollicite dans la réflexion sur l’utilisation à faire des données récoltées. Elles peuvent ainsi tout aussi bien se limiter à un recueil de témoignages précieusement archivés dans la commune qu’à une réalisation vidéo disponible sur un site internet. « On peut aussi imaginer une série de portraits légendés pour une exposition ou une projection à destination des habitants et des villages alentours. » Car derrière ses recherches, Noëlie Nottet veut aussi contribuer à recréer du lien social. A l’issue de ses investigations, un évènement peut achever en grandes (ou petite) pompes le travail tout en mettant en lumière ceux qui y auront contribués. Une façon de renouer le dialogue entre habitants et de poursuivre la transmission. « Chaque village, chaque département ou région possèdent un patrimoine culturel immatériel à protéger. Il peut s’agir d’un métier, d’une tradition, d’un folklore, d’un domaine d’activité propre. » Seuls ou dans le cadre d’une communauté de communes, les élus peuvent se tourner vers Noëlie Nottet pour valoriser ce qui n’est pas toujours visible et donner un nouveau souffle à leur commune, voir même, lui apporter un axe de développement touristique. Côté financement, l’entrepreneuse l’assure : « Il existe de nombreuses aides et subventions que les élus méconnaissent. Les départements, la région mais surtout l’Europe sont sensibilisés à cette question et ont dégagés des fonds. » Là pour guider, Noëlie Nottet veut avant tout donner à voir l’âme et l’essence des territoires à travers ceux qui les font vivre, habitants, artisans, mémoires vives, pour en capter les valeurs humaines.

 

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