Communiqué de presse commun des députés LaREM de Dijon Didier Martin et Fadila Khattabi relatif aux violences urbaines dans certains quartiers de Dijon, Chenôve et Talant et en réaction aux déclarations des maires de Dijon et de Chenôve.

Les violences urbaines dans certains quartiers de Dijon, Chenôve et Talant ont atteint depuis le 29 mai 2019 une intensité inédite et ont conduit notamment à la mise en place d’un couvre-feu pour les mineurs à Chenôve. Les caillassages, guets-apens et incendies sont intolérables et doivent cesser au plus vite pour la tranquillité de tous. Sur le terrain, les forces de l’ordre et de sécurité, déjà éprouvées par la crise des gilets jaunes, sont pleinement mobilisées et ne laissent aucun répit aux auteurs des faits. A ce jour, de nombreuses interpellations ont d’ailleurs été réalisées. Nous apportons tout notre soutien aux policiers et sapeurs-pompiers, victimes d’agressions verbales et physiques lors de leurs interventions.
Confrontés à la répétition quotidienne de ces violences dans leurs quartiers depuis le 29 mai 2019, les maires de Dijon et de Chenôve mettent en cause indûment, dans un communiqué commun, « l'incurie du gouvernement » et le « silence des députés de Dijon de La République En Marche », tout en s'exonérant de leur propre responsabilité.
Nous appelons les élus socialistes François Rebsamen et Thierry Falconnet à plus de mesure dans leur expression et à partager avec les parlementaires les actions qu'ils comptent mettre en oeuvre dans leur municipalité, dans le cadre de leurs missions de sécurité, de tranquillité et de salubrité publiques. Car chacun sait qu'il faut agir en amont et coordonner au mieux les actions des polices nationale et municipale, en lien étroit avec les services de sécurité privée, les services sociaux et les associations, sans omettre de renforcer la médiation et les correspondants de nuit.
Lors du déplacement en février dernier du secrétaire d’Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, à Dijon, Chenôve, Quetigny et Longvic, auquel nous avons pris part, la nécessité du renforcement des effectifs de police et de gendarmerie sur notre territoire a été très largement relayée par l’ensemble des acteurs de la sécurité.
Aussi, depuis le début du quinquennat, le gouvernement intensifie le rythme de recrutement et de formation pour renforcer les forces de sécurité intérieure. En 2019, ce sont 2 500 postes supplémentaires de policiers (+1 800 postes) et de gendarmes (+700 postes) qui doivent être créés. Pour rappel, le Président Emmanuel Macron s'est engagé à la création de 10 000 emplois sur la période 2018/2022 (7 500 pour la Police nationale, 2 500 en faveur de la Gendarmerie) avec une priorité : la mise en place d’une police plus proche du terrain et de nos concitoyens, pour lutter efficacement contre la délinquance du quotidien dans tous les quartiers de la République.


Didier MARTIN et Fadila KHATTABI
Députés de la Côte-d’Or

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