Santenay


Photo Echo des communes


Photo Echo des communes


Côte-d'Or Tourisme © R. GUITON


© André Beuchot Meule pour broyeur dolomie

Maire TUDELA Henri
Secrétaire de Mairie CHALANCON Valérie
Adresse Place de la Mairie - 21590 Santenay
Tél. 03 80 20 60 32 Fax 03 80 20 66 06
Email info@ville-de-santenay.fr
Site www.ville-de-santenay.fr
Horaires d'ouverture Du lundi au vendredi de 13h30 à 17h30
Population 851 habitants. Les Santenois et Santenoises
Altitude 367 mètres Superficie 1036 ha
Situation géographique Entre Beaune et Chalon-sur-Saône
Communauté de Communes CA Beaune Côte et Sud
Canton LADOIX-SERRIGNY

Je suis fan de ma commune

Présentation

Santenay, commune viticole (390 hectares dont 140 hectares en premier cru) est adossée à la montagne ; c'est une station hydrothermale et climatique depuis 1968. Ses eaux bienfaisantes et ses vins sont propices à un art et une douceur de vivre.
Elle est partagée en quatre zônes habitées ;
- Santenay-le-Haut, la partie la plus ancienne, s'appelait autrefois Narosse. Aujourd'hui elle est partagée entre la Charrière et le quartier thermal.
- Saint-Jean, au pied de la falaise est surplombé par le Mont de Sène.
- La Crée sépare ces deux dernières agglomérations de Santenay-le-Bas.
- Santenay-le-Bas est devenu le centre commercial en particulier après l'apparition du chemin de fer.

Plus d'infos

Visite du village et dégustation dans une cave :
Toute l'année sur rendez-vous pour les groupes.
Office de tourisme de Santenay
Jumelage avec Bacharach (Allemagne).



Tourisme & Patrimoine

Village Fleuri

Eglise romane Saint-Jean de Narosse du XIIIè siècle.
Lavoir. Croix.
Château ; donjon, douves, pigeonnier, deux très beaux platanes encadrent le pont-levis.
Le Moulin Sorine *.
Découvrez la vue panoramique offerte du sommet du Mont de Sène, appelé aussi Montagne des Trois Croix.






Photo Echo des communes

Côte-d'Or Tourisme © R. GUITON


Le saviez-vous ?

Un curieux de passage à… SANTENAY.

Depuis le fond des temps, le Mont de Sène (521 m), qui n'est autre dit-on qu'une gravelle de terre tombée des bottes de Gargantua, appelé aussi Montagne des Trois Croix, semble être un lieu sacré. Pour certains, son nom ferait référence à la Cène du Christ. Pour d’autres, ce patronyme découlerait de Senelée, désignant une haie d’épines blanches. Le fruit de l’aubépine était appelé Cenelle en ancien français. Les plus bourguignons y voient la présence de la moutarde, le sénevé, qui poussait peut-être sur ses flancs au temps des ducs de Bourgogne. Voilà bien des théories, toutes plus symboliques l'une que l'autre ! En 1767, Pierre Millard, marchand de cuir originaire de Santenay, fit édifier au sommet un premier calvaire. Après bien des destructions et reconstructions, il a cédé la place aux trois croix actuelles en béton. Elles donneront son surnom à la montagne.
Des dolmens étaient érigés tout autour, les trois dolmens du Cul Blanc subsistent encore, un seul étant en bon état (sur le territoire de Dezize-lès-Maranges). On raconte qu'il abrita un ermite, puis au XIXe, un habitant du village tentant d’échapper à la conscription, ou pour on ne sait quel autre crime. La grotte de la Roche Fendue, dans les roches du bois de la Fée, recela des foyers et sépultures néolithiques. Notons encore dans la région, le faux menhir du bois de la Fée, qui n'est rien d'autre qu'un des Teux Blancs. À 2 km au sud-est, un mégalithe brisé caché dans une haie, face à la Fontaine Salée, fait l'objet d'un projet de restauration.
Sur le mont de Sène, s'installa un temple celtique. Puis les Romains édifièrent un temple à Mercure qui fut ensuite christianisé et dont subsistent les bases. Le sentier de grande randonnée (GR®) qui monte vers le Mont de Sène et Nolay, emprunte au-dessus du hameau de Saint-Jean une voie antique dallée et munie de deux sillons taillés dans le roc pour guider les attelages. Sous la montagne, dont les friches sont réputées pour leurs nombreux fossiles, se glisseraient d'interminables souterrains.
Les curieux remarqueront plusieurs blocs rocheux sous la Roche Fendue. Certains d'entre eux, surnommés les Teux Blancs, seraient un fermier et ses bœufs pétrifiés pour avoir labouré le dimanche de la fête-Dieu. On parle aussi du vilain et de la vilaine pétrifiés, par Dieu ou une fée, là encore pour avoir travaillé un jour de fête-Dieu. Leur couleur changeante annonce le temps. Ils foncent à l'approche de la pluie et leurs ombres donnent l'heure. On dit encore que l'un d’eux serait le repaire secret d'une Vouivre qui y cacherait son trésor. On raconte encore que la paroisse de Santenay était troublée par deux horribles génies malfaisants, aussi grands que laids, aussi stupides que méchants, dont les patronymes se sont perdus dans la nuit des temps. Non seulement ils piétinaient et dévastaient pâtures et cultures de leurs lourdes démarches, mais ils étaient toujours à la recherche d'un mauvais tour. Mais le bois qui s'étire sur la montagne s'appelle le bois de la Fée. Une fée réputée pour sa bonté et sa gentillesse y habitait. Lasse des dégâts causés par ses gigantesques voisins, elle réussit à les surprendre en pleine action et, d'un coup de sa baguette magique, les transforma en blocs de roche. Croyez-moi, si vous montez sur la Montagne des Trois Croix, vous ne pourrez manquer de remarquer à sa base, ces deux éperons de pierre qui tranchent au milieu des arbres.

Ville d'eau et... de grands vins, rouges principalement, terre d'accueil des derniers vignobles de Côte-d'Or avant la Saône-et-Loire, la commune se divise en deux : Santenay-le-Haut et Santenay-le-Bas.
Santenay-le-Haut englobe maintenant le hameau de Saint-Jean, appelé jadis Cernay puis Narosse qui fut autrefois plus conséquent. Une chapelle y fut édifiée dès le début du XIIIe. Elle deviendra vite église paroissiale. Deux siècles plus tard, le chœur et les collatéraux laissèrent la place à un nouveau chœur adjoint de deux chapelles. Il faudra attendre le XVIe pour voir apparaître le clocher. À l'intérieur, on observe une litre funéraire XVIIIe de la famille Parigot, une fresque datant peut-être du XVe et deux saints Michel combattant le dragon, le premier sur une peinture murale, le second sous forme de statue. Cette belle église a été fermée au culte à la fin du XIXe, après la construction de Notre-Dame du Rosaire à Santenay-le-Bas. Une croix templière est gravée sous le porche. Près de la source voisine, le clos de Malte porte lui aussi des croix templières. Selon la tradition, le vignoble aurait été appelé ainsi vers 1850 pour honorer l'ordre des Chevaliers de Malte, à l'initiative de l'église voisine. Pourtant, l’église n’a pas d’origine templière et la croix sur le porche n’est ni une croix templière, ni une croix de Malte... ! Le vignoble fut replanté et vendu en 1940. Sauf si le propriétaire était secrètement rattaché à l'ordre du Temple, aucun lien historique ne nous relie aux Templiers ou aux Hospitaliers.
Au fil des rues de Santenay-le-Haut, on note plusieurs lavoirs, sans toit ou avec toit en atrium sur le Terron qui voisine des bassins ayant pu servir de rouissoirs. On croise encore d'imposants domaines viticoles, un pressoir, la chapelle Saint-François XVIIe, le château Millard XVIIe aux tours carrées couvertes de toits pointus, fier de son colombier rond et le château XIXe de la Crée qui repose sur d'antiques caves XIIIe.

Santenay-le-Bas, est dominé par le château de Philippe le Hardy qui abrite un petit musée du vin. Il se couvrit au XXe de tuiles vernissées. Le donjon XIVe côtoie des bâtiments plus récents du XVIIIe. Un pigeonnier rond se dresse contre le mur du parc. Sous l'édifice, des aqueducs souterrains identiques à ceux de l'abbaye de Saint-Vivant, apportent l'eau à une citerne. Récompense royale accordée par Henry IV, deux platanes plantés en 1599 encadrent le pont de pierre du XVIIIe qui enjambe les douves. Une fine flèche en ardoises encadrée par des chiens-assis surmonte l'église néo-gothique XIXe Notre-Dame-du-Rosaire. Près de la belle mairie XIXe, on trouve la chapelle Sainte-Agathe XVIe, convertit en prison à la Révolution, époque où fut dressé le beffroi accueillant le tocsin qui deviendra son clocher. Notons encore un lavoir, plusieurs beaux puits, de nombreuses maisons de maîtres ou hôtels particuliers comme l'hôtel Duvault-Blochet/Maufoux XIXe, édifié sur des caves du XVe, qui domine la place du Jet d'Eau.
Santenay accueillait autrefois deux lignes de chemin de fer. La ligne de Nevers à Chagny, toujours active, et la ligne d'Épinac-les-Mines ouverte en 1870. Fermée aux voyageurs en 1979, puis aux marchandises en 1987, elle fut réaménagée en voie verte. Quelques ouvrages d'art, la gare et les maisons des gardes barrière ont subsistés

À Santenay, la fontaine Saint-Martin guérit de la teigne, celle du Téron (ou Terron), des maladies d'yeux, ce qui invite à évoquer l’histoire des sources thermales, radioactives lithinées. Autrefois, la ville comptait quatre sources pouvant être exploitées : la fontaine Salée, la source Carnot, la source Lithium et la source Santana. Sadi Carnot, Président de la République, souhaitait faire de Santenay une station thermale. La station connut une histoire rocambolesque qui n'est pas encore terminée. Sous l’Ancien Régime, les habitants récupéraient le sel de la fontaine Salée afin d'éviter de payer la Gabelle. Les receveurs de l'État jetaient alors des ordures dans la source pour essayer de récupérer ce manque à gagner. Les derniers vestiges de la Fontaine Salée, connue à l'époque gallo-romaine, somnolent 400 m au sud-ouest de la piscine, en face du pont de chemin de fer. En 1898, Lucien Garreau fait édifier le bâtiment de la source Carnot et sa tour. Comme la fontaine salée, l'eau est aussi vendue en bouteilles. Son nom rend hommage au président assassiné. En 1904, on inaugure le centre thermal et l'hôtel. Mais rien ne fonctionne comme prévu. En 1947, le grand hôtel est acheté par la SNCF pour en faire une école puis une maison de retraite, restaurée avec ses annexes ces dernières années, et ne manque pas d’allure. Le pavillon de la source rehaussé de motifs en céramique vient lui aussi d’être refait mais la tour qui abritait le tubage a été tronquée lors des derniers travaux. L'eau de la source Lithium arrive de plus de 80 m de profondeur (comme les autres). Source artésienne, elle coule naturellement à la surface. En 1888, elle est la plus lithinée des eaux de France. À la fin du XXe, le docteur Gagey fait construire une installation balnéaire avec une série de cabines et un kiosque. Puis naîtra l'hôtel Kursaal. La guerre de 1914-1918 fera cesser l'exploitation. L’hôtel est devenu le casino.
La source Santana est opérationnelle en 1906. L'eau vendue sous la marque Apollo fait référence aux découvertes archéologiques d'un temple dédié à Apollon… qui n'existe pas ! Le temple de la montagne des Trois croix était dédié à Mercure. De plus, l'eau est additionnée artificiellement de sulfate de magnésium. En 1917, les autorités de surveillance médicale réagissent contre cette publicité mensongère, les étiquettes faisant croire à une eau naturelle. Il subsiste un pavillon d’architecture mauresque rehaussé de briques colorées face à la maison de retraite SNCF.
Les quatre sources sont rachetées par la municipalité en 1956. En 1958, un nouveau kiosque est construit et regroupe les eaux des sources Carnot et Lithium. Mais tout sera de nouveau fermé. Aujourd'hui, on évoque une réouverture du site.

Qu'en est-il de l'histoire des moulins ? Au milieu du XVIIIe, deux moulins à eau s'activent à Santenay, le premier sur la Dheune, le second sur le Terron. Ce dernier disparaîtra rapidement, tandis qu'un nouveau moulin apparaît sur la Dheune. Les deux moulins à farine de la Dheune, le moulin Sauge et le moulin du Pont, pouvaient tourner jour et nuit si l'eau ne manquait pas. Hélas, cela arrivait parfois et l'idée d'un moulin à vent insensible à la sécheresse et au gel fut évoquée. En attendant, François Chary demande en 1812 l'autorisation de construire un nouveau moulin à la source du Boichot, sortie présumée d'un vaste lac souterrain. Sa demande est rejetée, mais en 1823, François Sorine, fils d'un vigneron de Santenay, reprend le projet et arrive à le construire. Il est vite déçu car le débit de la source est très irrégulier. On lui accorde l'autorisation de bâtir un second moulin avec bief à condition qu'il construise un pont pour enjamber la rivière et un lavoir pour remplacer celui qu'il a détruit. Il ne fera ni l'un ni l'autre. Malgré cela, entre 1825 et 1835, la commune lui cède un terrain pour édifier un moulin à vent au lieu-dit "les Gravières". À partir de plans établis en 1823, le moulin voit le jour. Le toit mobile rotatif porte les ailes et un long levier arrière permet de le faire tourner sur la maçonnerie pour le mettre face au vent. Hélas, s'il peut fonctionner quand les autres manquent d'eau, il produit 15 fois moins de farine. Quarante ans plus tard, le chemin de fer arrive. La ligne Chagny-Nevers doit passer sur l’emplacement des moulins de Boichot. Malins, les héritiers Sorine vendent alors à la Compagnie PLM un lot de trois moulins, les deux moulins à eau et le moulin à vent dont l’exploitation est abandonnée. Les moulins à eau disparaissent, le moulin à vent est abandonné. Il sera sauvé en 1990 par la ville de Santenay qui le restaurera.
Sur les hauteurs de Santenay, au lieu-dit La Montagne ou la Grande Chaume, plusieurs carrières souterraines fournissaient autrefois la dolomie. De nombreuses galeries et puits sillonnent le plateau en totalisant une douzaine de kilomètres de réseau ! À l'intérieur, on croise poudrières et restes de rails. On trouve également les vestiges d'installations de broyage de la dolomie. La Petite Chaume, en contrebas, compte pour sa part une douzaine de petites cavernes de 4 à 50 m et puits de 3 à 10 m. Plus à l'ouest, à la même altitude, un puits de 8 m accède à la grotte de la Brèche aux Ossements qui se révéla un riche gisement ossifère. La dolomie était évacuée par le canal en direction des verreries du Creusot. Une rigole supplémentaire d'alimentation captant les eaux de la Cozanne existait alors, terminée par un joli viaduc disparu au-dessus de la Dheune à Cheilly-lès-Maranges. Délaissée quand le trafic du canal diminua, elle a hélas été en grande partie détruite. À l'emplacement du port de Corchanu, on trouve les restes d'un broyeur de dolomie, une meule et les vestiges de bâtiments réutilisés. Vous pourrez encore retrouver Santenay dans le livre : Cerises à l'eau-de-vie et faux billets.

André Beuchot


© André Beuchot Meule pour broyeur dolomie

 


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Vie Sociale

De nombreuses associations actives ; www.ville-de-santenay.fr
Dans la pure tradition vini-viticole, la confrérie de Saint-Vincent et des grumeurs :
Tout l'esprit de fraternité et de convivialité des Vignerons de Santenay : www.grumeurs.fr

Economie & Développement

Vignobles de la Côte de Beaune.

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Que faire ?

Jeux de hasard : Le Casino de Santenay et ses machines à sous (Accès réservé aux personnes majeures).
De très belles randonnées pédestres ou à vélo avec de magnifiques panoramas : traversée du vignoble et des villages aux appellations prestigieuses : un régal ! Paysages superbes garantis ! :
Dernière étape de la Véloroute de Beaune à Santenay (22 km).
Empruntez aussi la Voie Verte, Voie des Vignes de Santenay à Nolay (9 km).
Découvrez le Mont de Sène ou Montagne des Trois Croix, classé "parc naturel" depuis 1993 : ce site domine la vallée qui se termine en "bout du monde" et où se trouve le hameau de Saint-Jean. Il forme un mamelon d'environ 100 mètres de long culminant à 521 mètres.
Site de la Montagne des Trois Croix pour les amateurs de parapente.
* Le Moulin Sorine se visite sur rendez-vous toute l'année pour les groupes ;
Renseignements : Office de Tourisme - 03.80.20.63.15.
Email : info@ville-de-santenay.fr


Fan de ma Commune

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