Saint-Germain-de-Modéon


© André Beuchot


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Photo Valéry Loisier


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Photo Valéry Loisier

Maire LOISIER Valéry
Secrétaire de Mairie LEROY Corinne
Adresse Rue de Saint Martin - Le Bas - 21530 Saint-Germain-de-Modéon
Tél. 03 80 64 77 81
Email mairie.saintgermaindemodeon@wanadoo.fr
Horaires d'ouverture lundi 10h-11h30 et jeudi 9h-12h
Population 166 habitants. Les Mundauniens et les Mundauniennes
Altitude moyenne: 442 mètres Superficie 1631 ha
Situation géographique Saint-Germain-de-Modéon se situe à 81 km de Dijon et 17 km de Saulieu
Communauté de Communes Saulieu
Canton SEMUR-EN-AUXOIS

Je suis fan de ma commune

Présentation

Anciennement, la paroisse Saint-Germain-de-Modéon s’appelait « Sancti Germani Ecclesia de Bosca » (1ère mention au XIIème siècle). Il s’agit de l’évêque Saint Germain d’Auxerre, qui a donné son nom à de nombreuses paroisses au moyen âge et dont le culte est très répandu et très ancien.
« Bosco » est un mot populaire du bas latin pour désigner le bois.
Le village fût d’ailleurs parfois appelé « Saint Germain des bois » en raison de l'importance des forêts dans la commune.

Plus d'infos

Office de Tourisme de Saulieu
Tél. : 03 80 64 00 21
Adresse : 24, rue d'Argentine 21210 SAULIEU
E-mail : saulieu-

Tourisme & Patrimoine

Tourisme :
La commune s'illustre par ses collines boisées, ses vallons du Tournesac et de la Romanée, ses sources et ses pierres de Saint Martin, et les nombreux murs de pierres séculaires qui délimitent les parcelles agricoles.
Elément typique du petit patrimoine de Saint Germain de Modéon: les petits ponts de pierre sur la rivière "La Romanée" au gué des Baumes, au gué du Piéché, au gué des Pâtures.

Patrimoine :
L'église construite au XVIIIème siècle est formée d’un chœur absidial et d’une nef avec 2 chapelles latérales.
Le meuble le plus intéressant de l’église est le Maître-Autel XVIIIème siècle en pierre polychrome, d'inspiration baroque restauré en 1999.

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Photo Valéry Loisier


Le saviez-vous ?

Un curieux de passage à… SAINT-GERMAIN-DE-MODÉON.
La trace la plus ancienne d'une présence humaine réside dans un camp signalé à l'ouest, dans le bois de Saulce d’Aigues. Plus tard, le fer fut exploité le long de la Romanée dès l'époque romaine. Entouré d'étangs, encerclé par ses hameaux, le village devint Modéon tout simplement sous la Révolution. Très étendu, il se divise en deux parties : Saint-Germain-le-Bas et Saint-Germain-le-Haut.
À Saint-Germain le Bas, siège autrefois d'un prieuré bénédictin fondé au XIe par les évêques d'Autun et aujourd'hui disparu, se dresse l'église XVIIIe, déjà remaniée au XIXe, notamment le clocher surmonté d'une flèche en ardoise. Elle remplaça un édifice délabré situé à côté du prieuré. Devant l'entrée se tient une croix avec table des morts. On pourra observer à proximité l'ancien presbytère et l'ancienne mairie-école transformée en logements.
Outre une seconde école laïque à Romanet, la commune comptait, à la fin du XIXe, une l'école congréganiste de filles installée derrière l'église, dans une maison reçue par legs avec 800 francs de rentes, à condition que la classe fût faite part des sœurs. Deux religieuses instruisirent les enfants pendant plus de 25 années. Par décision ministérielle du 24 octobre 1899, cette école fut supprimée, en exécution de l'article 19 de la loi du 30 octobre 1886. Mais au centre d'importants conflits, elle continua sans doute de fonctionner un certain temps. Ainsi, on rapporte que sans prévenir personne, le Maire avait écrit directement au ministre de l'intérieur, et M. Leygues s'empressa de laïciser l'école par un décret daté du 24 octobre, mais non paru à l'Officiel jusqu'à ce jour. Cela n'a pas empêché le décret d'être appliqué. Les sœurs, non prévenues, ont vu arriver le 13 novembre, une équipe d'ouvriers qui les mirent à la porte avec tout leur mobilier, en présence de l'adjoint. Elles restèrent cependant au pays à la demande des habitants qui les entretenaient avec une foule de dons en nature et continuaient à leur confier leurs filles.
La lettre suivante adressée à Gaston Mery, démontre le climat ambiant : « D'après les articles parus dans l'excellent journal "le Bien du Peuple", de Dijon, j'ai vu avec grand plaisir que l'affreuse tyrannie qui régnait dans notre Morvan allait enfin se terminer. Voici en quoi elle consistait : les enfants des familles dans lesquelles il y avait des enfants assistés de Paris étaient "forcés" d'aller à l'école communale laïque et, s'ils avaient tenté d'aller ailleurs, le préposé retirait violemment les nourrissons ! Rien de plus odieux. Ainsi, dans notre commune, nous avons deux écoles mixtes et une école libre de religieuses. Les parents veulent bien envoyer leurs pupilles aux écoles communales mixtes, mais ils veulent soustraire leurs filles à la promiscuité des deux sexes et tiennent à les envoyer à l'école des sœurs. Il n'y a rien là que de très légitime. Mais le préposé de Saulieu, n'entend pas de cette oreille et menace de changer les pupilles si les enfants de famille vont chez les sœurs ».
Le même maire adressa une seconde lettre le 15 octobre 1900. « Monsieur Gaston Mery, dans ma lettre de jeudi, je vous disais que mes administrés étaient très peinés des dénonciations au préposé de Saulieu dont les menaçaient nos instituteurs. Ce que je vous avais dit s'est réalisé et aujourd'hui. Vendredi matin, l'un des deux instituteurs mixtes a demandé à ses élèves pourquoi la fille Viellard n'était pas en classe, du moment que ses parents avaient une enfant des hospices de Paris. Les enfants ont répondu qu'elle était à l'école libre des sœurs. Immédiatement la dénonciation est partie pour Saulieu et, hier matin, dimanche, Mme Viellard a reçu une lettre l'invitant à ramener samedi prochain 20 octobre, à Saulieu, l'enfant assistée Jeanne-Berthe, avec son livret et tout son linge ».
Saint-Germain-le-Haut recèle, à côté d'une modeste mare, un petit lavoir restauré ces dernières années.
On déniche dans les environs plusieurs pittoresques passerelles en granit de vingt à trente centimètres d'épaisseur jouxtant les anciens gués. Si le gué des Pâtures se contente d'une seule dalle, les autres en compte deux ou trois prenant appui sur des piliers calés dans le cours d'eau.
Au nord, la forêt dissimule les traces d'importantes exploitations de granit de la première moitié du XIXe. D'autres carrières sont dispersées de-ci de-là. (Voir Champ-au-Beau). À la période de forte activité des carrières, on parlait d’un côté, des carriers, et de l'autre, pour les personnes qui travaillaient dans les bois, des Boyers. Les boyers qui avaient de l'ouvrage, Saint-Germain-de-Modéon étant une commune amplement boisée. La pierre taillée donnait des linteaux de fenêtre, des auges, des abreuvoirs, des dalles servant de passerelles ou encore des pavés. La main d’œuvre étrangère très importante comportait beaucoup d'Italiens, certains descendants habitant encore le village. Une main d’œuvre qui pourrait être à l’origine de l’apparition dans le Morvan de la pioche montoise ou piémontaise, utilisée sur les chantiers de voies ferrées du centre de la France par des ouvriers du Piémont au XIXe, d’où son nom.
Les légendes sont bien présentes ici, avec la Pierre Saint-Sédin (ou Sassédin) que l'on ne sait plus reconnaître de nos jours, sur laquelle le Diable laissa les empreintes de son pouce et de son ongle.
Au nord, au gué de Courcelle qui traverse la Romanée, fut érigée récemment une stèle marquant la convergence des territoires de trois communes, Saint-Andeux, Rouvray et Saint-Germain-de-Modéon.


La commune compte de nombreux hameaux.

Champ-au-Beau. (Saint-Germain-de-Modéon). Plusieurs mares et étangs entourent ce hameau. Autrefois la Romanée faisait tourner le moulin de Champeaubeau appelé aussi moulin de Romanet ou moulin Picoche, le moulin dit du Prieuré, dont il ne reste que quelques brides de murs, et le moulin Marlot (ou Renaud). Ce dernier fut équipé d'une turbine après sa reconstruction au milieu du XXe. La forêt dissimule les carrières des Larreys et du "Bon Jean", importantes exploitations de granit dans la première moitié du XIXe. Sur une vieille carte postale, on distingue des pyramides de pavés taillés, empilés, attendant d'être chargées sur une charrette tirée par des bœufs.

Le Frêne. (Saint-Germain-de-Modéon). Outre le Jardin des Pics Verts, une pierre mystérieuse percée de deux cupules se dissimule dans le bois de Vernat-Bordon, à 200 m au nord-ouest du hameau.

L’Hâte. (Saint-Germain-de-Modéon). S'il ne reste que quelques maisons, ce hameau fut autrefois plus important.

Romanet. (Saint-Germain-de-Modéon). Pour l'abbé Baudiau, Romanet déclinerait de romain ou romaine, ce qui pourrait laisser imaginer la présence ici d'une villa gallo-romaine. On dénichera dans ce hameau les ruines d'une chapelle, une fontaine restaurée et une ancienne école, la seconde de Saint-Germain. La Pierre mystérieuse de "Le Vernis", au bord du pré faisant face au réservoir, à 600m au sud-ouest, est creusée de deux cupules en arcs de cercles.

Saint-Martin. (Saint-Germain-de-Modéon). Les ruines de la chapelle de Saint-Martin, étaient encore visibles en 1922. Saint-Martin fut autrefois un hameau et on trouve encore de nombreuses ruines de maisons dans le sous-bois. Autour de la ferme subsistante, de sa minuscule mare et de son étang, de beaux murs en granit bordent les chemins. C'était autrefois un lieu de pèlerinage très fréquenté. On allait boire à la source dont l'eau avait la propriété de chasser la fièvre. À l'écart du chemin celui qui grimpe dans la montagne, on repère sur la droite un vaste amas de roches appelé "la pierre de Saint-Martin", percée de cupules irrégulières. Entre ce hameau et celui de l'Hate, à 275 m d'altitude, se trouve la pierre du "Pas-de-Saint-Martin" portant l'empreinte du saint homme. Enfin, à 200 m de l'intersection des chemins qui bordent la rive sud de l'étang, en grimpant vers le sud-ouest, on déniche dans le sous-bois sur la droite un bel ensemble percé de nombreuses cupules qui laisse l'imagination s'envoler.

Les curieux pourront explorer le site bien documenté de la commune ( https://saintgermaindemodeon.com/ ) où figurent aussi ses animations régulières autour du patrimoine, la prochaine le 15 avril : "Veillée Morvandelle".
André Beuchot


© André Beuchot

Photo Valéry Loisier

 


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Vie Sociale

2 associations actives :
- Le club des "Houssots", association des aînés de la Commune.
- L'Amicale de Saint-Germain-de-Modéon, association des fêtes du village

Economie & Développement

Certains commerçants des villages ou bourgs des alentours organisent des tournées (boulangers; épiciers, etc...)

Entreprises :
- 1 horticulteur.
- 1 entrepreneur de travaux publics.
- 2 agriculteurs.
- 1 exploitant forestier.

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