Lux


Glacière © André Beuchot

Maire LEHMANN Renaud
Secrétaire de Mairie VALA Florence
Adresse Place de la Mairie - 21120 Lux
Tél. 03 80 75 35 46 Fax 03 80 75 31 64
Email mairie.lux@orange.fr
Site mairie-lux21.fr
Horaires d'ouverture Lundi 14h-17h, Mercredi 14h-17h, Vendredi 9h-12h
Population 520 habitants. Les Luxois - Luxoises
Altitude 255 mètres Superficie 2310 ha
Situation géographique 25 km au Nord-Est de Dijon
Communauté de Communes Vallées de la Tille et de l'Ignon (Covati)
Canton IS-SUR-TILLE

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Présentation

Village bordé, d’un côté par la Tille et de l’autre, par la Venelle, LUX tient son nom de Lucus, bois de petite étendue. La présence des Gallo-romains dans la plaine fertile de Lux a été confirmée par des clichés aériens et un aqueduc romain découvert lors de travaux : c’était le village d’Ogne. Un temple dédié à Mercure était édifié sur l’un des points culminants sur la route de Bèze. Aujourd’hui, Lux compte environ 530 habitants et une vingtaine d’entreprises. Ce village est animé par une vie commerçante et artisanale florissante.

Tourisme & Patrimoine

Village Fleuri

Construite sur l’emplacement de l’ancienne chapelle Saint-Martin, détruite au XIIè siècle, l’église de la Vierge date du XIIIè siècle. Elle est de style gothique primitif parfaitement représenté par les colonnes en trèfles du choeur, les chapiteaux et une belle piscine. On peut remarquer un crucifix au-dessus de l’entrée qui est par son art primitif antérieur au XIIè siècle. Elle renferme entre autre un autel en bois doré du XVIIIè siècle provenant de l’ancienne église des Jésuites à Dijon. Le Château est de style Renaissance : la première construction fortifiée date du XIIè siècle, on y entrait dans une cour à l’angle Sud-Ouest par une porte munie d’un pont-levis et défendue par deux tours rondes dont l’une subsiste encore. De cette époque, il ne reste aujourd’hui qu’un salon voûté sur croisée d’ogives. En 1683, le Château fut donné à Marie Catherine Daguesseau, nièce de Claude du Housset, intendant des finances du Roi. Elle épousa Charles-Marie de Saulx-Tavanes, l’une des plus riches familles de Bourgogne. En 1731, l’évêque de Dijon donnait l’autorisation de bénir la chapelle construite par Pierre Rousseau, tailleur de pierre. En 1749, furent réalisés d’importants aménagements intérieurs. Par succession, l’épouse du prince de Gonzague hérita de Lux. Sa petite fille
devint la princesse Soragna. Dans le parc, se trouve une glacière qui alimentait toute la région. Actuellement, le Château appartient à Monsieur Jean-Marie Barré. Il peut être visité au cours de la journée du Patrimoine.
On peut encore admirer 13 calvaires très bien conservés et un beau lavoir en cours de restauration. Une belle promenade a été aménagée sur l’une des rives de la Tille qui part de la Place du Lavoir.





Le saviez-vous ?


Un curieux de passage à… LUX.

Au nord de la cité, on trouve facilement, en prenant la direction de Véronnes, les pertes de la Venelle, peu après un pont enjambant la petite rivière qui se perd dans le gouffre 200 m plus loin. Derrière les étangs, on découvre le puits de 15 m. Les études archéologiques et la photographie aérienne ont identifié une sorte d'avenue qui pourrait être antérieure à l'âge du bronze. Elle reliait un corps de bâtiments aux Pertes de la Venelle. Pourquoi les habitants des lieux, au néolithique, se rendaient-ils aux pertes ? Les archéologues avancent l'hypothèse d'un lieu de culte implanté à l'endroit où la rivière disparait mystérieusement dans les profondeurs de la terre. Néanmoins, aucun objet ou ossement ne fut relevé au fond du gouffre.
Pendant l'époque gallo-romaine, un port fut implanté sur la Tille. Trois sites majeurs furent découverts grâce à la photographie aérienne entre la Tille et la Venelle : une enceinte circulaire fossoyée, un village avec silos pouvant être protohistorique ou du haut Moyen Âge et un ensemble d'enceintes.
En 868, une "malle publique" se tenait à Lux. En 1116, c'est entre Lux et Til-Châtel que se déroulèrent, les Plaids de Dieu, sous la présidence du futur Pape Calixte II.
Construit à la fin du XIIe ou au début du XIIIe le premier château de Lux appartenait, à la fin de ce siècle, à la famille de Til-Châtel. Aux XVe, Jean et Jacques de Mâlain entreprirent la construction d'un nouvel édifice. Les murailles dessinaient un vaste rectangle flanqué de tours d'angle rondes, ouvert par un pont levis au sud-ouest. Trois de ces tours subsistent, la quatrième, le donjon, n'ayant sans doute jamais été terminée. La fine tour visible dans le parc abrite l'escalier à vis qui devait le desservir. Entre les deux tours Est, s'étirait le logis dont deux salles voutées sur croisées d'ogives sont arrivées jusqu'à nous. Le château fut ensuite profondément modifié aux XVI et XVIIe par les Mâlain. Le duc de Bellegarde et gouverneur de Bourgogne, Roger de Saint-Lary, racheta le château au début du XVIIe et entreprit de nouvelles restaurations et transformations. Il fit construire notamment l'étonnant escalier central en encorbellement (Technique voisine de celle utilisée au château de Lantenay). L'ensemble passa ensuite aux mains des Saulx Tavanes.
Au début du XVIIIe fut édifiée la chapelle des Trois Rois qui remplaça celle construite dans une des tours. Elle fut complétée par une galerie abritant un mausolée. La tradition orale, raconte que les panneaux qui la composent auraient été acquis lors de la destruction de la Sainte chapelle de Dijon.
D'importants changements interviennent à cette époque comme l'agrandissement des fenêtres de la façade. Avant la Révolution, le château mélange allure médiévale avec tours, pont-levis, fossés et aspect plus moderne Renaissance. Le mobilier des 58 pièces est vendu en 1793. Le château passe par succession au comte Alexandre-Paul de Greppi, époux de la fille de la duchesse de Saulx Tavanes. De nouveaux aménagements sont effectués avec l'apport de décors néo-gothique. Puis le château est délaissé jusqu'en 1979 où débute une longue restauration menée par Bernard et Jean-Marie Barré. Aujourd'hui, on découvre un bel ensemble avec fenêtres à meneaux, gargouilles et armoiries sculptées. L'intérieur recèle des salons remeublés, deux cheminées attribuées à Hugues Sambin, les vestiges de peintures murales XVIe, des vitraux et verrières, une bibliothèque style Directoire… Recouvert de boiseries, le petit salon accueille une galerie de reproductions de portraits (Photographies de tableaux) de la famille de Saulx Tavanes. Dans le parc, on remarque des érables plusieurs fois centenaires, un majestueux tulipier et une glacière parfaitement conservée. Les deux vieilles tours isolées arborent maintenant d’élégants créneaux décoratifs. L'orangerie se niche dans un parc à l'Est, séparé du domaine par la route de Véronnes.
Le château reste la clé d'une étrange histoire. Au XVIIIe, la comtesse de Saulx-Tavannes (Marie-Catherine Daguesseau) se retira dans sa chambre, sa nièce couchant devant sa porte dans le couloir. Au matin, on retrouva la nièce évanouie et folle devant la porte toujours close. Elle fut alors forcée. On constata que la pièce était vide. On sonda murs et plafonds, on vérifia la solidité des barreaux de fenêtre très serrés... mais la comtesse s'était bel et bien volatilisée ! Les explications avancées évoquent les sortilèges de bohémiens, l'intervention du chevalier Folard ou du diacre de Paris (mais on ne sait comment) ou encore… le vampirisme !
La famille vécut une autre affaire curieuse. Victime d'une longue syncope, Marie Ursulle Casimire de Froullayt-Tessé fut déclarée morte en 1753.
Par la suite, quand on ouvrit de nouveau le caveau familial situé dans l'église du village, on découvrit avec horreur qu'elle avait été enterrée vivante.
Une légende nous retrace de son côté l'aventure du baron de Lux qui vendit son âme au Diable en échange de quoi, le démon devait remplir sa botte avant le matin. Mais le baron avait percé la botte et l'avait placée au-dessus d'un trou. Tant et si bien que toute la nuit, le Diable versa de l'or dans la chausse sans résultat et s'enfuit perdant au matin. La tour où se déroula cet épisode garde le nom de tour du Diable.
Près du château, on notera le lavoir et la digue qui forme une jolie cascade à l'extrémité de laquelle se tenait une roue à aubes. Le vieux moulin est aujourd'hui en ruines, mais les importants jeux de vannes barrent toujours la Tille. Une machine à vapeur fut également implanté, mais sa grande cheminée carrée à disparue.
Autour de la place centrale où trône une jolie fontaine, on trouve l'église et l'hôtel de ville de Lux qui tirerait son nom de Lucus, petit bois. Ce bel hôtel de ville XXe surmonté d'un campanile, arbore une horloge décorée de sculptures qui attire le regard.
L'église Notre-Dame fut construite au XIIIe sur l’emplacement de l’ancienne chapelle Saint-Martin, détruite le siècle précédent. Remaniée au XVIIe, elle garde une chapelle seigneuriale du XVIe. L'intérieur cache, entre autres, un autel en bois doré du XVIIIe provenant de l'ancienne église des Jésuites à Dijon et un ciborium de pierre du XVe. À l'extérieur, on remarque un cadran solaire, la très fine flèche du clocher, originale, qui se couvre d'ardoises, tandis qu'une Vierge veille sur le portail.
Dans la cité, on remarque également quelques belles maisons de maître aux toits d'ardoises. Au nord, passé l'ancien magasin à pompes à incendie, c'est une belle croix ornée des instruments de la Passion en bas-relief que l'on découvre. (On trouve un exemplaire similaire à Véronnes).
Au sud-ouest, la gare de la ligne abandonnée de Gray à Is-sur-Tille est toujours là, comme la halle à marchandises et une des trois maisons de garde barrière, les deux autres, séparées par un pont sur la Tille, se situant un peu plus à l'est.
De 1717 à 1719 fut installée le long de la Tille, une grande base vétérinaire américaine pour les chevaux de la cavalerie. Quatre-cents hommes s'occupèrent de plusieurs milliers de chevaux qui y étaient regroupés. Le fourrage manquant fut importé des États-Unis et d'Argentine. Son fonctionnement allait de pair avec le camp et la gare régulatrice d'Is-sur-Tille.
Au sud, la rente de Dame-Alix, ancienne maison-forte, conserve des vestiges de fortifications et les restes d'une tour (colombier ?) avec meurtrières.
Les environs présentent d'autres formes de curiosités. Tout d'abord, le Creux du Diable (Bourberain), vaste entonnoir creusé dans le sol, certainement formé par un effondrement souterrain. On raconte qu'un baron de Lux chassant un jour de Noël (ou de Pasques), fut englouti avec son escorte dans ce gouffre ouvert puis refermé par le Diable. Plus loin, au bord d'un sentier balisé en jaune, un peu avant l'Étoile de Jarnac, le gouffre du même nom, profond de 20 m environ, se termine par une impénétrable galerie. Enfin, au lieu-dit "En Beucherai", l'Aven d'Aurélie, dont le fond atteignait 42 m fut rebouché. Il servit de puits funéraire dans l'antiquité et deux campagnes de fouilles révélèrent un important mobilier. Cela a-t-il un rapport : au Val d'Ogne, les vestiges d'une ville datant, dit-on, d'avant le Ve siècle, conserveraient un fabuleux trésor. Il faut dire aussi que la forêt de Velours (Volort) aurait abrité la ville d'Antua, capitale des Attréariens. Les amateurs de spéléologie pourront explorer la forêt de Velours entre Lux et Bèze, une vingtaine de grottes modestes y étant recensées.

André Beuchot

Glacière © André Beuchot

 


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