Genay


©André Beuchot


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Maire Jean-Michel GARRAUT
Adresse Rue Principale - 21140 Genay
Tél. 03 80 97 25 47 Fax 03 80 97 18 73
Email genay.mairie@numeo.fr
Horaires d'ouverture Mardi 15h-19h - Vendredi 8h30-12h
Population 356 habitants. Les Loups
Altitude 218 mètres Superficie 1382 ha
Situation géographique Latitude: 47° 31' 33'' Nord - Longitude: 4° 17' 54'' Est
Communauté de Communes CC des Terres d'Auxois
Canton SEMUR-EN-AUXOIS

Je suis fan de ma commune

Présentation

Traversé par la rivière l'Armançon, Genay est situé à 60 km de Dijon et à une dizaine de kilomètres du Parc naturel régional du Morvan.

Plus d'infos

Le plus vieil habitant de la Côte d'or est un Néandertalien et c'est l’homme de Genay. En effet, ici fut découvert un crâne d’environ 75 000 ans.

www.cc-sinemurien.fr/

Tourisme & Patrimoine

Eglise Saint-Loup.
Musée Montenot.
Le Menhir de la Grande Borne ou Pierre Sainte-Christine, classé Monument historique.
Pont du XIXè siècle.

©André Beuchot

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Un curieux de passage à Genay

Un curieux de passage à… GENAY. Canton de Semur-en-Auxois.
À la brèche de Cras, des fouilles ont mis à jour le plus vieux bourguignon connu, un crâne du type Néandertal. Le site fut découvert fortuitement en 1834, puis plusieurs campagnes de fouilles en 1864, 1953, 1960 et 1985 permirent de mettre à jour les restes de deux individus néandertaliens, peut-être même trois, certaines dents découvertes ne pouvant pas être attribuées aux deux premiers. Au XIVe, des descendants de ces lointains ancêtres édifièrent un château qui se nichait sans doute près de l'actuelle église XIXe Saint-Loup.
Mais le village étant très étendu et comptant trois parties, Genay, Rue des Boccans et le Clou, organisons méthodiquement notre visite en partant du cimetière niché au sud. En poussant la porte, on découvre une belle croix, plusieurs tombes surmontées d'une colonne brisée ornementée et surtout, l'étonnant tombeau d'un curé du village.
Une allée nous guide jusque à un curieux calvaire sur arcade, un des quatre de ce type du département, toujours encore entouré de mystères. (Voir Asnières-lès-Dijon, Commarin et Courcelles-lès-Semur). Un long plan incliné maçonné sur trois côtés conduit à la construction. La croix parade au sommet d'un mur en belles pierres soigneusement taillées, percé d'une porte ornée d'une accolade. Albert Colombet s'interrogea en 1959 devant ces calvaires dit "sur arcade". Il rapporte qu'une femme de Genay racontait que deux autres croix se seraient succédées sur le plan incliné. Quel était le but de ces monuments ? Son étude propose une hypothèse intéressante. L'ouverture illustre une porte élevée au sommet d'un plan incliné. La montée symboliserait alors la route que l'homme doit gravir au fil de sa vie, visant toujours plus haut, jusqu'à atteindre la porte de l'éternité que nous ouvre le Christ par son immolation sublime.
À quelques mètres, deux demeures de maîtres attirent les regards, la première au bord de la rue, la seconde couverte d'ardoises dans le petit parc voisin qui accueille également un joli pavillon (ancien pigeonnier ?). Plus loin, voici l'église Saint-Loup qui se distingue par la flèche de son clocher couverte d'ardoises et surmontée d'un campanile. Édifiée au XIXe, elle s'ouvre par un péristyle soutenu par quatre colonnes.
Quelques pas derrière l'édifice nous entrainent jusqu'à une ferme possédant un puissant colombier rond comptant environ 1500 boulins. Peut-être faisait-il partie d'un domaine dont on cite la présence jusqu'au XVIIIe alors qu'il est en ruines. Ce colombier étonne car le rez-de-chaussée semble avoir été aménagé pour une occupation humaine. Tommettes au sol, petite fenêtre, cheminée… Sur l'arrière, on trouve un second pigeonnier, carré celui-ci. En contrebas se cachent les ruines d'un moulin à huile cité dès le XIIe. Le bief alimente à présent une turbine.
Face à l'église se dresse la majestueuse mairie-école XIXe ouverte par un porche à trois arcades et encadrée par ses deux annexes, l'une accueillant autrefois le magasin à pompes. Une maison de maitres dignes d'intérêt se dresse à côté.
En poursuivant notre balade, on débouche au niveau du vieux pont XVIIe à trois arches sur l'Armançon. De l'autre côté du torrent, on reconnait le lavoir implanté au XIXe transformé de nos jours en salle des fêtes.
Mais continuons tout droit. Voici un beau puits surmontés d'une pompe et un pigeonnier carré encastré dans le toit d'une maison. On croise ensuite le petit musée archéologique et des machines agricoles Montenot. La route rejoint maintenant le château de facture classique semblant des XVIII ou XIXe, récemment restauré, qui lui aussi possède un colombier rond de belle facture.
Encore 300 m et la route se divise au niveau d'une croix portant un Christ finement sculpté. En gardant la même direction, on arrive au menhir de Sainte-Christine (dit aussi : la Grande Borne, Beaucaveau, Bocavault ou La Chaume), haut de 3 m, dressé dans un champ. Les jeunes filles qui parviennent à s'asseoir au sommet trouveront un mari dans l'année. Sur la colline de Genay appelée la montagne, se dresse au Poron des Fées les restes du redoutable grand noyer qui leur sert de belvédère. On raconte que la fée des prairies en profitait pour demander un peu plus d’eau, la fée des sources pour faire le compte de ce qu’il lui restait et répartir ses réserves avec intégrité, la fée des haies pour réclamer des noisettes. Elle signalait aussi les lacunes dans les clôtures des pâturages ! Les jeunes filles ne devront pas approcher trop près, et surtout ne pas tenter de regarder à l'intérieur des fissures, au risque d'y être aspirées à jamais. Tous les samedis à cet endroit se tenait le sabbat. Ce n’étaient pas les fées mais les sorciers qui venaient y danser en rond au premier coup de minuit. Ensuite un fantastique banquet commençait. Les feuilles du noyer se transformaient en couverts d’argent. Le repas était servi par une énorme chouette qui, à grands coups d'ailes, rafraîchissait les convives. Les agapes se prolongeaient jusqu'à 2 h du matin. Alors brusquement, tout disparaissait. Les couverts d’argent redevenaient des feuilles sèches et la seule preuve de cette assemblée était l’herbe foulée et sèche autour de l’arbre. Il régnait aussi une forte odeur de soufre, l’odeur du diable bien sûr. Il se dit que des sabbats se déroulaient également dans le bois, au Grand Frayé et au lieu-dit La Grande Chaume. Des lutins, les "Queulais", s’y mêlaient. C’étaient peut-être des feux follets qui cédèrent leur nom au Pré des aoeillots (feux follets).
Depuis la croix, on peut gagner le hameau du Clou maintenant accolé à Genay. En rejoignant une autre croix en pierre calée à l'entrée nord-ouest, on remarque un second puits à la belle margelle surmonté d'une pompe et une sculpture en haut relief hélas mutilée, encastrée au-dessus d'un linteau de porte. La traversée du Clou du nord au sud nous entraine jusqu'à la croix Germange, proche de l'avant dernière rencontrée. Le Christ est malheureusement brisé.
La descente "rue des Boccans", permet d'admirer une statue de Saint-Sébastien dans une niche en pierre intégrée dans la clôture de propriété, qui remplace la statue d'origine abritée au musée des Beaux-Arts de Dijon. Plus loin, une passerelle en pierre enjambe le ruisseau de Baudot.

Terre de légendes, Genay en a gardé encore quelques-unes. Autrefois, deux ponts enjambaient la rivière. Le plus petit à une seule arche étant délaissé pour le plus grand qui en comptait trois, fit pacte avec le diable. Celui-ci s'engagea à faire monter les eaux de la rivière jusqu'à inonder son rival et le village par la même occasion. Mais le vent qui avait surpris la conversation souffla sur les cloches de l'église qui s'ébranlèrent et sonnèrent l'alerte. Le curé voyant l'eau monter et la situation désespérée appela saint Loup à son secours. Sa prière fut entendue, les habitants poltrons changés en loups coururent boire toute l'eau de la crue et le village fut sauvé. Une autre version nous raconte que le curé avait eu vent de la volonté du Diable d'inonder le village. Il sortit de l'église la relique du bras de saint Loup, lui mit une hache, la plaça sous le péristyle, et entama une messe. Le saint se mit à l'œuvre, un barrage s'éleva et le Diable abandonna son idée. Pour sa part, le reliquaire de Saint-Loup garde une autre étrange légende. Voulant marquer sa reconnaissance à saint Loup, une dame d'Époisses décida d'offrir un petit bois aux habitants de Genay. Mais ceux de Pouligny revendiquaient aussi ce territoire. Pour laisser le saint décider, le curé de Genay décida de porter la relique dans le bois de Grande-Frayé. À minuit pile, comme par magie, le bras pivota comme une boussole et pointa en direction de Genay, désignant ainsi les futurs propriétaires. Quelques manants de Pouligny susurrèrent qu'il y avait peut-être eu tricherie, mais qu'importe, on se contenta de dire que le curé de Genay avait le bras long.
Le problème de limite de finage fut la source de nombreuses discordes. Alors que saint Loup en visite pour la première fois dans la région médite au pied d’un chêne, une fée métamorphosée en paysanne l’aperçoit. « Monseigneur, tirez moi d'affaire », demande-t-elle. Elle explique que sa bande de loups attaque les habitants de Genay, sème la terreur, mène des ravages dans les troupeaux et fait craindre pour les enfants. À ce mot d’enfant saint Loup s’insurge. Il part aussitôt sur le territoire de Viserny, Villaines, Jeux et Genay, puis appelle tous les loups du voisinage. Les bêtes avouent leurs méfaits, puis le saint leur dit : « Vous allez vous engager à ne plus toucher un seul être vivant sur ce territoire ou mes yeux ne pourront plus se poser sur vous sans colère ». Les loups vont respecter leur engagement, mais un jour, l’un d’eux se trompe de terrain. Les limites ne sont pas bien définies, clame-t-il pour se défendre. Saint Loup s'apprête à le condamner quand sainte Christine vient à son aide. Elle propose de mettre dans son tablier une lourde pierre qu'elle a déjà utilisée. Quand le cordon de mon tablier se brisera, nous serons à la limite des paroisses. Elle sera comme un doigt qui se dresse pour mettre en garde contre la faute. Ainsi fut fait et on appela cette décision, le pacte de la Grand’borne. (Voir Viserny). Longtemps après, à la Révolution, un loup rouge qui n’était pas de la meute, invita les loups à rompre le pacte de la Grand’borne. Les fées, rassemblées pour juger de cette affaire, décident de protéger le village. La sanction est terrible, tous les loups doivent mourir. Et chacune se met en chasse. Au douzième coup de minuit, au Poron des fées, des centaines de dépouilles de loups sont alignées. De ce jour-là, le lieu deviendra redouté et accueillera le sabbat. Quand le temps effacera les superstitions, les rassemblements des filles du voisinage donneront un nouveau nom au rocher qui deviendra le Poron des Filles.
André Beuchot

©André Beuchot

 


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Vie Sociale

Salle des fêtes.

Economie & Développement

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Que faire ?

Visitez le Musée Montenot agricole et archéologique :
03 80 97 00 34.
Matériel artisanal et agricole. La plupart du matériel est en état de marche ; charrues, battoirs, javeleuses et la machine à vapeur "Breloux".
Dans la salle archéologique, vous découvrirez un moulage du crâne de l'homme de Néanderthal avec ses outils en silex.
Randonnées à pied ; de nombreux sentiers. A Vélo sur la véloroute. Pêche.


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