Un parfum de Meursault avec Jean-Claude MONNIER, maire en mode passion !

Un parfum de Meursault avec Jean-Claude MONNIER, maire en mode passion !

Contact :

Mairie de MEURSAULT

Place de l'Hôtel de Ville

21190 MEURSAULT

tél: 03 80 21 22 62
contact@mairie-meursault.fr

« Bandé d'or et d'azur de six pièces, à la bordure de gueules »

Avant que les Valois ne soient les ducs de Bourgogne, il s'agissait du blasonnement

du Duché de Bourgogne.

La Grande Vadrouille à Meursault

Agence de tourisme de Meursault, place de l'Hôtel de Ville, Meursault

Tel. 03 80 21 25 90

meursault@beaune-tourisme.fr

Visite guidée du village de Meursault pour redécouvrir les lieux du tournage du film et des anecdotes inédites, avec découverte du patrimoine et du vignoble.

LES PLUS ?

La visite des lieux et anecdotes de tournage du film, la visite du patrimoine et du vignoble de Meursault, la dégustation d’un Meursault blanc, départ de visite les vendredis 31 mai, 21 juin, 12 et 26 juillet, 9 août et 13 septembre à 10h


31 juillet 2019

Meursault c’est un des plus beaux sites clunisiens, le vin blanc de Bourgogne le plus cher du monde, un patrimoine architectural extraordinaire au cœur d’un patrimoine mondial de l’UNESCO sur la route des Grands crus, de nombreux châteaux classés et leurs parcs aux cèdres traditionnels des grands domaines viticoles, une léproserie du 12ème siècle, des vignes qui bordent les rues et les vergers qui jalonnent le village. Meursault ce sont 1400 murisaltiens qui y vivent entre traditions populaires et touristes venus du monde entier. Un territoire protégé, objet de toutes les attentions de monsieur le maire et de son conseil avec une ambition majeure, le confort de vie des habitants et la préservation d’un environnement très privilégié.

Jean Claude MONNIER tire sa révérence en tant que maire de Meursault après 36 ans de mandat, soit un mandat de conseiller, puis 2 de 1er adjoint et enfin 3 en temps que maire de cette commune viticole marquée par l’héritage cistercien autant que par celui de la Grande Vadrouille. Pas de lien entre les deux, mais aujourd’hui encore et toujours les visiteurs se pressent de l’autre bout du monde pour venir voir la porte de la cave et la fameuse voiture rouge, désormais abritée et bien visible sur la gauche de l’hôtel de ville. C’est un maire heureux qui nous fait découvrir sa commune, les travaux réalisés… le travail d’une équipe avec laquelle tout le monde s’entend bien.

A Meursault pas trop de querelles politiques, on œuvre ensemble dans l’intérêt commun, un véritable état d’esprit pour un village vivant avec 3 écoles et les enrichissements apportés depuis 30 ans avec une bibliothèque, un centre sportif dernier cri et de nombreuses réalisations qui marquent la commune par leurs empreintes typiquement bourguignonnes, ruelles pentues, maçonneries traditionnelles, circulations douces ou motorisées bien pensées et respectueuses d’un environnement unique. Avec bien sûr l’héritage d’un château fort, où furent tournées plusieurs scènes du film de Gérard Oury La Grande Vadrouille avec Louis de Funès et Bourvil, devenu mairie. Edifié en 1337, démantelés en 1474, ses murs furent remaniés au 15ème, 18ème, 19ème. On peut voir sur la façade ouest, une partie du donjon, une haute façade murale grise et nue noyée dans les constructions postérieures. L'habitation du 15ème subsiste en partie. Elle a conservé son bel escalier de pierre, et ses fenêtres à meneaux qui ornent la façade principale. Le toit de tuiles vernissées et un bâtiment adjacent ont été édifié au 19ème siècle lorsque les services municipaux s'y installèrent. Un lieu, un jardin de roses et une fontaine auxquels sont attachés monsieur le maire et les murisaltiens.

A quelques dizaines de mètres, c’est l’Eglise St Nicolas classée site clunisien, qui attire par son superbe chevet où une petite lucarne appelée Oculus eucharistique, permettait aux passant d'adorer le Saint Sacrement, depuis l'extérieur (peut-être à l'attention des Lépreux ?). Car non loin se trouve l’ancienne léproserie de Meursault, un des plus gros projets réalisés ces 30 dernières années… mais nous y reviendrons avec Denis THOMAS, premier adjoint ! Revenons à notre église dont les piliers du transept, qui soutiennent les 1200 tonnes du clocher ont été restaurés en 1989. Lors de cette restauration, les murisaltiens remplacèrent le coq de leur clocher par souscription volontaire, et l'on peut voir l'ancien coq, dans son enclos du chevet du chœur… du cœur ces murisaltiens !

De l’église au bureau de poste avec son superbe édifice, on circule en douceur sur des chaussées, aux couleurs de la pierre de bourgogne, blanches et lisses conçues par l’entreprise ROUGEOT qui signe là une réalisation pavée respectueuse de cette architecture de caractère qui fait une des réputations de Meursault, porte d’entre de la route des Blancs de Bourgogne. Les réseaux ont été enfouis par le SICECO et l’accessibilité repensée par le géomètre pour l’office de tourisme, les commerces et les terrasses de café et de restaurants. La fontaine a été déplacée, explosant de tous ses jets dans le jardin de l’hôtel de ville entre arbres qu’on a toujours connu et roseraie éclatante. Le travail de l’architecte paysagiste Alfred PETER, auquel on doit le TRAM de Dijon, a débarrassé la place de la mairie de dizaines de voitures qui y stationnaient, offrant au regard une perspective dégagée sur tout le centre-ville vivant de multiples activités. Des parkings gratuits ont été aménagés à différents endroits. Des changements dus à une visite sur le toit… du clocher avec monsieur le maire, ou comment voir de haut ce qui se vit en bas !

La Poste a, quant à elle, connu des modifications. Seul reste en ville, face à l’église et au très beau monument aux morts, le bâtiment destiné à l’accueil du public auquel est accolé un logement communal. Le bâtiment destiné à la plateforme courrier et à l’agence professionnelle, se trouve désormais dans l’ancienne gare de Meursault. Un dossier rondement mené par monsieur le maire et Denis THOMAS, membre de la Commission Départementale Présence Postale Territoriale. Le bâtiment par lequel transitent les voyageurs, arbore sa couleur d’origine, un joli rose pâle. Le second bâtiment était un peu le petit protégé de la municipalité car c’est par là que transitait la marchandise autrefois. En 2008, le Réseau Ferré de France (RFF), propriétaire des lieux, a voulu le démolir. La municipalité s’est alors fait connaître avec des projets et surtout les moyens financiers de racheter le local. Aujourd’hui, c’est un beau site fonctionnel en bois et bardage rouge qui facilite la vie des postiers et des entreprises ou usagers qui s’y rendent notamment pour relever les boites postales. La présence des trains de marchandises, déboulant encore fréquemment à proximité immédiate ne pose pas de problème. Autant, à l’extérieur, il n’a été touché à grand-chose pour préserver le patrimoine sous sa forme d’origine autant, à l’intérieur, on a accordé une attention de premier ordre à l’isolation, thermique mais surtout acoustique au regard la situation.

Tout près, les meurgets (murets de pierres sèches) ont été remontés par l’association SENTIER qui a refait le chemin des Riot en bord de rivière pour remettre en état et accessible à tous le chemin qui mène du lavoir du Riot, en bas du village, à la Léproserie.

La Léproserie… sans doute un des plus incroyable chantier qu’il soit. Car ici il n’est point question de vin, de dégustation et de beaux verres à pieds dans de célèbres cave, mais d’un navire de pierres éclatantes de blancheur… l’Ancien Hôpital une Léproserie du XIIème siècle ! Un lieu minéral protégé au cœur d’un ensemble végétal de renommée mondiale. Une restauration historique et un chantier hors norme qui valent à Meursault Les Rubans du Patrimoine, un honneur puisque c’est seulement la 4ème fois que deux prix sont décernés la même année (2017) en Côte d’Or… le prix départemental, qui avait été décerné à Thorey-sous-Charny pour la restauration de son église et le prix régional, plus rare, à Meursault pour la magnifique reconversion de son ancien hôpital.

Un projet, une réalisation qui réjouit Jean Claude MONNIER, enchante Denis THOMAS et ravit les murisaltiens. Monsieur le maire est intarissable !!  La commune de Meursault a acquis les bâtiments de l’Ancien Hôpital en 1990, et dès les années 2000, le souhait de la Municipalité a été de protéger et préserver ce patrimoine historique du XIIème siècle, en restaurant les édifices dans le respect des règles de l’art. Un concours d’architecture est lancé en 2001, remporté par Simon Buri Architecte et Jung Architectures. S’inscrivant dans un projet de réaménagement touristique du site, son programme avait pour objectif premier de réhabiliter le bâti existant mais également de créer un ensemble capable d’accueillir des événements publics en toutes saisons. Après de nombreux atermoiements, les études sont relancées en 2009, pour un démarrage des travaux dès 2011.

Meursault est couverte par plus de 760 ha de vignobles sur la superficie de la commune qui en compte 1 600 avec plus de 100 exploitations viticoles.  Mais Meursault c’est aussi un patrimoine de pierres, un héritage hospitalier remontant à près de 900 ans. L’ancien Hôpital de Meursault, la Léproserie, fondé par Hugues II, Duc de Bourgogne, au début du 12ème siècle et dont la destination première était une auberge hospitalière, une Maison-Dieu, accueillait les pauvres du Christ mais aussi les pèlerins, mendiants et soldats. Le tout s’organisait en trois parties, la Porterie, la Salle des Pôvres et la Chapelle. En 1760, l’Hôpital est associé aux Hospices de Beaune par ordonnance royale du roi Louis XV. Après avoir été un lieu hospitalier pendant plusieurs siècles, La Léproserie a été utilisée par la suite comme relais de diligence puis plus récemment comme ferme agricole. L’ensemble a été inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1926. Le site de l’ancien Hôpital est ceint dans un clos minéral, situé à la limite du village, entre bâti et paysage de cultures et de vignes, à l’articulation des collines et la plaine, en bordure de la route empruntée par les pèlerins au Moyen-âge. Une campagne de fouilles archéologiques a mis à jour toute la structure de cette salle et la présence de nombreuses sépultures autour des édifices. Des murs très épais (jusqu’à 1,15m), de petites ouvertures (sans feuillure), l’appareillage des pierres (litage horizontal) sont autant d’éléments caractéristiques des constructions de cette époque. Des décors peints de plusieurs périodes ont également été révélés sur les parements intérieurs, comme les faux-joints d’origine.

La restauration de ce site s’inscrit dans le schéma du classement des Climats du vignoble bourguignon au Patrimoine Mondial de l’Unesco… développement touristique, développement scientifique, préservation du Patrimoine, préservation du paysage viticole, mise en valeur des itinéraires des grandes randonnées avec les chemins de St Jacques de Compostelle et les Sites Clunisiens. Un chantier hors norme ? La première grande opération fut de déplacer la route Départementale qui a été déviée et son altimétrie rabaissée. L’espace public ainsi créé, un parvis de pierre, tout en protégeant l’édifice de la RD, accueille les visiteurs de passage et marque l’entrée dans la cité. Il libère la façade principale de la Léproserie, la mettant en scène depuis la voie en léger surplomb. Nouveau seuil de la ville, cet espace public rassemble sur un sol minéral unitaire le calvaire, l’arrivée du chemin piéton depuis Meursault, la Route Départementale, le stationnement pour les visiteurs et le parvis de distribution de la Chapelle et de la Porterie. Un chantier financé à plus de 50% par la commune soit près de 2 millions € !

Subventions : Ministère de la Culture : DRAC 661 777,00 €, Conseil Régional : Contrat d’agglomération 200 000,00€, Conseil Départemental : Contrat Ambitions Côte d’Or 400 000,00 €, Programme Leader 174 818,90 €, Fonds concours CABCN 75 000,00 €, Fonds communaux : 1 968 552,34 €, Fonds libres ou emprunt TOTAL GLOBAL HT 3 480 148,24 €.

Mais Meursault tient autant à La Grande Vadrouille et à sa bouzine qu’à sa léproserie !
La bouzine, souvenez-vous, la voiture de pompier qui apparaît dans le film La Grande Vadrouille au moment de l’incendie de la Kommandantur, l’actuelle mairie de Meursault, appellée bouzine en référence à son bruit caractéristique qui ressemble à celui d'une cornemuse ! Installée au sein du complexe sportif Saint-Nicolas depuis 1994, dans le quartier de l’Hôpital-de-Meursault, elle a finalement changé d’adresse. Soucieux de protéger le précieux véhicule du soleil et de pouvoir le montrer au plus grand nombre, la municipalité a construit pour la bouzine un bel abri, à côté de la mairie. L’occasion pour les amoureux du film d’admirer plus facilement la célèbre voiture de pompiers. Et il y a même un circuit touristique dédié !!

De souvenirs en nouveaux projets, Jean Claude MONNIER évoque les travaux du square Pierre DUSSERRE inauguré en novembre 2018, en marge de la Paulée. Le docteur Pierre DUSSERRE (1932 - 2017) a été avec son épouse, le professeur Liliane DUSSERRE, un véritable précurseur de l’utilisation de l’informatique dans le domaine de l’identification des cancers. La numérisation des images lui donna l’idée de constituer la première banque d’images à destination des étudiants et des médecins. Il rendit de nombreux services aux murisaltiens qu’il rassurait. Considéré comme un bienfaiteur de Meursault par la municipalité, son nom a été donné au square situé rue Pierre Mouchoux.

Ce sont aussi les travaux effectués au niveau de la rivière pour éviter les inondations, bien avant la loi GEMAPI, en entretenant les berges, en rénovant les ponts, en faisant sauter les vannes qui gênaient et empêchaient l’eau de circuler « nous avons un PPRI qui nous empoisonne ». Le passage de l’eau se fait mieux même au niveau des anciens moulins, car il y en au 7 à Meursault… à moutarde et à farine !

Par ailleurs 34 parcelles de terrain ont été rassemblées pour créer une zone d’activités qui affiche complet. Des parcelles achetées ou échangées sur une durée d’au moins 10 ans. Un projet est en discussion avec les services de l’Etat depuis 1980… la construction d’une gendarmerie. Après avoir prouvé que le terrain initialement prévu n’était pas inondable, la municipalité attend avec impatience cette construction qui accueillerait un contingent de 19 gendarmes du groupement de gendarmerie de Beaune.et leurs familles. Et comme dit monsieur le maire « ne jamais lâcher le morceau quand on est maire »

Et si on demande à Jean Claude MONNIER ce que sera sa retraite… « Il y a du travail pour 200 ans !! Je taille la pierre, je remonte des murs, je bricole chez mes filles… Bref je suis toujours très occupé et j’ai besoin d’avoir des trucs dans les mains… je répare le tracteur aussi… mon fils s’occupe du domaine viticole et ça m’a fait du bien de voir les choses autrement en étant maire et je n’ai aucun regret. J’ai eu la chance d’avoir un conseil qui m’a suivi et je suis un maire HEREUX avec une commune et une paroisse qui s’entendent bien, avec la société de St Vincent et le syndicat d’appellation qui font facilement ensemble… ! »

Un maire habité par le sens du dialogue, de la médiation et du contact qui tire sereinement la porte de 36 ans de mandat en ouvrant le voie et la porte à la prochaine équipe… laissant le passé pour aller vers le futur !

Crédit photos tous droits réservés ©Marie Quiquemelle

 Entreprise Rougeot, Un partenaire engagé pour les communes et leur média Entreprise Rougeot, Un partenaire engagé pour les communes et leur média
L’histoire de l’entreprise Rougeot s’inscrit au plus près des communes du département. Sur le modèle de leur père, Hubert Rougeot, Christophe et Thierry s’engagent dans leur territoire. Quand leur aîné était élu local, les deux dirigeants choisissent de soutenir des actions de mécénat auprès des clubs sportifs ou d’associations culturelles. Pour l’entreprise Rougeot, c’est une façon concrète de participer au bien-être du territoire. Avec ses différentes activités, l’entreprise intervient du nord au sud de la Côte-d’Or, aux côtés des collectivités de toutes tailles pour les accompagner dans la réalisation de leurs projets. Pour combiner ses différents aspects, l’entreprise Rougeot poursuit son implication en choisissant d’accompagner l’Echo des Communes. Son soutien s’est naturellement tourné vers la rubrique "Au cœur de communes", destinée à valoriser le territoire et ses acteurs publics. www.rougeot-tp.com

 

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