Buncey


Gérard Maës


Gérard Maës


Gérard Maës


© André Beuchot


©André Beuchot - Darbois


©André Beuchot


©André Beuchot


©André Beuchot


©André Beuchot - Darbois

Maire Christian Bornot
Adresse 32 RN 71 - 21400 Buncey
Tél. 03 80 91 22 27 Fax 03 80 91 22 27
Email mairie.buncey@wanadoo.fr
Population 369 habitants. Les Buncéens
Altitude 230 mètres Superficie 2702 ha
Situation géographique Nord de la Côte d'Or - Latitude: 47° 49' 23'' Nord - Longitude: 4° 33' 44'' Est
Communauté de Communes Pays Châtillonnais
Canton CHÂTILLON-SUR-SEINE

Je suis fan de ma commune

Présentation

Traversé par la Seine, Buncey est situé à 54 km au Sud-Ouest de Chaumont et à 79 km de Dijon.

Plus d'infos

www.chatillonnais.fr

Tourisme & Patrimoine

Eglise Saint-Georges, XVIè siècle.
Château de la Colombière, Château de Darbois XVIIIè siècle.
Chapelle. Lavoir, croix.
Cimetière en forme de fer à cheval.



Gérard Maës

Gérard Maës

©André Beuchot - Darbois


UN CURIEUX EN BALADE

Le 17e opus d’un infatigable découvreur !
Passionné par son département, André Beuchot livre un formidable inventaire de ses communes, hameaux, histoires et légendes...
Marcheur, chercheur de pierres légendaires, randonneur au long cours André Beuchot sillonne, inventorie l’histoire des chemins, des pierres et des centaines de villages et de hameaux côte d’oriens... Un de ces oiseaux rares et discrets ? Allez savoir... en tous cas Un curieux en balade est un ouvrage à lire, à conserver comme les anciens almanachs qui font toute la saveur de nos villes et campagnes !


CONTACT
Éditions André Beuchot :
8 rue Pierre de Saint-Jacob 21000 DIJON
beuchot@numericable.fr



Un curieux de passage à Buncey

Un curieux de passage à… BUNCEY.

Le tumulus des Réserves semble la trace la plus ancienne d'occupation du territoire.
Dominant la bourgade, l'église Saint-Georges XV-XVIe avec clocher XVIIIe s'ouvre par un porche à colonnes de style Louis XVI protégeant un étonnant fronton sculpté. Elle occupait jadis le centre du village installé sur les hauteurs et serait construite sur l'emplacement d'une maison forte disparue qui appartenait aux Ducs de Bourgogne. Quelques belles fenêtres Renaissance accueillent des vitraux éclairant les restes de peintures murales nichés à l'intérieur. À côté, reposent des sarcophages mérovingiens. On remarque également la monumentale tombe de Jean et Marie-Anne Sorbier de Pougnadoresse surmontée d'un imposant crucifix. Derrière l'église, l'enclos du cimetière accueille curieusement un puits, porteur d'une pompe manuelle. Depuis le village, on accède au sanctuaire par un bel escalier où pointe une croix en fonte. Au pied de cet escalier, on trouve la chapelle XIXe Notre-Dame transformée en salle d'activités, dressée près du presbytère qui mérite d'être admiré côté jardin avec ses deux retours d'ailes.
Il exista à Buncey un temple protestant ayant pour ministre Me Jean Gravier. Mais Edme Migneret, le curé de Buncey, réussissait à le tenir en échec lors de ses discussions théologiques. Si bien que Jean Garnier devait régulièrement se rendre à Genève consulter ses supérieurs pour obtenir des arguments afin de soutenir les thèses des calvinistes.
Le village propose de découvrir le château de la Colombières XVIII-XIXe couvert d'ardoises, complété par un parc à l'anglaise et par des communs qui cachent un colombier rond au toit de laves. Au XIIIe, le fief du Colombier, ou de la Colombière, possédait le moulin banal et le foulon de Buncey.
On s’attardera encore devant la mairie-école XIXe surmontée d'un clocheton, le magasin à pompes, deux pigeonniers carrés situés presque face à face, de chaque côté de la route principale.
Un pont à trois arches porteur d'une croix et bordé de bornes chasse-roues sur un côté, enjambe la Seine. La petite route qui l'utilise se glisse ensuite dans une belle allée de tilleuls centenaires. À deux pas du pont, on observe un ancien gué dallé, puis le lavoir doté de trois hauteurs de pierres à laver pour s’adapter au débit de la Seine qui fait ici des siennes. À moins de 200 m en amont, les ruines d'un moulin à eau accolé à une scierie disparaissent dans la végétation. Des moulins sont déjà cités en 1325 quand le duc de Bourgogne Eudes, cède à Jean de Châtillon-sur-Seine, les moulins qu'il possédait sur la Seine à Buncey. Quant aux pertes de Buncey, elles ont nécessité la création d'un canal de 2 km pour éviter les problèmes d'alimentation des moulins et forges situés en aval.
Au sud-est, au départ de la belle allée qui file en direction de la ferme de La Borde, on déniche une mare demi-circulaire bordée par un muret en pierre. À l'opposé du village, l'angle d'une des deux tours carrées encadrant le logis de la Ferme Boisserotte est doté de deux curieux cadrans solaires.
Au chapitre des légendes locales, on raconte ici qu'une taupe faisait de graves dégâts dans le jardin du presbytère. Tout avait été essayé pour s'en débarrasser, mais même l'excommunication de l'animal ne donna aucun résultat. Malheureusement pour elle, la pauvre bête fut capturée par le jardinier. Les notables décidèrent alors de lui infliger un sort digne des préjudices subis et une terrible sentence fut prononcée et exécutée : la taupe fut enterrée vivante !

Le hameau de Darbois est rattaché à Buncey.

Écart plutôt que hameau, Darbois regroupe pourtant un bel ensemble de constructions. En premier lieu, le château aux toits d'ardoises, tout en longueur, édifié au XVIIIe siècle, qui se cache dans un parc à l'anglaise. Deux ailes perpendiculaires encadrent le bâtiment central prolongé par les communs. Une ferme lui est accolée. En 1787, à l’âge de 25 ans, Louis-Pierre Botot de Saint-Sauveur, acheta la propriété de Darbois où il résida toute sa vie. En 1790, à 28 ans, il fut nommé 1er maire de la commune de Buncey. Son fils, Edmond Botot de Saint Sauveur, né en 1801 au château de Darbois, devint lieutenant de louveterie pour l'arrondissement de Châtillon-sur-Seine. Élu maire à son tour en 1831, il réalisa de nombreuses constructions pour la commune durant le XIXe siècle : le lavoir, la mairie école, le presbytère, le local des pompiers…
Une jolie mare soigneusement dallée se dissimule à quelques centaines de mètres au sud-ouest du château. Construite elle aussi au XVIIIe siècle par Edmond Botot de Saint-Sauveur, elle servait d'abreuvoir pour les animaux des fermes de Bellevue et de Darbois. Restaurée par le propriétaire actuel du château, elle participe à la préservation d'une petite faune aquatique, triton alpestre, crapaud accoucheur, libellules… L'ancienne potence de Buncey se trouvait jadis près de cette mare.


André Beuchot

© André Beuchot

©André Beuchot - Darbois

©André Beuchot

©André Beuchot

©André Beuchot


Vie Sociale

Economie & Développement

Agriculture, artisans, commerces.


Notre société et nos territoires connaissent de profondes mutations. Ils font face à des évolutions majeures liées aux changements des habitudes de consommation, aux déplacements, aux nouvelles formes de travail, à la pression environnementale, à l’équilibre entre espaces ruraux et urbains ou à l’impact des technologies numériques.


CCI Côte-d’Or - Saône-et-Loire : votre partenaire 360°du développement territorial


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Que faire ?

La Mare ancienne de Darbois date du XVIIIè siècle ; elle servait à abreuver le bétail. Récemment restaurée, elle est aménagée d’un panneau d’interprétation de la faune aquatique existante. Sentier VTT à proximité.


Fan de ma Commune

DANY LEVEQUE
02/01/2023
Article bien documenté avec toutefois deux inexactitudes : - Contrairement à ce que prétend la légende locale, le village n'a jamais été autour de l'église Saint Georges. Cette affirmation reprise dans les almanachs du XIXème siècle provient d'une lecteur hâtive de Courtépée et de l'omission d'une virgule. Il cite l'église Saint Georges puis la chapelle Saint Laurent (sans doute antérieure à Saint Georges) aujourd'hui disparue qui était sur la hauteur où était jadis le village. - Ce n'est pas un puits qui se trouve dans le cimetière mais une citerne.. Il existait deux autres mares sur le finage de la commune, l'une, semblable à celle qui est à la sortie du pays, entre la ferme Saint Georges, et celle des 4 bornes, j'ignore si elle existe encore, et l'autre, semblable à celle de Darbois mais plus grande, qui a malheureusement été remblayée par l'agriculteur. On peut la voir sur les clichés aériens de 1950. Enfin petite précision ce n'était pas un gué qui était à l'amont du pont mais un abreuvoir pour le bétail, lui aussi remblayé par les gravats issus de la démolition de communs du château de la Colombière.

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