Marmagne


© André Beuchot


© André Beuchot


© André Beuchot

Maire Marcel DRAPPIER
Secrétaire de Mairie Véronique GOGIEN
Adresse Route de Fontenay - 21500 Marmagne
Tél. 03 80 89 43 22 Fax 03 80 89 43 22
Email mairie-marmagne@wanadoo.fr
Horaires d'ouverture Lundi 10h-12h - Jeudi 10h-14h
Population 252 habitants. Les Marmagnous
Altitude 215 mètres Superficie 1277 ha
Situation géographique 23 KM du Parc du Morvan, 2 km au Sud Est de Montbard
Communauté de Communes Montbardois
Canton MONTBARD

Je suis fan de ma commune

Présentation

Marmagne est situé à 61 km au Nord-Ouest de Dijon et à 3 km de l'Abbaye Cistercienne de Fontenay. La rivière la Brenne traverse la commune.

Plus d'infos

Office de tourisme de Montbard et du Montbardois.
Place Henri Vincenot
03 80 92 53 81
www.ot-montbard.fr

Tourisme & Patrimoine

ABBAYE DE FONTENAY, fondée en 1118 par Saint-Bernard ; C'est un des plus anciens monastères Cisterciens d'Europe. Inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
L'intérieur de l'église est de style roman avec une pointe de gothique naissant. Elle est d'un plan uniforme mais a été bâtie en plusieurs étapes : au IVè, XIIIè et au XIXè siècle.
Jusqu'au XVè siècle, Saint-Germain d'Auxerre a été le patron principal de l'église.



© André Beuchot





Le saviez-vous ?


Un curieux de passage à… MARMAGNE.
À proximité du village, on découvrit des sarcophages gallo-romains. L'église XII-XIIIe, fut remaniée au XVIIe puis au siècle dernier. Après la Révolution, elle devint pendant dix ans le "Temple de la Raison". Outre un joli clocher roman couvert d'une flèche en ardoises, on note l'étonnant escalier extérieur qui en ouvre l'accès. Une fontaine XIXe trône à deux pas, ainsi qu'un puits carré portant curieusement une pompe intégrée dans la margelle. Le bourg a aussi préservé un magasin à pompes à incendies (réhabilité), un lavoir et une curieuse croix à la sortie nord.
Mais il reste surtout connu pour l'abbaye de Fontenay, fondée au XIIe par les moines Cisterciens et classée patrimoine mondial par l'Unesco. Elle commençait à être bien abîmée au XVIIIe. Au XIXe, devenue papeterie des Montgolfier, elle perdit une grande partie de sa beauté. Puis, les vieux bâtiments industriels démolis et l'usine disparue, elle retrouva sa dignité au prix de plusieurs reconstructions. Simple et grandiose, l'église de l'abbaye remonte au XIIe. Le cloître est constitué d'une galerie en berceau brisé. Le réfectoire date du XIIIe et la prison du XVIe. De nombreux bâtiments, colombier, forge, dortoir, chapitre, chauffoir, font de l'ensemble un magnifique exemple de cette architecture rude, presque totalement dépourvue de sculptures et de décorations, ornée de jardins à la française aménagés en 1996. On note aussi un superbe tilleul et un platane planté en 1780.
Au nord de l'abbaye, au bord de l’étang Saint-Bernard formant vivier, coule la source de la Râcherie. Fontenay tire certainement son nom de fontanetum, signifiant : qui nage dans les fontaines. Selon la légende, c'est ici que Bernard, abbé de Clairvaux, installa les douze religieux qui fondèrent l’abbaye en octobre 1118, sur les domaines de la famille de sa mère. La communauté aurait établi un ermitage sur le promontoire dominant la source. En 1130, cet ermitage devenu trop petit, les religieux adoptèrent un nouvel emplacement, plus vaste, et construisirent l'abbaye actuelle. La source réputée miraculeuse fut fréquentée jusqu’au XVIe par les malades atteints de la teigne et de la rache, maladie éruptive de la tête, d’où le nom donné à la source et à la vallée, la Racherie. Au sud, la forêt porte le nom de Bois l'Évêque. En 1139, Ébrard, évêque de Norwich, dépensa des sommes considérables à la construction de l'abbaye. Il fit également édifier hors de ses murs, sur les hauteurs, une résidence personnelle, un château d'on ne sait que peu de chose. Ses ruines envahies par la végétation dominent toujours l'abbaye.
Au milieu des années 1980, lors d'une coupe à blanc à 500 m au nord-ouest à vol d'oiseau de l'abbaye, 14 puits de mines de fer bouchés furent découverts sur le site des Munières, nom qui dérivent certainement de Minières. Sur les neuf dégagés dont la profondeur varie de 3 m à 11 m 60, cinq atteignent la couche d'extraction, les quatre autres, de section ronde ou carrée, étant borgnes. Souvent étroites, les galeries souterraines irrégulières ne ménagent pas toujours le passage à un mineur. Les puits forcés donnaient accès plus facilement au gisement et facilitaient la remontée du minerai. L'exploitation semble dater de l'apogée de l'activité métallurgique des moines, soit entre 1150 et 1350. D'autres puits ont été laissés en l'état. Des minières ont également été repérées dans la forêt domaniale de Fontenay, la plus grande atteignant 100 m sur 40 m. Trois sites de mines et minières plus importants, mais non fouillés, ont été localisés dans la forêt du Grand-Jailly. L'abbaye de Fontenay recèle sans doute une des plus anciennes usines métallurgiques d’Europe.

Au sud-ouest, s'étire le domaine de Choiseau. Un feu d'affinerie fut établi en 1801 sur les ruines d'une première forge. Il ne dura guère car en 1825, une ordonnance du roi autorise le sieur Philibert Vauvilliers à reconstruire et remettre en activité la forge de Choiseau, qui demeure fixée à un feu d'affinerie au charbon de bois avec son marteau. En 1826, le feu de forge fut remplacé par une aciérie qui cessa de rouler en 1840. L'ancien feu d'affinerie fut reconstruit l'année suivante. Six ans plus tard, une ordonnance du 30 mai 1846 autorise le sieur Gérard à ajouter un haut-fourneau au charbon de bois, un feu d'affinerie et des machines soufflantes et de compressions nécessaires à la fabrication du fer. Mais l'affaire périclita et la forge fut rachetée par les Montgolfier en 1850. Elle deviendra une papeterie puis une pisciculture aujourd'hui abandonnée.
Mais il est utile de revenir sur l'histoire complexe des papeteries de la vallée. Le 12 avril 1791, Claude Hugot achète l'abbaye de Fontenay. Il souhaite profiter des installations hydrauliques à des fins industrielles, notamment de la chute de plus de 4 m, vestige d'un moulin à blé et d'une forge. Associé à Éloy Guérin, il installe une papeterie dans le bâtiment de l'ancienne forge, profitant de la force motrice abondante pour actionner les maillets. De plus, les salles voutées se prêtent bien à la fermentation du chiffon et l'eau pure ne tache pas le papier. Le séchage des feuilles s'effectue à l'étage et la place ne manque pas pour loger des ouvriers. (Notons dans la vallée, sur le territoire de Touillon, le moulin de Touillon transformé vers 1775 en moulin à papier qui fonctionnera jusqu'en 1795, et la création d'une papeterie à la Fontaine de l'Orme en 1793).
Dès 1792, deux cuves sont installées dans l'abbaye, suivies d'une troisième l'année suivante. La papeterie produit du papier à écrire et d'emballage, emploie déjà 14 hommes et 8 femmes et devient la plus importante du département. Rapidement, Claude Hugot revend Fontenay à Éloy Guérin qui en 1812, loue la papeterie à Jean-Baptiste Boulard. On trouve alors trois roues hydrauliques de 5 m de diamètre qui actionnent trois batteries de 23 maillets chacune. La salle capitulaire sert de salle de triage et d'apprêt, le dortoir d'étendoir, l'église de grange et magasin de chiffons. À la mort de d'Éloy Guérin en 1820, sa fille Anne, prend possession de Fontenay. À la fin du bail de Jean-Baptiste Boulard, elle reloue la papeterie le 13 août 1820 à deux papetiers Dijonnais, François Mairet et Etienne Frèrejean, puis elle vend le site le 3 octobre 1820 à Élie de Montgolfier, à charge de poursuivre le bail consentis à Mairet et Frèrejean. Pour améliorer le rendement, ces derniers font recreuser le canal de la forge et installent un cylindre dans l'usine. Les papiers vélins conservés aux Archives départementales de la Côte-d'Or montrent la qualité de leurs produits. Ils installent également une petite machine à papier pour laquelle ils avaient déposé un brevet en 1827. Malheureusement la société fait faillite en 1829. L'exploitation est alors confiée à Jean-Claude Pilachon qui exploitait la papeterie de la Fontaine de l'Orme.
Dès la fin de l'année 1830, Élie de Montgolfier reprend la gestion de la papeterie de Fontenay. Il installe en 1832 dans la grande forge, une machine à papier continu mesurant près de 20 m de long, qui l'année suivante, permet d'honorer les commandes d'Émile de Girardin, célèbre publiciste et journaliste. En 1834, une première chaudière à vapeur est implantée et sèche le papier en sortie de machine. L'église de Fontenay étant inutilisée, on décide d'établir une imprimerie donnant un débouché privilégié aux papiers maison. Hélas, ce fut un échec. À la place, Élie et Raymond de Montgolfier installent en 1836 dans le chœur, trois piles à cylindres entraînées par la machine à vapeur prévue pour l'imprimerie. En 1840, Marc Seguin, le gendre d'Élie, reprend les bâtiments de Fontenay, Raymond et Laurent de Montgolfier s'occupant de l'exploitation de la papeterie qui s'agrandit rapidement. Ils créent une chute d'eau à la Châtenière en 1843, en aval de l'abbaye, et y construisent une usine dotée de deux roues hydrauliques actionnant des cylindres ainsi que le matériel de blanchiment des chiffons. Alimentée régulièrement en pâte à papier, l'usine de Fontenay doit être agrandie en 1845. Deux nouvelles chaudières sont installées.
L'année suivante Marc Seguin rachète l'usine de la Fontaine de l'Orme (Touillon). Réaménagée par les Montgolfier, équipée de deux "turbines rurales" d'Étienne de Canson, elle augmente de moitié la production de la société. De plus, le système de blanchiment de la Châtenière avec sa chaudière à vapeur, permet de fabriquer des papiers fins et blancs avec des chiffons de qualité moyenne, inutilisables auparavant. En 1848, la multiplication des périodiques favorise la vente de papiers d'impression, spécialité de Fontenay.
En 1850, Raymond et Laurent de Montgolfier achètent la forge de Choiseau. Ils y implantent une quatrième papeterie qui profite d'une chute d'eau de 7,40 m pour doubler la production. La machine à papier à 12 cylindres est complétée par un matériel de lessivage et de blanchiment. Dès 1855, 90 personnes s'activent à Choiseau. En 1860, équipée de 5 petites turbines de Canson (elle en aura bientôt 7) et de 3 machines à vapeur d'une puissance totale de 50 chevaux, l'usine produit à elle seule 350 tonnes de papier.
À ces quatre usines (Fontenay, Châtenière, Fontaine de l'Orme et Choiseau) s'ajoute en 1860, la reconstruction du moulin de Touillon, situé entre Fontenay et la Fontaine de l'Orme, où une turbine et une machine à vapeur actionnent quatre piles de cylindres. Le moulin à blé de Marmagne dont le fonctionnement se trouve perturbé, menace d'entamer un procès et sera lui aussi racheté ! Le chiffre de la population de Marmagne reflète le développement de l'entreprise. De 206 habitants en 1800, on passe à 559 en 1876. Durant les années 1875-1880, 300 personnes sont employées par la société à Marmagne, Touillon et à l'entrepôt de Montbard. À son apogée, on comptera jusqu'à 200 personnes à Fontenay et 150 à Choiseau, logées sur place par l'entreprise dans des appartements de 2 ou 3 pièces par famille, dont une partie de la cité ouvrière subsiste à Choiseau. Car dès 1878 la crise industrielle frappe les papeteries. La situation se dégrade peu à peu. La dispersion des usines dans la vallée pour profiter de la force hydraulique devient un handicap. De plus, le 25 juillet 1883, la papeterie de Choiseau-le-Grand, fut entièrement détruite par un incendie. Les journaux racontent que : le feu prit si rapidement que les pompiers et les habitants de Fontenay, de Marmagne, de Montbard, de Nogent et de Fain, accourus sur le lieu du sinistre, n'ont pu que préserver les habitations voisines. Une femme a péri dans les flammes. Les pertes sont considérables on les évalue à plus d'un million. Quatre cent mille kilos de chiffons ont été détruits. Quarante ménages occupés à la papeterie se trouvent aujourd'hui sans travail.
En 1903, la société en difficulté cesse son activité. Bâtiments et terrains sont mis en vente, mais l'ensemble ne sera racheté qu'en 1906 par Édouard Aynard, un banquier lyonnais… époux de Rose de Montgolfier. Il décide de restaurer l'abbaye et de supprimer tous les bâtiments industriels élevés au XIXe dans la vallée, lui rendant son aspect d'avant l'ère des papeteries. Suite à la fermeture des usines, la population de Marmagne redescendra à 214 habitants en 1921.
Que reste-t-il de cette grande époque ? Les chutes d'eau dispersées dans les prés qui disparaissent parfois dans de dangereux souterrains ou se couvrent de tuf, et une partie des habitations ouvrières de Choiseau et Fontenay. Le vallon du ruisseau de Fontenay, entrecoupé de cinq étangs, file vers le nord-est. Il est maintenant classé site protégé.
Au chapitre des curiosités naturelles, citons la grotte de l'Abbaye qui se compose d'un réseau en pente raide d'une trentaine de mètres, tandis que la grotte du Choiseau, dix mètres plus longue, s'enfonce à moins 10 m.
Ne quittons pas Marmagne sans évoquer les évènements de 1731 à 1734 environ, quand la "bête de l'Auxerrois" tua quelque vingt-huit personnes, dévorant des enfants de Fontenay. Les habitants ne sortaient plus qu'armés de fourches. Deux cents livres de prime furent offertes par Louis XV à celui qui mettrait fin aux tueries de la "Beste". Malgré cela, malgré les battues, personne n'en découvrit le repaire.
André Beuchot



© André Beuchot


 


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Vie Sociale

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Que faire ?

Visites libres ou guidées de l'Abbaye de Fontenay.
Concerts, pièces de théâtre.
Promenades ; forêt de Fontenay.
Etang Saint-Bernard.


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