Solidarité, altérité, responsabilité, c'est la devise portée en écharpe tricolore de Florence Delarue !

Solidarité, altérité, responsabilité, c'est la devise portée en écharpe tricolore de Florence Delarue !

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Mairie de Salmaise

Croisée des Sarmates

21 690 Salmaise

Tél : 03 80 35 84 99

Mail : mairie.salmaise@orange.fr

Permanences : mercredi de 16h00 à 18h30

 


25 juin 2020

Accroché à la falaise dominant la vallée de l’Oze, Salmaise est un concentré d’histoire et d’architecture médiévale. Un village de pierres, de laves et d’iris dont le parfum s’engouffre dans les étroites ruelles qui grimpent du lavoir de Rimbert aux portes du château. Un village de cette magnifique Bourgogne romane qui rythme sa vie au fil de ses hivers glaciaux, de ses lumières étonnantes, de ses jardins cerclés de pierres sèches. Un de ces villages où tout le monde, ou presque, se connaît, où être l’édile de 135 âmes c’est être à l’écoute de chacun, mais, ici, c’est aussi veiller sur un patrimoine architectural unique. Florence Delarue y embarque pour un nouveau mandat et cette fois ci ce sera celui de maire.

Avec humour madame le maire de Salmaise m’ouvre après avoir retrouvé les clés de la mairie perdues dans une poche ou peut-être d’un tiroir ! « J’arrive en très bon état pour mon premier mandat de maire » ! Voici donc une belle entrevue qui s’annonce, sous le signe de la douceur, des projets et d’un engagement sans faille. Car la vie communale, ce n’est pas vraiment une découverte pour madame le maire de ce beau village perché ! 40 ans qu’elle les pieds et le cœur dedans, entre ses 2 mandats d’adjointe, ses engagements associatifs et aussi aux côtés de son mari Dominique Delarue, qui fut maire de 80 à 82. A 20 ans Florence était déjà dans le bain, s’intéressant à la vie communale et ça commençait fort !

 

Portée par sa passion village, patrimoine et proximité, elle participe déjà à la vie locale, aux côtés de son mari, avec la restauration des halles… petite merveille du patrimoine salmaisien, mais on se demande bien ce qui n’est pas une merveille dans ce village accroché à sa falaise, battu par le vent avec ses damiers de jardins et de toits de lave dominés par une forteresse bâtie par les Mont-Saint-Jean au 12ème siècle, avec sa chapelle castrale dédiée à Saint-Marc.

Ces halles… tout un symbole pour notre maire attachée à l’histoire des hommes et des pierres… celui de la liberté rendue aux habitants à une époque où il y avait beaucoup de servitude et de leur affranchissement par une femme en seigneurie. Car les halles ont toujours été un point de rassemblement et pendant longtemps le siège des réunions du conseil municipal. C'est ici que l'on nommait le maire, les échevins, le recteur d'école, le garde, les pâtres, le marguillier, c'est également sous les halles que se tenaient les marchés et les cinq grandes foires annuelles. Le blason représenté sur le dernier pilier porte un croissant et trois étoiles il tirerait son origine d'un des seigneurs partis en croisade. Edifiées au 13ème siècle, elles sont uniques en France par la construction tout en pierres, en longueur, avec un toit à deux pans couverts de laves.

Et puis les gros dossiers commencèrent à défiler avec une première restauration de l’église Notre dame de la Nativité, du 11ème siècle, et le chantier de l’adduction d’eau, puisqu’à l’époque le captage du bas du village ne produisait que de l’eau non potable. Il fallut donc trouver une source et c’est à celle de l’Hermitage que furent installés le captage, le pompage et une ligne électrique spécifique… Un emprunt de 30 ans dont la commune vient de payer les dernières échéances.

« Donc voilà, un peu, comment j’ai mis les pieds dans la gestion communale… avec un mari dans les finances locales et territoriales, une culture territoriale depuis toujours enrichie il y a 20 ans maintenant par mon entrée au Grand Dijon au sein du service communication mais pas seulement, puisque gérant aussi des dossiers dans des spécialités financières… J’y suis aussi déléguée syndicale, secrétaire de la CFDT (une mission qui lui va bien et en parfaite osmose avec son attrait pour le versant social, une prédisposition qui lui permet d’être dans une réelle proximité de ses administrés et de son conseil) ».

La chose publique n’est donc pas du tout inconnue à Florence Delarue avec un mandat de maire qu’elle aborde donc sans grande frayeur particulière !

Peut-être quelques petites appréhensions sur certaines facettes de la charge qui sont plus compliquées comme le fait d'être officier de police judiciaire. Une chose nouvelle pour laquelle notre jeune maire attend les formations qui vont bien. « Ce sont des choses qu'il faut appréhender du bon côté, il ne faut pas être un cowboy, ni un shérif, être attentif à ce qui se passe et puis être là quand il y a besoin d'être là pour les coups durs… Cela s’apprend, ce n’est pas inné ». Un mandat que Florence aborde en toute lucidité avec l’aspect un peu nouveau aussi qui est celui de devenir employeur. Car même si elle est représentante du personnel dans sa collectivité, elle se retrouve, du coup, de l'autre côté de la barrière avec le souci de faire pour que le personnel soit heureux. Madame le maire souhaite que tout cela fonctionne dans la confiance, une confiance à ne pas trahir quand on affiche en valeurs étendards la loyauté et le sens du partage.

Une première mission d’employeur que Florence a exercé en recevant Gaétan, employé communal, as du fleurissement et couteau suisse de la commune, pour évoquer ses besoins et aussi ses envies. « Je me suis aperçue qu'en fait Gaétan n'avait pas d’équipement de protection individuelle et pas forcément tout le matériel dont il a besoin et il a tout à fait le droit de bénéficier des protections de quelques sortes que ce soit et de ne pas utiliser son matériel personnel… C’est un devoir envers nos salariés… Donc ça aussi c'est un côté un peu nouveau pour moi, la gestion du personnel ».

Florence Delarue, en mordue de sa commune et en militante de l’intercommunalité salutaire en milieu rural, souhaite aller un peu plus loin en atteignant des fonctions au sein de la Communauté de communes et va candidater pour un poste de vice-président de la COPAS. « L'avenir le dira ... de toutes façons, on est toujours conseiller à la COPAS, avec la possibilité de faire passer des choses au sein des commissions, surtout quand on travaille vraiment sur les dossiers ». Ce qu’elle aimerait ? Le tourisme, la vie associative ou encore et surtout ce qui la rapprocherait le plus possible de l'aménagement du territoire et développement local, le regroupement de communes qui représente pour elle l’avenir des très petites communes ! Son credo ? Pour ne pas faire disparaitre les communes, il faut mutualiser des choses, des moyens, des personnels… Et puis, au sein de cette équipe intercommunale Florence n’imagine pas faire sans vrais rapports avec les autres maires parce qu’il y a des choses à faire ensemble pour porter des projets communs. 

Au niveau de la commune il a été choisi de monter une équipe relativement jeune avec un panel de personnes de tous les secteurs… mère de famille, chefs d'entreprise, agriculteurs… Un tour de tous les milieux sociaux professionnels de la commune et Florence souhaite que, pendant ce mandat, chaque conseiller ait une mission à mener à bien. Cela peut prendre la forme d’une petite mission de 3 mois, une grande mission de 2 ans, dans son domaine de compétence, pour que chacun prenne un dossier en main et trouve sa place. Une idée du travail démocratique et républicain qui colle à la peau d’une femme engagée pour un mandat qui sera celui du partage et de l’altérité.

Et pour que tout démarre sur les chapeaux de roue et sans petit grain de sable, c’est très vite que madame le maire va organiser une visite du village avec la l’intégralité du conseil municipal pour faire le tour de tout, absolument TOUT ce qui appartient à la commune et ce dont elle a la charge. Un moment important car ce n’est pas si simple de se rendre pas compte qu’une commune ce n’est pas juste la mairie et une réunion de temps en temps ! Ce sont des bâtiments, des terrains, une église, des sources…

On partira de Rimbert et son charmant petit lavoir, pour monter, monter … car ça monte beaucoup à Salmaise… Et puis on verra ce qu'il y a à faire, où il y aura des dossiers, là où il y aura du travail !  Un moment qui promet, qui plus est, d’être sympathique amical et familial pour le conseil municipal d’une commune de moins de 150 habitants. On se prend aussi à envisager un vrai bal-parquet pour le 14 juillet, une brocante et toute cette vie villageoise et si plaisante des petites communes. Voilà pour le conseil !  

Et pour les quelques 135 habitants, ce début de mandat amène son lot de nouveautés. D’abord, Salmaise-Solidaire, un groupe WhatsApp pour créer du lien entre les salmaisiens… échanger un service, trouver des bras pour un déménagement, mutualiser les commandes de fromages, de légumes ou de fuel par exemple… C’est le nouvel Echo des Sarmates et sa newsletter mensuelle, plus fun, plus riche à recevoir au choix par mail ou dans sa boite à lettres. C’est aussi une refonte du site internet pour y lire des actus, des brèves et recevoir des alertes SMS utiles ! Bref une commune perchée, certes mais i-dynamique et dans le moove !

Au registre des projets, un gros morceau s’annonce avec les travaux de restauration de l’église, subventionnés à 50% et budgétés, en posant tout d’abord un diagnostic efficient et phasé en tranches par les architectes du patrimoine. Avec son magnifique chevet héritage du premier art roman, son transept et le chœur datant essentiellement du tout début du 11ème siècle, l’église Notre Dame de la Nativité raconte l’histoire des bâtisseurs du Moyen-Age. Sa triple nef détruite à la fin du 19ème a été reconstruite en style néogothique. L’église restaurée, dans les années 1990 après des fouilles archéologiques dans le sanctuaire, renferme également une stèle gallo-romaine dédié à la déesse Sequana et un gisant gothique de Marguerite de Bourgogne. Autour de l’église se dressent le pigeonnier de l’ancien prieuré et les halles du 13e siècle.

Un autre projet tient à cœur de Florence Delarue la revalorisation de l’école. Un bâtiment aussi typique qu’imposant qui serait réhabilité en centre culturel, mis aux normes tout en gardant le jus de l’édifice historique et tout particulièrement dans l’école. Un projet global qui comprendra aussi les logements, la cour et l’ancienne salle des fêtes. Ce sont des fonds à « récupérer » auprès de l’Europe par l’intermédiaire du PETR de l’Auxois Morvan. Un projet solide, un lieu déjà bien investi par Les Amis de Salmaise qui organisent des manifestations estivales, un café associatif, des expositions et des ateliers d’expression artistique. Salmaise c’est un village d’agitateurs culturels en quelques sortes, avec son Cabinet de poésie et sa cabine téléphonique, centre d’art !

On parle aussi de se pencher sur la salle des fêtes et de son acoustique quelque peu « résonnante » et pour le moins épuisante pour les oreilles qu’il faut prendre à bras le corps ! On regarde de près le splendide cimetière, son inventaire, son enherbement pour en finir avec les produits phytosanitaires. Bien sûr, en ce début de mandat c’est aussi l’exploration des dossiers transversaux com-com comme le SIVOS, l’eau et les compétences qui vont partir ailleurs en plus des compétences obligatoires déjà transférées.

Flutiste, mélomane est musicienne, Florence Delarue a grandi entre deux parents violonistes à l’opéra et raconte « Je me suis mariée, suis allée en fac de droit pour partir ensuite à Epinal où je suis entrée au Conseil Général des Vosges et devine dans quel service… le bureau des communes… des petits travaux divers et d’intérêt local. Et en fait, c'est très drôle parce que c'était donné aux maires du département des aides et je m'occupais des réunions cantonales quand le président allait dans une commune, je lui faisais un dossier … avec la tendance politique du maire, le nombre de réseaux de voirie travaux de voirie en cours etc.  Il savait tout et moi je connaissais par cœur les 770 communes des Vosges ! » Comme quoi quand le territoire colle à la peau, il colle à la peau !

Un village de caractère, une équipe municipale de choc et riche de ses envies, des enfants qui font du vélo quand le jour tombe, des jardins qui fleurent l’iris ou la rose, Salmaise c’est un peu l’amer de la Côte d’Or, un village bercé par la légende de l’ermitage de St jean de Bonnevaux… Cet ermitage du 12ème, ancienne dépendance de l’abbaye de St Seine, situé à côté d'une source qui était considérée comme miraculeuse et qui fit l'objet d'un pèlerinage. Aujourd'hui, le site est calme et sauvage, avec sa série de petites cascades naturelles de tuf et ses eaux limpides qui clapotent à quelques ejambées d'une voie romaine. Salmaise, une douceur de vie, un savant et harmonieux mélange d'un passé omniprésent et d'une volonté ancrée de vivre les deux pieds dans son siècle !

 Crédit photos ©Marie Quiquemelle 

 

Entreprise RougeotEntreprise Rougeot, Un partenaire engagé pour les communes et leur média 

 

L’histoire de l’entreprise Rougeot s’inscrit au plus près des communes du département. Sur le modèle de leur père, Hubert Rougeot, Christophe et Thierry s’engagent dans leur territoire. Quand leur aîné était élu local, les deux dirigeants choisissent de soutenir des actions de mécénat auprès des clubs sportifs ou d’associations culturelles. Pour l’entreprise Rougeot, c’est une façon concrète de participer au bien-être du territoire. Avec ses différentes activités, l’entreprise intervient du nord au sud de la Côte-d’Or, aux côtés des collectivités de toutes tailles pour les accompagner dans la réalisation de leurs projets. Pour combiner ses différents aspects, l’entreprise Rougeot poursuit son implication en choisissant d’accompagner l’Echo des Communes. Son soutien s’est naturellement tourné vers la rubrique "Au cœur de communes", destinée à valoriser le territoire et ses acteurs publics.www.rougeot-tp.com

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vos commentaires

Groseil
a publié le 26/06/2020 21:58
Superbe article. Salmaise c'est vraiment ça. Plein de son passé et animé par une volonté très actuelle.

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