Prusly-sur-Ource


© Gérard Maës


©André Beuchot


©André Beuchot Prusly-Crépan


©André Beuchot


©André Beuchot


©André Beuchot


©André Beuchot

Maire Alain VERPY
Adresse Rue de l'Eglise - 21400 Prusly-sur-Ource
Tél. 03 80 91 26 17 Fax 03 80 91 26 17
Email mairie.pruslysurource@wanadoo.fr
Horaires d'ouverture Lundi 9H00 - 12H00 Mardi 9H00 - 12H et 14H00 - 18H15 Jeudi 9H00 - 12H00 Vendredi 14H00 - 18H15 merci
Population 159 habitants. Les Prusliens
Altitude 225 mètres Superficie 1552 ha
Situation géographique Latitude: 47° 52' 16'' Nord - Longitude: 4° 39' 41'' Est
Communauté de Communes Pays Châtillonnais
Canton CHÂTILLON-SUR-SEINE

Je suis fan de ma commune

Présentation

Prusly-sur-Ource est situé à 44 km au Sud-Ouest de Chaumont et à 95 km de Dijon.
La rivière l'Ource traverse la commune.

Plus d'infos

Atelier Laurence Petit : Poteries en grès décoré à l’émail.
Tournage, fabrication, modelage ou décoration devant le public. Thèmes : chouette, mésanges, iris, coquelicots, décors divers et à la demande.
Entrée libre et gratuite. Groupes sur rdv.

Tourisme & Patrimoine

Eglise Saint-Laurent XIXè siècle.
Beau portail XI-XIIè siècles.
Au Moyen-âge ; château fort édifié par les seigneurs de Crépan ; aujourd'hui, à son emplacement, château de Crépan reconstruit.
Lavoir, croix de chemin.

©André Beuchot

©André Beuchot Prusly-Crépan

©André Beuchot

PIERRES DE LÉGENDES DE LA CÔTE-D'OR, LE NOUVEAU LIVRE D'ANDRÉ BEUCHOT


Un nouveau livre pour les curieux, les promeneurs et les amateurs du petit patrimoine.
Plusieurs années de travail et de recherches ont été nécessaires pour réaliser ce nouveau livre, résultat de l'union de Patrice Vachon et d'André Beuchot.
Patrice Vachon avait déjà réalisé de nombreux ouvrages publiés par l'Arche d'Or, deux étant consacrés aux menhirs, dolmens et pierres légendaire. André Beuchot sillonne la Côte-d'Or à la rencontre des richesses du patrimoine et a déjà lui aussi publié de nombreux ouvrages. La collaboration et la complémentarité des deux auteurs permet de présenter aujourd'hui l'ouvrage le plus complet réalisé sur le sujet, avec les légendes associées. Les sites ont été recherchés sur le terrain, quelquefois retrouvés avec difficulté dans la végétation, puis photographiés. Certains, inaccessibles, ne sont pas présentés par respect pour les propriétés privées. Le livre regroupe les menhirs et dolmens, vrais et/ou faux, les pierres qui virent ou qui cornent, les roches des fées ou du Diable, les roches anthropomorphiques rochers de la vouivre ou des loups…etc. LIRE+


Un curieux de passage à Prusly-sur-Ource

Un curieux de passage à… PRUSLY-SUR-OURCE. Canton de Châtillon-sur-Seine.
L'histoire de Prusly-sur-Ource commence avec le tumulus du Bois de Langres fouillé au XIXe, qui a livré divers objets parmi lesquels une épée en fer et un rasoir en bronze. De l'époque romaine, on retrouve une voie qui se glisse entre les deux Jumeaux de Chassaigne et de Massingy.
L'église paroissiale Saint-Laurent remonte au XIe mais fut victime de deux incendies entraînant sa reconstruction partielle, la dernière au XIXe. On s'attarde devant la nef plus haute que le chœur, les pignons débordant évoquant une ancienne toiture en lave avant qu'elle ne se couvre d'ardoises et les vitraux du XIXe. Elle peut s'honorer de posséder un carillon et un portail XIIe décoré par un curieux tympan sculpté. Elle est dominée par une flèche d'ardoises encadrée par quatre clochetons. L'intérieur recèle un beau plafond lambrissé en coque de bateau inversé avec poutres décorées. La chaire retient l'attention avec ses boiseries ornées de saints en bas-reliefs polychromes.
Le monument aux morts voisin a la particularité d'être surmonté par une croix, ce qui en fait un cas rare en Côte-d'Or. Il fut offert à la commune par la famille De Clermont Tonnerre, famille du Prince de France, très pieuse, à condition d'y placer cette croix.
À la sortie du village se niche un château XIXe couvert d'ardoises encadré par quatre tours, trois rondes et une carrée ayant peut-être fait office de pigeonnier. Une tourelle d'escalier ronde est accolée à cette dernière. Au milieu du XXe, on trouvait au domaine un grand élevage de poulets.
Le lavoir éclairé par deux vastes fenêtres en demi-cercle et un curieux oculus, fut hanté par un personnage légendaire, la Mère Garion qui attirait les enfants près des points d'eau. La bourgade a aussi gardé un puits d'angle soigneusement fermé.
La gare de Prusly-Villotte se niche au sud, juste après la limite de commune. Placée sur la ligne de Troyes à Châtillon-sur-Seine et Gray, elle accueillit Jean Lefevre et tous les acteurs lors du tournage du deuxième volet de la série "On a retrouvé la 7ème Compagnie" de Robert Lamoureux en 1975.
Au sud de Prusly-sur-Ource, on découvre sur les hauteurs une Vierge dressée en 1899 sur une pyramide en rocaille, à l'initiative et aux frais de Mère Marie Isaïe Mathieu, religieuse de la Providence de Vitteaux. Tous les 14 Août, une procession éclairée par des lampions part de l'église à la nuit tombante et rejoint la statue en chantant. Un autre monument religieux retient l'attention à l'ouest, une croix XIXe entourée d'un mini enclos en pierre décrivant un arc de cercle sur l'arrière, édifié en 1824 à la dévotion d'un tailleur de pierre du village, Joseph Mancy.

Prusly comptait naguère un haut fourneau et deux patouillets. Un premier haut fourneau fut construit en 1726 par Monseigneur l'Évêque de Langres. En 1791 Richard Cousturier le rachète. Aux environs de 1840 il est exploité par la Société Bougueret, Gouvreux, Landel et Cie de Châtillon-sur-Seine. Les frères Bougueret avaient été autorisés en 1833, à maintenir un patouillet en activité. (Celui du haut fourneau). En 1841, Théodore Guilleminot, maître de forges à Châteauvillain, explique qu'il possède à Prusly un haut fourneau auquel sont attachés un patouillet double, des bâtiments d'habitations, des terrains servant de parcs à mine et à fonte et des terrains propres à faire des bassins d'épuration pour les eaux provenant du lavage des minerais de fer. Un bief creusé des mains d'homme ayant plusieurs siècles d'existence et appartenant à l'usine alimente le site en eau. Le fourneau travaille environ six mois par an pendant la période où la rivière est en eau, consomme par an 9 336 stères de bois convertis en charbon de bois et 960 m3 de minerai de fer pour produire 540 tonnes de fonte. Au chômage technique en 1849, le haut fourneau de Prusly sera rapidement fermé puis remplacé par un battoir. Aujourd'hui il ne subsiste que quelques vannages et une partie de la maison d'habitation incluse dans une ferme.
Néanmoins, l'histoire des fourneaux de Prusly, Crépan et Villotte est très embrouillée, la situation politique de l'époque faisant que les documents permettant de la reconstituer restent complexes à collationner. Ainsi, l'ordonnance royale du 23 avril 1840 autorise la construction d'un second haut fourneau projeté par Joseph Maître dès 1837 près de la ferme de la Bergeronde, à l'est du village. Mais il n'existera pas, alors que l'usine de Châtillon où il sera transféré pour diverses raisons à partir de 1843 à l'emplacement d'une papeterie, ne recevra son autorisation qu'en 1849 ! On apprend également que cette usine construite en 1845 (!) fut dotée d'emblée d'une installation motrice mixte hydraulique et à vapeur (Ordonnance Royale du 22 avril 1840). Voici beaucoup de dates contradictoires !
Le second patouillet se trouvait quelques centaines de mètres plus au nord-est, en lisière de forêt, à côté du moulin appartenait à M. Auguste Ligerot de Prusly, qui avait obtenu le permis de construire le 1er aout 1830. En lisière de forêt, on remarque un canal d'amenée d'eau et les deux ponts présents sur les plans. Le minerai partait par tombereau à Châteauvillain.
Dernier élément contradictoire ; on apprend qu'en 1839, le patouillet de Villotte-sur-Ource aurait été déplacé à 570 m en aval sur la commune de Prusly, avec un moulin à blé et un foulon. (N'hésitez pas à nous donner des informations complémentaires si vous en avez).

De nombreuses fermes entouraient autrefois le village. La ferme de La Chassaigne, ancienne maison de plaisance des évêques de Langres, est encore majestueuse. Son nom viendrait de "chasse saigne" qui signalerait un ancien rendez-vous de chasse. Elle fut embellie en 1550 par le cardinal de Givry qui venait y pratiquer la chasse à l'oiseau. En 1359, c'est ici qu'eurent lieu les premiers préliminaires de paix avec les Anglais, la guerre ayant détruit Prusly. Selon la tradition populaire, un souterrain la relierait à un des monuments suivant : Saint-Vorles de Châtillon, le château de Crépan ou l'église Saint-Marcel de Vix. Mais on ne sait plus lequel !
Construite au milieu du XVIe, la ferme de Sèche-Bouteille fut rachetée en 1714 par les Bénédictines du Puits d'Orbe puis de Châtillon. Pour se protéger des loups, on édifia un grand mur avec un portail hélas muré, dont une partie est toujours debout. On ignore l'origine de ce curieux nom. Mlle Augusta Hure publia une étude sur la signification de quelques noms de lieux du département de l'Yonne en 1934 et propose cette explication : "Ces climats étaient considérés comme de ceux que la vigne ne rémunérait pas le vigneron de ses fatigues et de ses dépenses".
La ferme du Bois de Langres, propriété de l'évêque de Langres, fut construite au début du XIXe. Elle connut plusieurs propriétaires jusqu'à Pierre Couturier, avant d'être ravagée par un incendie dû à un orage le 2 juin 1982. Entièrement reconstruite, elle devient en 1994 la propriété de la Société d'Intérêt Collectif Agricole (SICA) des Vignerons de Haute Bourgogne, accueillant les vignerons adhérents pour y presser leurs raisins et produire les premiers crémants de Haute-Bourgogne. Après plusieurs changements de propriétaires, elle appartient désormais au Domaine Alice Beaufort.
La ferme de Grange-Madame semble avoir existé sur une courte durée. Les sondages effectués récemment montrent qu'elle fut détruite par un incendie peu après sa construction. La ferme de la Colombière a disparu et sa citerne fut comblée en 2013. La ferme de la Bergeronde ne laisse point de traces, tandis que de la ferme de la Parisotte, il ne subsiste qu'une cave voûtée et quelques parties du mur d'enceinte. (Aussi élevé que Sèche Bouteille, certainement pour les même raisons).À l'extrémité ouest de la commune, la Grande Borne, pierre dressées énigmatique, souligne les limites des territoires de Prusly-sur-Ource, Maisey-le-Duc et Châtillon-sur-Seine.
Terminons avec une légende. Au nord-ouest, les montagnes jumelles de la Chassaigne et de Massingy ne seraient que des mottes de terre tombées des bottes de Gargantua. Une autre version indique que Garguanta, fatigué d'une longue marche, se serait assis sur une colline. Sous son poids de géant, elle se serait écrasée au milieu, donnant naissance aux deux jumeaux de Massingy.

Crépan. (Prusly-sur-Ource).
L'ancienne villa gallo-romaine de Crépan découverte dans la cour de la ferme du château, livra de magnifiques dallages en marbre. Sans doute édifiée au IVe, elle possédait un chauffage par hypocauste. Elle fut plus tard le siège d'une nécropole. On découvrit une vingtaine de squelettes orientés en direction de la chapelle voisine.
Il subsiste peu de chose d'un château fort XIIIe édifié par les seigneurs de Crépan et moult fois modifié. En 1624, un aveu nous apporte la description d'un édifice entouré de murailles, tours, pont-levis, fossés, basse-cour, colombier. Reconstruit au XVIIIe, le domaine change de nombreuses fois de propriétaires jusqu'à appartenir à la famille de Clermont Tonnerre. En 1865 il est remanié par le comte de Cossé-Brissac. Malheureusement, il fut victime d'un incendie pendant la messe de minuit en 1896. Le journal "Le Petit Parisien" rapporte : Dijon, 31 décembre 1896. Le château de Crépan, commune de Prusly, nouvellement bâti par M. le comte de Cossé- Briasac, vient d'être complètement détruit par un incendie. Le feu a pris naissance au deuxième étage dans une chambre de domestique et s'est propagé avec une telle rapidité que seul le mobilier du cabinet du comte a pu être sauvé. Tout le reste, meubles, portraits de famille, effets d'habillement des châtelains et des domestiques a été détruit. Du château neuf il ne reste que quatre murs. Il paraît que l'incendie aurait été occasionné par des charbons qui auraient roulé sur le plancher en l'absence d'une domestique. Un aubergiste d'un village voisin de l'incendie, M. Prieur, à Massigny (Marigny ? Massingy ?), a éprouvé une telle frayeur en apercevant les flammes qu'il est tombé inanimé sur le seuil de sa porte. « Au f… », dit-il, dans l'intention d'avertir ses voisins, mais il ne put prononcer la dernière syllabe et tomba raide mort. M. Prieur était âgé de cinquante-huit ans. Il y a dix ans, il avait été victime d'un incendie et, depuis cette époque, il se montrait toujours très effrayé chaque fois qu'il apercevait un incendie. Pour l'anecdote, notons que l'État Civil de Massingy rapporte que le sieur Prieur est bien décédé ce jour-là, mais il est précisé : "dans son sommeil").
Reconstruit une seconde fois après cette catastrophe par le Comte de Cossé-Brissac, il fut de nouveau victime du feu en 1986 sans que l'on en connaisse l'origine. La partie abimée resta dans un état de ruines quelques années avant son rachat en 1997 par Dan Walker qui décida de la raser par sécurité, ne gardant que les soubassements et les escaliers. Aujourd'hui les restes du château mêlent des éléments de forteresse du XVe et de superbes corps de bâtiments néo-classiques comme l'orangerie. De la construction primitive, il subsiste, deux tours (en partie seulement), l'une ronde l'autre en amande et le beau porche fortifié à bossage portant le blason du XV ou XVIe
Le domaine compte également une chapelle, un beau colombier rond, une glacière et un moulin à eau. La chapelle dédiée à Saint-Germain, construite au XVIIe, fut remaniée au XIXe et récemment restaurée par son propriétaire. Un curieux clocheton domine la couverture en ardoise. L'intérieur protège un autel en bois peint et une Vierge à l'Enfant. Le colombier daté de 1398 qui compte 1912 boulins, abrite aujourd'hui une société de chasse.
Cachée dans la forêt une vingtaine de mètres à l'ouest de la D13, la glacière de Crépan est sans doute un des plus beaux exemplaires de Côte-d'Or. Elle respecte tous les codes de construction propres à ce type d'édifice. Tout d'abord, elle est abritée en sous-bois, cachée sous sa butte de terre isolante. Surélevée par rapport à la vallée, elle se met à l'abri de toute infiltration d'eau. L'entrée orientée au nord est accessible par une tranchée. Le sas comptait trois portes successives. Quand on pénètre aujourd'hui à l'intérieur, on est surpris par le froid intense qui y règne, malgré l'absence de glace. La cuve est magnifique, conique pour permettre à la glace de coller aux parois en permanence, le tout dominé par une voûte arrondie parfaitement réalisée. On a affaire ici à un édifice utilitaire réalisé avec le plus grand soin. La sortie sud du château était autrefois prolongée par un chemin qui se glissait dans le bois pour faire la navette entre le château et la glacière. Une digue barrait jadis la rivière. Elle avait plusieurs fonctions. Protéger le château des crues et créer un vaste étang. En hiver, prit par le gel, il fournissait la glace que l'on récupérait pour la stocker dans la glacière jusqu'à l'été.
Dans la cour de la ferme se trouvait une seconde "glacière" d'un mètre de diamètre environ, surnommée le "congélateur". À l'époque de son comblement, dans les années 2000, les parois étaient encore recouvertes de givre par endroits, même en dehors de l’hiver. Les châtelains y mettaient la nourriture entourée de glace à conserver. La grosse dalle rectangulaire de fermeture sert aujourd'hui de table d’extérieur. Le plus étonnant reste son emplacement, très près du château et à 30m du puits de la ferme. Pourtant, si le puits ne tari jamais, cette glacière ne contenait jamais d’eau ! De son côté, la cuverie du château fut détruite il y a quelques années. Les vignes étaient exploitées sur le Jumeau de la Chassaigne.
En 1829, le Marquis Duboutet, propriétaire du château, fit aménager un patouillet sur l'Ource à l'emplacement de la ferme de Crépan. Seul un morceau d'aqueduc a survécu. Certaines sources évoquent aussi la présence d'un haut fourneau, mais peut-être s'agit-il de Prusly.
Au-dessus du hameau en partant vers la ferme de Sèche-Bouteille, on trouve un beau calvaire XIXe. Une croix en fer se dresse sur le socle octogonal néo-classique en pierre orné d'un écu en bas-relief.
André et Sylvain Beuchot

©André Beuchot

©André Beuchot

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Fan de ma Commune

Mathilde
12/06/2020
Bonjour, Merci pour ce beau reportage sur le village de Prusly. Pour information, c'est Alain VERPY qui est le maire de ce village, il a pris la suite de Jean-Claude LEONARD, décédé en mai 2015.

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