Grésigny-Sainte-Reine


© André Beuchot


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menhir en forêt


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mairie

Maire REGNAULT Marie-Véronique
Adresse 3 bis rue de la Chatellenie - 21150 Grésigny-Sainte-Reine
Tél. 03 80 96 03 68 Fax 03 80 96 03 68
Email mairie.gresigny@orange.fr
Site www.gresigny-sainte-reine.fr
Horaires d'ouverture Lundi de 13h30 à 17h30
Population 138 habitants. Les Grésignonnais(ses)
Altitude 238 mètres Superficie 706 ha
Situation géographique Latitude: 47° 33' 26'' Nord - Longitude: 4° 30' 6'' Est
Communauté de Communes Pays d'Alésia et de la Seine
Canton MONTBARD

Je suis fan de ma commune

Présentation

Le village de Grésigny-Sainte-Reine est situé à 5kms de Venarey Les Laumes (ville avec commerces, gare, complexe sportif), 5kms du Muséo Parc, du château de Bussy Rabutin, 20 kms de Semur en Auxois et Montbard.

Plus d'infos

www.cc-alesia-seine.fr
www.alesia-tourisme.net

Tourisme & Patrimoine

Eglise St Pierre, St Paul du XIe siècle.
2 menhirs, 7 croix au sein du village et en forêt à voir.
Castellum (camp) de l'armée de César.

© André Beuchot

menhir en forêt


Le saviez-vous ?

Un curieux de passage à… GRÉSIGNY-SAINTE-REINE. Canton de Montbard (Autrefois canton de Venarey-Les Laumes).
Isolée au sud-est, une levée de terre et de pierres dans les champs, rappelle la présence du castellum 18, un des fortins de la circonvallation édifiée par l'armée de César en 52 avant notre ère, lors de la bataille d'Alésia. Elle demeure un des rares vestiges des fortifications établies autour du Mont Auxois et détruites par l'armée avant son départ. De là, on a une vue parfaite sur l'oppidum, véritable place forte isolée couronnée de petites falaises et de pentes raides qui s'étirent jusqu'à la rivière l'Oze.
Il faut passer le pont à trois arches de Sainte-Reine pour rejoindre le Mont-Auxois dont une partie se trouve sur le territoire de la commune de Grésigny-Sainte-Reine. Parmi les multiples sources qui jaillissent sur le flanc nord de cette montagne, on trouve la fontaine miraculeuse des Dartreux, qui accueille un oratoire dédié à la sainte. On ne sait plus à quel moment le culte de Reine fut institué à Alise-Sainte-Reine et quand la source de ce village fut reconnue comme miraculeuse. En 1689, le débit devenant insuffisant pour répondre à l'afflux de pèlerins curistes, on décida sans trop de scrupules, d'envoyer les fidèles à la fontaine de Grésigny ! Inutile de dire que des polémiques s'installèrent quant aux vertus miraculeuses de cette nouvelle source !
En arrivant au village par le sud, Grésigny-sous-Sainte-Reyne au XVIIIe, on observe une ferme avec pigeonnier carré accolé. Puis au centre du bourg, voici l'église Saint-Pierre et Saint Paul, des XII-XIIIe. Au départ, destinée à servir de refuge à la population en cas d'attaque extérieure, elle ne possédait aucune ouverture. La porte d'entrée pouvait être bloquée par une barre de fer qui s'emboitait dans des alvéoles toujours visibles. L'église fut modifiée aux XIV, XVe après un incendie, ce qui fournit l'occasion d'ouvrir des fenêtres, puis de nouveau au XVIe. Le clocher coiffé d’une flèche en ardoises fut rehaussé au XIXe. L'édifice, bordé par une corniche bourguignonne, recèle une fresque XVe.

L'abbé Claude Courtépée, né à Saulieu en 1721, y officia de 1757 à 1764. Historien bourguignon renommé, on lui doit le célèbre ouvrage : "Description générale et particulière du Duché de Bourgogne", parut en 1774. C'est peut-être dans l'ancien presbytère calé au bord du Rabutin, qu'il rédigea une partie de son œuvre. Dans une rue voisine de l'église, on déniche toujours ce beau domaine signalé par un petit Christ sculpté encastré entre la porte cochère et la porte piétonne. Il dissimule un pigeonnier porche carré.
Auparavant, à la Révolution, le conseil municipal révolutionnaire y installa le recteur d'école et ses bureaux. Surnommées les "papiers de la féodalité", les archives de la commune furent brûlées à la demande de monsieur Bruley, greffier du juge de paix. Heureusement, quelques registres paroissiaux du XVIIe furent sauvés.
À présent transformé en ferme, le château médiéval de Grésigny-Sainte-Seine qui remonte au XI ou XIIe, conserve une vieille tour ronde qui servit de colombier. Incendié à la fin du XVIe, il sera reconstruit puis modifié au XVIIIe. Pour certains, ses douves réutilisent une partie des fossés des fortifications de l'armée de César, creusés par les soldats romains. Ceci n'est cependant pas attesté. Avant de l'entourer, les eaux du Rabutin tombent en cascade le long d'un glacis et offrent un coin bucolique pour une pause. Le moulin qui profitait de cette déviation et qui fournissait l'électricité au village jusqu'en 1944, est toujours dressé en bord de rue.
La commune nous réserve encore quelques curiosités. Sur la place de la mairie-école, une niche protège un Christ de Pitié. On s'attarde aussi devant un calvaire avec une table des morts dressé dans le cimetière. Grésigny-Sainte-Reine compte encore 7 croix érigées au XVIIIe, tandis qu'en entrant au village par le nord, le Rabutin frôle un minuscule lavoir.
Si vous passez par cette contrée qui abonde en légendes, n'oubliez pas votre montre ! Onze heures du matin : La "Roche de la Chapelle" branle dans certaines circonstances. Midi : La "roche du Fuseau" fait trois tours sur elle-même ! Les "rochers de la Pierre" font eux, un seul tour sur eux-mêmes. Pour certains, un quart de tour seulement. Pour d'autres, ils ne bougent que la nuit du Nouvel An !
Côté légende, on parle aussi d’une vouivre qui hante la région et du cheval Boya. Si vous voyez ce grand destrier blanc galoper la nuit le long des chemins, gare à vous ! Pour terminer, on raconte que le petit coteau de la Verdotte ne serait que le contenu de la hotte de Gargantua. Alors qu'il entretenait ses vignes plantées autour du village, une bretelle cassa, déversant tout le contenu du panier. Légende ou réalité, après la Révolution, en 1793, on décida de renverser la statue de saint Pierre qui se trouvait dans l'église. Mais trop bien scellée ou… protégée par le Seigneur, elle résista et se trouve toujours là. Une autre statue aurait été retirée car jugée indécente (!) et enterrée près de la croix du cimetière.
Gargantua a évoqué le vignoble et Loïc Abric nous rapporte que sous Colbert, la vigne occupait une place importante en Auxois. À Grésigny, il n'y avait que 7 charrues mais "beaucoup de vignes de grand rapport". Hélas, il finit par y avoir trop de vignes et en 1685, le commerce du vin fléchit. Les guerres de Louix XIV entre 1688 et 1691 relancèrent l'activité. Il fallait du vin pour les soldats ! Au début du XVIIIe, beaucoup de vignes disparurent lors de l'hiver 1709. Une nouvelle extension débutera en 1725 mais ne durera pas. Dès 1753, la crise frappe les vignobles. En 1831, le docteur Morelot publie les chiffres de production des vins de l'Auxois. On relève 92 hectares de gamay pour 1 166 litres de vin produit à Grésigny. À la fin du XIXe, la crise du phylloxéra fait des ravages. En 1901, il ne subsiste que 34 hectares de vigne à Grésigny. En 1983, on ne comptabilise plus que 1,4 hectare de vignoble à Grésigny.
Pour découvrir le village, le site de la commune propose de télécharger un document réalisé par Roger Socirat : www.gresigny-sainte-reine.fr/documents/portal469/gsr-socirat-1983.pdf.
André Beuchot

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De nombreux sentiers de randonnées à pied ou à vélo.


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