Lamargelle


©André Beuchot


CRB Service Patrimoine et inventaire


G.Bourhis


Le Cheval de Bronze ©André Beuchot


Le château néo-classique XIXe ©André Beuchot


©André Beuchot

Maire Marc HIERHOLZER
Secrétaire de Mairie Sautou Virginie
Adresse Grande Rue - 21440 Lamargelle
Tél. 03 80 35 10 63 Fax 03 80 35 10 63
Email mairielamargelle@wanadoo.fr
Horaires d'ouverture Mardi et Vendredi 10h30-12h
Population 170 habitants. Lamargellois, lamargelloises
Altitude 337 mètres Superficie 2575 ha
Situation géographique Latitude: 47° 32' 1'' Nord - Longitude: 4° 50' 27'' Est
Communauté de Communes Forêts Seine et Suzon
Canton IS-SUR-TILLE

Je suis fan de ma commune

Présentation

Lamargelle est situé à 28 km au Nord-Ouest de Dijon.
La rivière l'Ignon traverse la commune.

Plus d'infos

www.cc-forets-seine-suzon.fr

Tourisme & Patrimoine

Vestiges des villas gallo-romaines de Versingue et de Mazières.
Ruines de l'ancienne Maison forte des abbés de Saint-Seine, XIV et XVè siècles.
Eglise de la Nativité, XIXè siècle.
3 lavoirs, XIXè siècle.
Château, XIXè siècle et son parc.


CRB Service Patrimoine et inventaire

G.Bourhis

©André Beuchot


Le saviez-vous ?

Un curieux de passage à… LAMARGELLE. Canton d'Is-sur-Tille. (Autrefois canton de Saint-Seine-l'Abbaye).
À quatre kilomètre sud-ouest, la montagne des Épreys conserve un beau mur marquant l'ancien éperon barré préhistorique, dans lequel on remarque une alvéole ronde. Occupé ensuite à l'époque romaine, Lamargelle a livré les vestiges de deux villas de cette période, Versingue au sud et Mazière près du cimetière.
Au XIVe siècle, Pierre II de Fontette, abbé de Saint-Seine, édifie une maison forte. Elle deviendra un lieu de plaisance des abbés de Saint-Seine qui y abritent les archives de la communauté. Elle pouvait aussi protéger les habitants des brigandages et leur permettre de s’y réfugier durant les guerres qui désolaient la France à cette époque. Quatre tours et des fossés assuraient la protection. Avec la Révolution, le village devint chef-lieu de canton et la forteresse partiellement détruite, fut transformée en une simple habitation.
Il est difficile d'imaginer aujourd'hui cette forteresse qui occupait tout l'espace entre la rue principale et la rivière d'une part, la rue du Lavoir jusqu'au début de la rue de Frenois d'autre part. De plus, la basse-cour s'entendait au nord de la rue principale, jusqu'à la belle demeure construite à la fin du XIXe, deux grands bâtiments encadrant le grand pigeonnier de la maison forte que l'on ne reconnait à présent que par l'arrière, mais qui a conservé 832 boulins. La grange aux dimes voisine fut détruite au début du XXe. De la maison forte proprement dite, il ne subsiste à présent que les bossages rustiques qui, rue du Lavoir, encadraient l'ancienne entrée. En levant les yeux, on remarque d'anciennes bouches à feu. En pivotant au bout de la ruelle pour rallier la rue du château, on longe l'ancienne chapelle Saint-Éloi. Après la Révolution, elle servit de salle au conseil municipal avant d'être transformée en habitation. La croisée d'ogives porte toujours les armes de Pierre de Fontette, l'entrée se faisant de nos jours par une porte latérale à accolade (Privé). On repère également les trois arcades des anciennes écuries. Enfin, un porche dans la rue de la Basse-Cour, donne accès à la cour du château où se dressent un petit pigeonnier et le donjon. On observe les ouvertures qui permettaient de manœuvrer le pont-levis piéton. Le tout reste souligné par deux bouches à feu et une bretèche à quatre consoles destinée à lancer des projectiles sur les assaillants.

Arrosé par l'Ignon, Lamargelle, qui s'appela aussi "La Margelle-sous-Léry", s'est doté de trois moulins à eau XVIII-XIXe : Le moulin d'En Haut qui fut aussi une scierie, le moulin des Abbés couvert de tuiles "violon" où une turbine fournit de l'électricité au château et le moulin d'En Bas, siège autrefois d'une pisciculture.
On déniche également trois lavoirs. Le premier, un centaine de mètres au sud-ouest de la mairie, doté de deux hauteurs de planches à laver, abrite une vieille pompe utilisée jadis pour l'adduction d'eau des habitants voisins. On remarque devant l'entrée une pompe à manivelle et une belle croix XIXe. Nous sommes ici au pied de l'ancien quartier de l'Hôpital où se trouvait une chapelle disparue. Le second du XIXe se trouve au bout de la rue du Lavoir. Pour faire face aux caprices du moulin, ce sont trois niveaux de planches à laver qui ont été cette fois aménagés, quatre colonnes supportant le toit. La fontaine Épona ou Saint-Éloi jaillit dans un bassin à quelques mètres, dans la propriété voisine, avant de rejoindre le lavoir. Le jour de la Saint-Éloi, on y baignait les chevaux pour les protéger des maladies. Un joli passage rocheux proche du moulin des Abbés descend au troisième lavoir. On trouve de nouveau trois hauteurs de lavage mais seulement trois colonnes portant la toiture.
Un clocher à impériale surmonte l'église édifiée au XIXe. Les vitraux des fenêtres et de l'oculus du chœur diffusent une lumière colorée sur les quatre colonnes intérieures en pierre, les stalles et la chaire en bois sculpté XVIIIe, deux autels-retables latéraux en faux marbre et une belle collection de statues polychromes. À l'extérieur, une jolie croix sculptée double face érigée sur le côté de l'édifice retient les regards.
Le XIXe a également légué à la commune la mairie-école qui a gardé sa cloche, une école de filles située un peu plus haut portant toujours son enseigne gravée, un pont sur l'Ignon près du château et l'ancien presbytère transformé en Poste puis en appartements.
En arpentant les rues, on croise plusieurs niches accueillant parfois une statue, quelques maisons de maître comme le Clos Saint-André, un cadran solaire XVIIe proche de l'église, l'ancienne grange au sel derrière la Maison Petitot, auditeur à la Chambre des Comptes de Dijon. Dans le parc de cette vaste demeure de maître construite en 1782, on remarque une belle voute en anse de panier portant la date 1791 sur une grange en ruines. A l'autre extrémité de la Grande rue, un ensemble du XIVe possède lui aussi son pigeonnier comptant 371 boulins.
Le "nouveau" château néo-classique XIXe construit par Aubin François d'Artis et son épouse, Félicie Petitot, calé dans un grand parc traversé par l'Ignon, ne manque pas d'allure. Son jeu de toits donne l'impression qu'il est flanqué de quatre tours d'angles. Il a également gardé ses communs. Le curieux s'attardera devant plusieurs monuments mortuaires au cimetière proche et pourra grimper jusqu'à la chapelle dressée en lisière des bois. Elle aussi de style néo-classique, sans doute contemporaine du château, elle est hélas laissée à l'abandon.
La Roche au Gendre et le belvédère de la Roche Saint-Claude dominent la vallée. La roche Saint-Claude accueillait jadis une chapelle dont ne subsistent que les fondations. Une tradition locale a rapport aux sources. La source Saint-Claude garantit un pain blanc toute l'année si les femmes respectant la "Croûtotte", y trempent un morceau de pain enveloppé d'un linge blanc tenu du bout des doigts le jour de la Chandeleur. L'abbé Denizot détaille une procession organisée chaque année le jour de la Chandeleur. "Les femmes du pays coupaient un croûton de pain, l'enveloppaient d'un linge et allaient en chantant des cantiques jusqu'à la source Saint-Claude pour le tremper dans l'eau. On priait ensuite pour avoir du bon pain toute l'année. Cela s'appelait : aller à la croûtolle". Patrice Vachon nous rapporte une autre version. Les jeunes filles du village venaient jeter des miettes de pain dans la source. Si elles s'enfonçaient, c'était bon signe, elles étaient assurées de se marier dans l'année. C'était la cérémonie de "la croûteuse".
Pierre mystérieuse, le Cheval de Bronze, piton rocheux, ressemblerait vaguement à un cheval au galop.
À l'opposé du village, on voit de loin le pigeonnier XVe de la route de Pellerey et son four à pain accolé. Au même niveau, de l'autre côté de la route, la gare de la ligne du tacot de Dijon à Châtillon-sur-Seine fut désaffectée en 1948 mais reste facilement identifiable. Le château d'eau, toujours debout, était relié au réservoir que l'on remarque dans la pente, de l'autre côté de la route d'Aignay-le-Duc, le second réservoir alimentant le village. (Notons que la gare de Poncey-Pellerey, au sud, se situe sur le territoire de Lamargelle).
À 2,5 km au sud, on déniche la croix cannelée XVIIe de la ferme de la Petite Montagne.
Au sud-est, dans le fond de la combe Mignon (ou Pignon) où coule le ruisseau du Creux, s'ouvre le Puits des Taupes, dégagé ces dernières années, profond de 24 m. Le ruisseau du Creux est pour sa part, composé de plusieurs sources qui jaillissent dans un cirque spectaculaire, rappelant les sources de l'Ignon toutes proches, ou les sources de la Coquille. La combe Éclair accueille pour sa part trois petites grottes de 15 à 35 m et la grotte Michèle qui s’étire sur une quarantaine de mètres, ouverte par un entonnoir où on entend l'eau d'une rivière souterraine gronder sans pouvoir la rejoindre.
À l'ouest, à la source de la Douix, on dénichera les ruines d'une maison de charbonnier, en bois, et plusieurs vestiges de fourneaux métalliques à charbon de bois.
Une petite forge est également citée au XVIIIe à La Margelle-sous-Léry et fonctionna jusqu'en 1790. La fonte et le charbon provenaient du maître des forges de Pellerey.
Lamargelle est la ville natale de l'écrivain Jean Lery né en 1534. Il écrivit "l'Histoire mémorable du siège de Sancerre", publié en 1574, puis en 1578, le récit de son séjour auprès des Indiens Tupinambas, sous le titre : "Histoire d'un voyage fait en la terre du Brésil".
Côté traditions, on brûlait pour mardi-gras sur le pont de l'Ignon un mannequin représentant Carmentran. Le premier dimanche de carême, les habitants dansaient autour d'un autre mannequin incendié à l'entrée du village.
Pour découvrir Lamargelle, une monographie du village réalisée par Patrice Vachon est disponible en mairie.
Voir aussi : Le Crot du Pommier.

Le Crot du Pommier. (Lamargelle). Cet écart nous réserve un beau Christ de Pitié XVIIIe. On trouve également une jolie borne en pierre dite "des Trois Abbés" de la fin du XIIIe, portant sur une face, saint Pierre tenant une grosse clé, sur l'autre face, saint Seine, monté sur un âne. Elle fait partie d'une série délimitant les domaines des abbayes de Flavigny-sur-Ozerain (Saint-Pierre) et de Saint-Seine, mais aussi à cet endroit, de Fontenay. À quelques mètres, s'ajoute une petite borne cintrée gravée d'une croix. En suivant la limite de commune avec Chanceaux vers le sud-ouest, on croise dans le bois une série de bornes abbatiales.
André Beuchot

Le Cheval de Bronze ©André Beuchot

Le château néo-classique XIXe ©André Beuchot

 


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Vie Sociale

Association communale de chasse de Lamargelle (Association de chasse).
Mairie de Lamargelle.
03 80 39 70 57.
michel.brigatti@orange.fr

Economie & Développement

Carrières ; www.pierre-mureuse-bloc-bourgogne.com -
Boucherie, boulangerie.
Menuiserie.

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Que faire ?

Randonnées pédestres ; Sentier "La Marche à l’Etoile" ; 38 km de balisage rouge entre Saint-Seine et Lamargelle.
Chasse, pêche.


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