La Bussière-sur-Ouche


© André Beuchot

Maire MIGNOT Eric
Secrétaire de Mairie Bergeret Fabienne
Adresse Place de la mairie - 21360 La Bussière-sur-Ouche
Tél. 03 80 49 01 47 Fax 03 80 49 01 47
Email la.bussiere.sur.ouche@wanadoo.fr
Horaires d'ouverture Lundi 16h-17h Jeudi 14h-17h
Population 167 habitants. Les Buxerois
Altitude 500 mètres Superficie 2040 ha
Situation géographique situé à 15km au nord de Bligny-sur-Ouche et à 33 km de Dijon
Communauté de Communes CC Pouilly-en-Auxois et Bligny-sur-Ouche
Canton ARNAY-LE-DUC

Je suis fan de ma commune

Présentation

La Bussière-sur-Ouche fait partie des communes du canton les plus étendues ; sa superficie est de plus de 2000 hectares. La commune est composée de 7 hameaux ; La Forge, La Forêt, Saunière, Pontonnière, Loizerolle, Les Gordots, La Chaux et Crosson. La Bussière-sur-Ouche a marqué l'esprit d'Henri Vincenot, grand écrivain français du XXè siècle. Avec Commarin et Châteauneuf, ce village fait partie de son "Triangle Magique".
Décédé en 1985, il repose non loin de l'Abbaye de La Bussière, dans une propriété familiale.

Plus d'infos

www.ot-cantondeblignysurouche.fr

Tourisme & Patrimoine

Le village est réputé pour son abbaye cistercienne datant du XIIè siècle, en partie détruite, mais dont subsitent le grand réfectoire, le cellier et la maison conventuelle. L'abbaye reconvertie en Hôtel-restaurant Relais et Châteaux, il n'est plus possible de la visiter.

L'église, attenante à l'abbaye est ouverte à la visite en saison estivale. Commencée vers 1140, elle sera achevée en 1172. Vouée à la vierge, selon la tradition cistercienne, elle est ici placée sous le patronage de "Notre Dame des trois Vallées" en référence à sa situation géographique. Une tour carrée, surmontée d'une fine flèche à huits pans d'ardoises, remplace, depuis la fin du XVIIIè siècle, la coupole d'origine.
Vers 1820, les nefs furent réduites de moitié, eu égard aux frais induits par les réparations entraînées par le délabrement de l'édifice. Malgré cette mutilation, l'ensemble actuel ne manque cependant pas de majesté et permet encore d'imaginer l'harmonie des proportions que, jadis, lui donnèrent les moines.

Vous pouvez également voir dans le village un beau porche du XVè siècle, ainsi qu'un lavoir sur la place de la mairie.





Le saviez-vous ?


Un curieux de passage à…LA BUSSIÈRE-SUR-OUCHE.

Une voie romaine traversait autrefois le territoire de la commune. Il n'en reste que peu de traces. Autrefois appelée abbaye Notre-Dame des Trois Vallées, l'abbaye de La Bussière fut fondée par Étienne Harding, troisième abbé de Cîteaux en 1131. Le premier projet d'implantation fut fixé à l'Aseraule, aujourd'hui, Oiserolles (voir plus bas). À son apogée à la fin du XIIIe, on trouvait trois cents moines à La Bussière. L'abbaye commença à décliner avec les guerres de religions. Puis sa chute s'accéléra au XVIe. À la Révolution, les moines furent chassés et les bâtiments vendus aux enchères. De nos jours, de la vaste abbaye cistercienne XIIe en partie détruite, il subsiste le grand réfectoire, le cellier et son pressoir XIIIe à roue à perroquet, la maison conventuelle avec chauffoir, de belles cheminées sculptées, la chapelle XIXe et près de l'ancien moulin à eau, un pigeonnier carré. À ce dernier s'ajoute un imposant et rare colombier rond surmonté d'un lanterneau. Le cloitre a disparu. Le baron Léonce Hely d'Oissel rachèta l'abbaye à la fin du XIXe. Elle sera restaurée sous la conduite de l'architecte Charles Suisse. Fille et héritière du baron, la marquise de Ségur, mariée au marquis Pierre de Ségur, petit-fils de la Comtesse de Ségur, en fit don à l'évêché de Dijon en 1921. Au cimetière, on trouvera sa tombe ornée d'un gisant. Depuis 2005, l'abbaye est convertie en hôtel de luxe. L'église abbatiale Notre Dame des XII-XIIIe, raccourcie au XIXe en raison de son délabrement, est surmontée d'une fine flèche XVIIe. La nef offre une voûte en berceau brisé complété d'arcs en doubleaux voûtés d'arêtes. Avec la Révolution, elle devint église paroissiale. De nos jours, la chapelle latérale côté abbaye, n'est plus consacrée. Mais des mariages et baptêmes y sont néanmoins organisés par des visiteurs étrangers soumis à une réglementation différente de la nôtre. Dans le parc magnifique, on découvre de nombreux arbres centenaires, quelques statues contemporaines et un petit étang alimenté par un ruisseau déboulant d'une cascade en rocailles. On trouvait autrefois un vieux tulipier dont voici la légende : Humbert de Montagu, jeune moine de La Bussière participa à la 7ème croisade aux côtés d'Hugues IV, Duc de Bourgogne. Hélas, il fut fait prisonnier et le sultan Bibars ne pouvant lui faire renier sa foi, le vendit comme esclave à un cruel et puissant émir. Mais sa fille étant atteinte d'un mal incurable, l'émir demanda à Humbert s'il pouvait la guérir. Après quelques jours de prières Humbert, mijota un philtre à base de plantes et de fleurs d'un arbre gigantesque découvert dans le jardin du palais. La jeune fille avala le breuvage. Après deux jours d'un profond sommeil, elle se réveilla et réussit bien vite à se lever, complètement guérie. "Ton Dieu est plus puissant que le mien" déclara l'émir. "Tu es libre et je me fais chrétien". Pour le remercier, il lui offrit une bouture de l'arbre gigantesque du palais. Il lui dit : "la paix, le calme et la bénédiction de la Providence ne quitteront jamais l'endroit où il poussera". Cet arbre était un tulipier. À son retour à l'abbaye, il planta son arbuste qui grandit pour devenir tel que l'on peut aujourd'hui l'admirer. Plus tard, Humbert quitta l'abbaye pour aller vivre en ermite. La croix du Bois du Grand Vaujuin marque l'emplacement de son oratoire. Jusqu'à ces dernières années, si vous passiez avant l'aube le long de l'abbaye, vous pouviez entendre l'âme du frère Humbert chanter les Mâtines dans le grand tulipier. Quant est-il désormais… ? À l'est de l'abbaye se trouvait autrefois la tuilerie de La Bussière. Le frère Pierre de Morrey y produisit des tuiles pour la chartreuse de Champmol. Dans les bois au sud-ouest, on déniche des bornes gravées d'une crosse sur la limite de commune.
À la sortie ouest du village, sur la route de Châteauneuf, se dresse une ancienne porte de l'abbaye. Côté village, on observe un Christ en croix abrité sous le manteau de Dieu. À l'opposé, saint Michel terrasse un dragon. Une façon de montrer à Satan, capable de prendre cette représentation, qu'il ne pourra pas pénétrer dans le domaine. Situées assez loin du bourg vers le nord, on trouve la chapelle XVIIe de Crosson désaffectée et la chapelle Saint-Sylvestre en ruines, près du château élégant de l'Oizerolle (l'Oiserolles) XVIe. Au XIXe, les châtelains y faisaient dire quelques messes occasionnelles. Mais on célébrait surtout un office la nuit de la Saint-Sylvestre, à minuit juste. On y venait en pèlerinage pour recommander son bétail. Ce domaine conserve une grange dîmière cistercienne qui dépendait de l'abbaye de La Bussière-sur-Ouche. Les origines remonteraient au XIIe, mais elle fut modifiée par la suite notamment au XVIe. Mais l'histoire de l'Oizerolle débute bien avant, au XIIe. Douze moines, sous la conduite de Guillaume, leur supérieur s'installent à l'Aseraule comme on appelait alors les lieux. Garnier II de Sombernon a mis à leur disposition un oratoire et quelques hébergements. La construction d'une abbaye cistercienne commence. Mais peu après et alors que les bâtiments sont encore en construction, un violent incendie éclate. Tout est réduit en cendres. Les moines décident alors de reconstruire sur les rives de l'Ouche, à l'emplacement bien connu aujourd'hui : à La Bussière-sur-Ouche.
Au nord-est de La Bussière-sur-Ouche, deux petites grottes de quelques mètres se cachent dans les combes, la grotte des Gaulois et le Trou de La Vieille. Au nord-ouest, il ne reste que quelques murs de la ferme de Comboyard. Celle de Comberainbeuf n'est plus en activité mais toujours habitée. Une grange voisine cache un vieux four à pain. Au chapitre des traditions, pour le nouvel an, les parrains offraient à leurs filleuls un pain blanc, le corgnieu.
Au sud-est, le hameau de La Forge tire son nom d'une ancienne forge implantée par les moines au début du XIIIe, à l'emplacement du canal. Elle fut peut-être la première forge de Côte-d'Or et utilisait le minerai des mines de Gissey-sur-Ouche. Au XVe, cette fonderie produisit des boulets. Ce hameau, plus important que La Bussière au moment de la construction du canal, conserve un lavoir avec une fontaine accolée. Signalons aussi le viaduc à quatre arches de l'ancienne ligne de chemin de fer reliant Dijon à Épinac, suivit de la tranchée enjambée par un vieux pont. Au sud de "La Forge", la gare et l'abri de quai sont eux aussi toujours présents.

André Beuchot


© André Beuchot

 


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Que faire ?

De belles randonnées.


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