Vic-sous-Thil


Côte-d'Or Tourisme © F. BONNARD


© André Beuchot


Belvédère. Côte-d'Or Tourisme © F. BONNARD


© André Beuchot

Maire Raymond MACHUREAU
Adresse 1 Place de la Mairie - 21390 Vic-sous-Thil
Tél. 03 80 64 50 11 Fax 03 80 64 50 11
Email mairievicsousthil@wanadoo.fr
Horaires d'ouverture Jeudi de 9h à 13h
Population 205 habitants. Les Vicisiliens, Vicisiliennes
Altitude 330 mètres Superficie 2134 ha
Situation géographique Morvan
Communauté de Communes CC des Terres d'Auxois
Canton SEMUR-EN-AUXOIS

Je suis fan de ma commune

Présentation

Ce petit village bourguignon situé aux portes du Morvan et de l’Auxois compte quatre hameaux : Chausseroze, Le Brouillard, Collemoine, Maison-Dieu et ses écarts : Rosée, Le moulin Macaire.
D’une superficie de 2134 ha il s’étire le long des berges du Serein et love un de ses hameaux sur la Butte de Thil juste à côté du château.

Plus d'infos

ccbuttedethil.free.fr

Tourisme & Patrimoine

Le village possède des atouts touristiques non négligeables : la Butte de Thil avec la collégiale construite en 1340 par Jean de Thil surnommée "l’espionne de l’Auxois" par André Malraux et le château contruit en 1198 par Guy de Thil, Baron du Duc de Bourgogne. Considéré comme l’une des plus anciennes forteresses de France, on le remarque surtout par sa tour de guet carrée, haute de 25 mètres, datant du XIVè siècle. Cette bâtisse a également été classée au titre des Monuments historiques en 1905. Des visites sont organisées ainsi qu’une fête médiévale au mois d’Août.
Le hameau du Brouillard est connu pour son manège construit en 1839 inscrit à l’inventaire des Monuments historiques, son golf 9 trous et sa discothèque.
La perspective du pont au centre du village offre un joli point de vue sur l’église du XVIè siècle (la nef est du XIIè siècle), l’ancien presbytère du XVIIIè siècle avec une aire de repos. Nombreux sont les pêcheurs qui y font halte pour «taquiner le goujon » et les randonneurs qui parcourent les sentiers balisés.




Côte-d'Or Tourisme © F. BONNARD

© André Beuchot


Un curieux de passage à Vic-sous-Thil

Un curieux de passage à… VIC-SOUS-THIL. Canton de Semur-en-Auxois (Autrefois canton de Précy-sous-Thil).

Les nombreux sarcophages découverts autour de l’église de Vic-sous-Thil témoignent d'une occupation très ancienne de la contrée, peut-être même de la présence d'un lieu de culte.
Plus tard, fut édifiée l'église Saint-Jean-Baptiste qui remonterait au XIIe, comme en témoignent le transept et la nef. Les fonts baptismaux qui figurent parmi les plus anciens de la Côte-d'Or, arborent deux têtes très grossières. On remarque également une litre XVII ou XVIIIe. Le chœur fut probablement construit au XVIe. Des fresques ont été découvertes sous le badigeon, d’autres étant sûrement encore dissimulées. De beaux vitraux du XVIe, laissent pénétrer une lumière chaleureuse par deux baies flamboyantes. Il existerait une ou plusieurs salles sous le transept. La fine flèche en ardoises surmonte le clocher dépourvu d'horloge, une seule étant fixée au pignon du chœur. Curieusement, au XVIIIe, on accola contre l’église le presbytère et la sacristie.
Dans le cimetière mitoyen, une croix de 1715 retient l'attention avec les statuettes d'un moine à genoux et d'une sainte Vierge. On s'attarde également devant le tombeau de la famille Prudhon, entouré par quatre statues de la sainte Vierge, saint Vorles, sainte Philomène et du curé d'Ars.
Si vous musardez de par les rues, vous ferez maintes découvertes. Des quatre pigeonniers carrés rencontrés, un est couvert d'ardoises, le second de tuiles et les deux derniers de laves. Dans le haut du village, une maison arbore un colombier rond, lui aussi couvert de laves. Près de l'église, vous dénicherez un domaine XVII-XIXe avec tour ronde d'escalier et un antique cadran solaire.
Le moulin du village sur le Serein possède lui aussi son cadran solaire, daté de 1992 seulement, et profite d'un parc agréable agrémenté par les vannages, les flots ne se glissant plus sous le bâtiment. Surnommé localement "l'Usine", il remonterait à la fin du XVIIIe et accueillait une tannerie. Au XIXe, le maire de la commune, M. Chevrot, le transforma en papeterie qui fonctionna jusqu'en 1867. Une meunerie, une tannerie puis une laiterie au début du XXe, se seraient ensuite installées avant que le moulin de devienne une simple résidence.
Deux cents mètres en aval, le torrent se glisse sous le pont dit "romain", fort de quatre arches, qui remonte plus certainement aux XVII-XVIIIe. La mairie école qui porte encore sa cloche, se dresse à deux pas.
Au sud-ouest, se nichent sur le Soutain le moulin Macaire et le moulin du Battoir à Écorces XIX-XXe dont on ne sait que peu de choses, sinon qu'il fut exploité par Dumas et Cie puis par Cément et Cie.
Au nord-ouest, une petite rivière entaille avec patience le granit, sculptant les gorges de Galaffre. Mais attention, ici logeait autrefois la vilaine fée Beuffénie qui en disparaissant transforma tout son mobilier en blocs de roches qui entourent sa demeure. Les petites grottes n'étaient autres que ses écuries, granges, logis... devant lesquels vous reconnaîtrez peut-être son lit, son seau, ses sabots ou sa chaudière creusée dans le granit. (Notons à ce propos qu'un réel mystère subsiste puisqu'elle semble taillée de main d'homme pour une raison inconnue.) Quand il pleut, la roche suinte, "la Beuffénie fait sa lessive". Quand il y a du brouillard, "la Beuffénie fait du feu". Quand le vent souffle en hiver, "la Beuffénie souffle sur ses doigts pour les réchauffer". On raconte encore que la Beuffénie collectionnait les enfants pas sages et les enfermait dans ses prisons souterraines. Mais il ne faudra pas se laisser surprendre par la nuit sans avoir dans sa besace du pain et du sel pour se protéger des maléfices.
Au chapitre des traditions, on peut voir des Dames Vertes sous le chêne de Pré Collin, lieu de rendez-vous des sorciers pour le sabbat. Autrefois pour carnaval, les enfants brûlaient sa majesté Carnaval après avoir crié devant toutes les maisons « coco sous-sous ». Enfin, en 1644, en pleine époque de sorcellerie, un moine capucin tenta de s'interposer entre les habitants et un présumé sorcier que l'on s'apprêtait à jeter d'un pont. Il fut accusé d'être lui-même un démon déguisé et dut s'enfuir à toutes jambes.

Le Brouillard, Chausserose, Maison-Dieu, Rosée, quatre hameaux rattaché à Vic-sous-Thil vous réservent quelques belles curiosités.

Le Brouillard. (Vic-sous-Thil). Autrefois, on trouvait ici un vaste domaine organisé autour de son château, vieil édifice du XIVe bien restauré, avec son enduit clair. Un colombier rond de bonne taille fait aussi l'admiration des passants. Couvert en laves de Bourgogne, il compte encore plus de 2 000 boulins en briques. On comprend aisément qu'il faisait partie d'un ensemble aujourd'hui morcelé et séparé par une rue. Le vieux château fut pendant un temps transformé en ferme entouré de ses communs. On remarque toujours une antique porterie à l'allure médiévale. La pièce maîtresse de l'ensemble reste néanmoins le manège, vaste bâtiment hexagonal surmonté d'une double toiture en petites tuiles, les deux toits se chevauchant sensiblement, le tout dominé par un clocheton. Un emplacement au cœur d'une exploitation dont l'allure prend un aspect défensif. Ce bâtiment était jadis une écurie destinée à l'élevage, construite par les compagnons charpentiers en 1833. La magnifique charpente, en forme de dôme de quinze mètres de hauteur, abrite une spacieuse salle entourée d'un large balcon. Le foin y était stocké, les boxes s'alignant en éventail dessous. L'écurie pouvait accueillir cinquante chevaux. Un incendie attaqua le manège en 1838. Mais l'année suivante, Zéphirine de Damas, comtesse de Chastellux, fille du dernier seigneur de Thil et du Brouillard, entreprit sa reconstruction. Le manège servit ensuite de bergerie et de grange à fourrage. Le visiteur peut également admirer à présent une collection de matériel agricole ancien.

Chausserose. (Chausseroze). (Vic-sous-Thil). On raconte à La Motte-Ternant, que Gabrielle d'Estrées fut un jour si pressée par Henri IV, qu'elle en perdit ses bas. Des bas roses qui donnèrent son nom au village. On déniche ici un ancien moulin à eau. Le patrimoine de Chausserose compte un calvaire en pierre redressé au milieu du XIXe par Charles Picard. Ses branches de sections circulaires, sont terminées par une sorte de couronnement. Elles accueillent au centre une étoile à cinq branches.
Le corps de logis du modeste château cache, côté cour, une tour circulaire accolée percée de petites ouvertures. Un bandeau en pierre dans la partie haute incite à penser qu'elle fut utilisée en pigeonnier. Un saint Michel terrassant un dragon décore l'épi de faîtage. Les communs voisins ne manquent pas d'allure. Le mur en pierre qui délimite le domaine s'ouvre par un beau porche en plein cintre. Un pigeonnier carré sépare le long bâtiment divisé en deux parties, l'une portant des chiens-assis.
Près de là, on repère l'ancien bâtiment d'école construit au début du XXe pour remplacer une maison louée à la commune de Vic-sous-Thil.

Maison-Dieu. (Vic-sous-Thil). La butte de Thil s'orna tout d'abord d'un camp préhistorique, puis dès le IXe siècle environ, un premier château fut édifié. Au XIIe, Jean II de Thil, connétable de Duc Eudes IV de Bourgogne et conseiller du roi Philippe de Valois fera diverses modifications, notamment les remparts sud et ajoutera les magnifiques celliers. Tour de guet surnommée "l'espionne de l'Auxois", le donjon carré et ses cinq étages, haut de 25 mètres, est ajouté au XIVe. De nouvelles modifications suivent au XVe. Par la suite, délaissé, le château tombe lentement en ruines. Aujourd'hui sauvegardé et considéré comme un des plus anciens de France, il a retrouvé une nouvelle vie riche en animations. Les souterrains cacheraient un fabuleux trésor gardé par une Vouivre qui n'hésite pas à s'emparer des enfants trop hardis qui s'aventurent dans les ruines. Les fossés accueillaient la source de Saint-Eutrope à présent disparue, capable de guérir les maladies féminines.
Rappelons-nous aussi l'aventure de la châtelaine de Thil qui, le jour de ses noces, se livra à une formidable partie de cache-cache. Dans une cave isolée, elle trouva un énorme coffre, se glissa à l'intérieur et rabattit le lourd couvercle. Ses amis la cherchèrent des jours entiers sans succès. Quant à elle, elle ne put jamais relever le couvercle. Un siècle s'écoula avant que le hasard fasse redécouvrir le coffre couvert de poussière dans lequel reposait toujours la belle châtelaine imprudente.
Une belle allée de tilleuls conduit du château à l'imposante collégiale gothique du XIVe. Cette collégiale de la Sainte-Trinité fondée par Jean II de Thil en 1341, abrite une litre XVIIIe aux armes de la famille de Sayve et des peintures monumentales XIV-XVe. La nef voûtée en berceau brisé a malheureusement perdu son toit. Église fortifiée, elle a conservé plusieurs archères de tir.
Le hameau conserve de son côté les maigres ruines d'une chapelle qui fut peut-être associée à une maladrerie connue au XVIe et une jolie fontaine dans un édicule couvert de laves au sud-ouest.
Parmi les personnages légendaires de la région, il faut signaler la Beuffénie et son compagnon, le père Pied-Pourri.

Rosée. (Vic-sous-Thil). Ancienne usine métallurgique. Tout a débuté par l'implantation d'un foulon, moulin destiné à la fabrication du feutre et d'un four à chaux. Par une ordonnance du 6 septembre 1826, Pierre-Marie-Eugène Champion de Nansouty est autorisé à établir une fabrique d'acier dans la commune de Précy-sous-Thil et au hameau de Rosée, qui s'écrivait alors Rosay. Hélas, dans ces deux usines de Maison-Neuve (Précy-sous-Thil) et de Rosay, Champion de Nansouty va accumuler les difficultés et les dettes. Il devient rapidement débiteur de montants importants à l'égard de la banque David, établissement de crédits engagé dans de nombreuses tentatives d'industrialisation de la région dijonnaise. Champion de Nansouty ne semblant pas capable d'honorer sa créance à la banque, on se tourne alors vers ses fils, Charles et Ulric. Par convention verbale du 1er octobre 1836, ils s'associent dans le but de liquider les affaires de leur père. Celui-ci leur cède les usines et leurs dépendances. Charges à eux de gérer les actifs, d'employer les bénéfices à amortir les dettes. La banque David soutient l'opération à hauteur de 140 000 francs. Mais la gestion des deux fils n'est guère meilleure. Plusieurs mois de suite, les ouvriers ne sont pas payés. Ils se tournent vers le maire pour faire pression, obtenir le règlement de leurs salaires et faire vivre leurs familles. Finalement, la nouvelle société est dissoute le 15 mai 1838, après moins de 20 mois. Le 2 décembre 1839, Charles et Ulric sont révoqués de leurs postes de gérants par l'assemblée générale des actionnaires de Maisonneuve et Rosay.
Si vous gagnez Rosée aujourd'hui, vous trouverez les vestiges de l'ancienne usine destinée à transformer la fonte produite à Maisonneuve. La forge comptait six fours et produisait entre autres, des rails pour la ligne de chemin de fer du PLM, Paris, Lyon, Marseille. Pour cela, il fallut installer un puissant laminoir et surtout trouver la force motrice pour l'entraîner. Une énorme roue à aubes de 40 CV fut mise en service, alimentée par une chute d'eau de 8 m de hauteur. Pour l'alimenter, on élargit l'ancien canal. Taillé dans la roche, accroché au coteau, il est porté à 2 m de large et chemine durant 1 km pour relier le barrage, situé peu après Chausserose, à Rosée. Un ouvrage magnifique. Le long bâtiment de l'usine abrite pour moitié la forge, pour le reste, les logements des ouvriers et celui plus confortable du responsable du site, pourvu d'une petite rotonde servant de bureau. La production de l'usine de Rosée cessera en 1848. Elle deviendra ensuite successivement moulin à blé, moulin à papier, cimenterie en profitant du four à chaux toujours visible, laverie, avant de finir en logements et gîte. Quant à Charles Champion de Nansouty, aidé par la Société Ramond, il installera en 1873 dans les Pyrénées, à 500 m au-dessous du sommet du Pic du Midi, le premier observatoire.
André Beuchot

© André Beuchot

Belvédère. Côte-d'Or Tourisme © F. BONNARD

 


Retrouvez toutes les villes, tous les villages et hameaux de Côte-d'Or dans "Curieux de Côte-d'Or".  En vente en librairie. En savoir+


Vie Sociale

Comité des Fêtes.
Une commune où il fait bon vivre !

Economie & Développement

Vic-sous-Thil affichait au dernier recensement 205 habitants pour 2134 hectares. C’était au XIXè siècle, le village le plus peuplé du canton, pas moins de 770 habitants en 1836 et une activité industrielle florissante ! Actuellement les activités sont essentiellement agricoles. Ce sont les agriculteurs qui au fil des saisons modulent le paysage.

Vous souhaitez vous installer sur la commune ou à proximité ? Des opportunités foncières et/ou immobilières sont peut-être déjà disponibles... Rdv sur www.investincotedor.fr


 


 



Que faire ?

Belvédère de la Butte de Thil à Vic-sous-Thil :
Situé sur le célèbre axe Alésia-Bibracte, le sentier pédestre de la butte de Thil est accessible depuis la commune de Vic-sous-Thil.


Fan de ma Commune

Soumettre un commentaire

En poursuivant votre navigation, vous acceptez le dépôt de cookies tiers destinés à améliorer votre expérience utilisateur.

J'accepte Non, en savoir plus