Exposition : Océan… Ici commence la vie

Exposition : Océan… Ici commence la vie

Info+ :

Renseignements pratiques

Planétarium

14 rue Jehan de Marville & 1 avenue Albert 1er – 21000 Dijon

 

Horaires : 9h – 12h30 / 14h – 18h

Jours de fermeture : mardi, samedi matin et dimanche matin,

ainsi que les 1er et 8 mai, 14 juillet, 1er et 11 novembre, 25 décembre et 1er janvier

(ouverture de 14h à 18h les autres jours fériés)

 

Renseignements :

03 80 48 82 00 – museum@ville-dijon.fr ma-nature.dijon.frdijon.fr

 

Entrée gratuite

(Seules les projections de spectacles au planétarium sont payantes à partir de 6 ans)

 

? Privilégiez les modes doux !

En tram : T1 « Foch gare » et T2 « Foch gare » ou

« Monge Cité de la gastronomie »

En bus Divia : Lianes 3 « SNCF Vincenot » et

Lianes 4 « Monge Cité de la gastronomie »

Station DiviaVélodi : « Planétarium »


Le Jardin de l’Arquebuse de Dijon présente cette année encore une exposition fascinante et captivante pour explorer, observer, découvrir, admirer, comprendre, agir… et prendre conscience du rôle majeur de l'océan dans l'équilibre de notre planète.

Cette exposition est une adaptation de « Océan, une plongée insolite », créée en 2019 par le Muséum national d’Histoire naturelle, enrichie d’éléments locaux.
Elle invite à découvrir une biodiversité étonnante et riche, révélée depuis plusieurs décennies grâce à de nombreuses explorations marines pilotées par le Muséum national d’Histoire naturelle.

 

Bienvenue, à Dijon, dans le monde insolite de l’océan !

Pourquoi une exposition sur l’océan à Dijon située à plus de 400 km à vol d’oiseau de la première goutte d’eau salée ?

> Parce qu’ici comme ailleurs, nous entretenons des liens insoupçonnés avec l’océan ! Parce que dans l’océan… Ici commence la vie

Cette exposition offre un regard scientifique sur le monde sous-marin, loin des côtes et des images familières afin de découvrir une biodiversité marine méconnue.

L'exposition met en lumière les avancées de la recherche, soulignant notre responsabilité en tant qu’êtres humains sur les évolutions majeures qui impactent directement l'océan et influent sur notre vie sur Terre. Les pressions exercées par nos activités et les changements climatiques induits sont ressentis y compris dans les zones profondes ou polaires, où la présence humaine est pourtant très limitée.

En complément des connaissances apportées lors des expéditions conduites par les équipes du Muséum national d’Histoire naturelle, l’exposition valorise les études menées par des chercheurs du laboratoire Biogéosciences (université de Bourgogne) qui scrutent l’océan et sa biodiversité.

 

> Et parce qu’à Dijon… Ici commence la mer !

Les plaques disposées au niveau des bouches d’égout dans le centre-ville  de Dijon nous rappellent que ce que nous jetons sur l’espace public est susceptible d’atteindre l'océan au fil des égouts, des rivières et des fleuves.

Avec la Fondation Tara Océan, suivons de Dijon à l'océan le chemin parcouru par nos déchets plastiques. Oui, un emballage plastique jeté à Dijon peut rejoindre l’océan et revenir… dans notre assiette ! Une réalité pour nous rappeler et nous faire prendre conscience que, par nos activités, nous avons tous une responsabilité dans la préservation de l’océan.

 

5 grands thèmes pour découvrir, au fil de l’eau, l’univers fascinant et insolite de l’océan

Un monde à explorer

La soif de découverte et la curiosité des hommes pour la biodiversité marine : Un incroyable défi !

Au gré du courant

De l’océan à Dijon, à la découverte du monde planctonique qui joue un rôle essentiel à l’échelle de la planète, des richesses de la « Mer de Bourgogne » (Jurassique) et des influences océaniques sur notre climat.
De Dijon à l’océan, le cycle de l’eau et le chemin de nos déchets.

Une plongée en milieu extrême

Des formes de vie remarquables adaptées à des conditions de vie extrêmes, aujourd’hui menacées par le changement climatique lié aux activités humaines.

Entre mythes et réalité

Source de fascination et d’émerveillement, cette masse d’eau imprévisible nourrit depuis toujours de nombreux mythes et récits : Tout un cortège de créatures fantastiques !

Un océan de promesses

Des médicaments aux matériaux innovants, l’océan offre des ressources méconnues à découvrir dans une démarche respectueuse de la nature, sur la base de ce que l’on peut en apprendre… et non plus sur ce que l’on peut en extraire.

 

1ère partie | Un monde à explorer
La soif de découverte et la curiosité des hommes pour la biodiversité marine : Un incroyable défi !

 

L’océan est Un, global et continu. Il couvre 71% de la surface de notre planète mais reste encore très largement inexploré. On connaît aujourd’hui plus de détails de la surface de Mars que du fond de l’océan !

L’exploration du milieu marin est un challenge de taille car, au-delà de son immensité, il constitue pour les humains un environnement aux multiples contraintes. Pour relever le défi, les scientifiques ont inventé au cours des siècles une panoplie de techniques  et d’outils performants qui leur permettent de partir aujourd’hui à la rencontre d’une biodiversité insolite.

À Dijon, les recherches sur l’océan ont d’abord porté sur les organismes marins fossiles, présents dans les roches, avant de s’ouvrir à l’étude des océans actuels. Les collections de l’université et du muséum de Dijon témoignent de la soif de découvertes et la curiosité des hommes pour la biodiversité marine.

 

Des recherches sur les océans à Dijon

Dès le 19e siècle, des paléontologues étudient les organismes marins vieux de centaines de millions d’années présents dans le sous-sol de Dijon et des alentours.

Ces recherches se sont développées vers la description d’espèces fossiles, la datation des terrains, la construction de cartes géologiques, l’étude de l’évolution et la reconstruction des environnements et des climats anciens. Aujourd’hui, ces spécialistes sont réunis au sein du laboratoire Biogéosciences. Une frise du temps replace certains programmes de recherche menés à Dijon sur les océans passés et actuels.

À voir :
Une frise du temps replace certains programmes de recherche menés à Dijon sur les océans passés et actuels.
Spécimens d’étude de certains programmes : ammonites, silex, stromatolithes, oursins…

 

Des collections liées à la mer

Université de Bourgogne
Les collections  de l’université  de Bourgogne  témoignent  de l’histoire  des sciences et de l’enseignement  de la biologie, notamment par l’usage de spécimens d’organismes marins.

À voir :
Alguier de Crouan, limules…

Jardin de l’Arquebuse
Les collections du muséum de Dijon témoignent de collectes anciennes issues notamment de collectionneurs.

À voir :

Des collections marines historiques du muséum, du jardin botanique liées à l’histoire de l’établissement.

 

Découverte de la biodiversité marine

De nombreuses espèces sont découvertes tous les ans, notamment grâce aux expéditions auxquelles le Muséum national d’Histoire naturelle participe ou qu’il pilote. Les espèces marines sont moins nombreuses que les terrestres, mais appartiennent à un plus grand nombre d’embranchements.

À voir :


Ce grand mur de la diversité présente une cinquantaine de spécimens récoltés lors d’expéditions du Muséum (MNHN). Leurs photographies ont été réalisées juste après leur collecte, pour garder une trace de leurs couleurs et aspect originels, elles illustrent la grande variété des formes et des couleurs de la faune sous-marine.

 

De l’océan à la vie terrestre, des adaptations originales

Tous les embranchements ont une origine marine = apparition de la vie dans les océans puis diversification en de multiples embranchements.

Certains ont colonisé les milieux terrestres et dulçaquicoles. La vie en milieu terrestre et dans l’eau douce a été possible en lien avec des adaptations apparues au fil de l’Évolution. Certaines espèces d’eau douce vivant en  Bourgogne Franche-Comté   présentent  des adaptations originales : la moule du Morvan, la « mulette » d’eau douce présente dans le lac Kir, des gastéropodes terrestres et d’eau douce vivant à Dijon ou à proximité, sont les rares représentants de groupes dont l’immense majorité sont des espèces marines.

 

2ème partie | Au gré du courant

De l’océan à Dijon, à la découverte du monde planctonique qui joue un rôle essentiel à l’échelle de la planète, des richesses de la « Mer de Bourgogne » (Jurassique) et des influences océaniques sur notre climat. De Dijon à l’océan, le cycle de l’eau et le chemin de nos déchets.

Le courant est le dénominateur commun de cette seconde partie, de l’océan à Dijon et de Dijon à l’océan. Dans le courant dérivent de nombreux organismes aux mouvements limités : le plancton. Très variés et nombreux, les organismes planctoniques sont pour la plupart microscopiques.

Leurs fossiles et d’autres, sont observés à Dijon et dans la région par des paléontologues qui étudient une mer du Jurassique.

Le courant fait aussi circuler eau et température à travers le monde, faisant de l’océan un acteur fondamental du climat global. Si la pluie qui tombe à Dijon vient majoritairement de l’océan, l’eau provenant de nos sources circule en direction de l’océan, emportant avec elle, notamment, nos déchets plastiques.

 

Distinguer et collecter le plancton - Être minuscule, table d’observation

Le plancton regroupe un très grand nombre et une très grande variété d’organismes : bactéries et virus –
Les plus nombreux, phytoplancton, zooplancton dont la taille et les caractéristiques diffèrent.

À voir :
Le visiteur prend la place du scientifique afin d’observer des échantillons de zooplancton sous toutes les coutures, tout en en faisant profiter les autres visiteurs au moyen de l’écran.

Table d’observation du plancton avec :
Plancton à la loupe
Modèle agrandi 3d de plancton
Les blooms et la photosynthèse

 

Voyage au gré du courant

En route petites larves !

À voir :
Grâce  à  un  multimédia  « En  route  petites  larves ! »,  le  visiteur, particulièrement le jeune public, observe le devenir d’un organisme planctonique de manière narrative et ludique.

 Tout est bon dans le plancton !

Dans le réseau trophique de l’océan, le phytoplancton tient le premier rôle. Il constitue de véritables « pâturages » océaniques « broutés » par le zooplancton, lui-même mangé par de plus gros animaux. Dès que l'on dépasse la zone photique, il n’y a plus de phyto vivant. Mais il sert de nourriture jusqu'aux plus grandes profondeurs sous forme de « neige planctonique ».

À voir :
Le visiteur est invité à reconstituer la chaîne trophique sur une grande table tactile en y replaçant chacun des acteurs dans l’ordre. Il peut ensuite constater quel impact pourrait avoir la disparition du plancton.

 

Quel est ce plancton ?

À voir :
À travers un jeu de « qui est-ce ? » le visiteur découvre avec ses enfants, l’organisme planctonique choisi par son adversaire en posant des questions sur ses caractéristiques morphologiques (forme, couleur, etc.) ainsi que la grande variété du plancton.

 

Le ballet du plancton

Le visiteur découvre la diversité des organismes, de leurs formes et couleurs : émerveillement et prise de conscience de la très grande richesse du monde planctonique.

Une « mer de Bourgogne » au Jurassique

Au Jurassique (-201,3 / -145 Ma), la mer recouvrait le territoire actuel de la Bourgogne. Comment la mer a rendu nos roches intéressantes pour la construction ?

Le sous-sol recèle les traces de la présence d’une mer chaude et peu profonde au Jurassique.
Présenter les grandes lignes de l’histoire de cette mer, à partir des roches dijonnaises.

À voir :
Vitrine de matériel fossile illustrant les propos. Spécimens de fossiles.

 

Dijon sous influence de l’océan

Actuellement, Dijon est située à environ 400 km de l’océan, en climat tempéré océanique dégradé, ou semi-continental, à savoir à influence continentale.

En raison de transferts très variables d’eau et de chaleur, via des courants marins et atmosphériques, notre ville ressent les effets de phénomènes météorologiques et climatiques provenant de l’océan.

Ainsi, le rôle des océans sur le climat s’étudie à l’échelle mondiale : des études sont menées à Dijon par le laboratoire de climatologie, sur le système couplé océan / atmosphère.
Quelle est l’influence de l’océan sur le climat de Dijon aujourd’hui, quelles en sont les manifestations (présence d’animaux, de plantes...) et les répercutions jusqu’à Dijon ?

À voir :
Flore témoignant d’influences océaniques : Jacinthe des bois. Photos/illustrations des 5 poissons migrateurs + carte de répartition en Bourgogne. Livret illustrant l’influence de l’océan sur Dijon.

 

Dijon : Ici commence la mer

Les ressources en eau sont utilisées pour de nombreux usages : domestiques, industriels, agricoles, énergétiques, de transport, de loisirs. Une partie de l’eau est prélevée, puis restituée au milieu. Si les pluies qui arrosent Dijon proviennent de l’océan, l’écoulement naturel de l’eau la reconduit jusqu’à l’océan, via les cours d’eau, ruisseaux, rivières, puis fleuves.

Avec l’eau sont charriées différentes matières, dont les plastiques, qui se divisent en de minuscules fragments. Ainsi, un emballage plastique jeté dans une rue de Dijon peut polluer l’océan.

La fondation Tara (partenaire de l’exposition), à travers un programme de sciences participatives « Plastique à la Loupe » cherche à caractériser la présence du plastique des cours d’eau à l’océan.

Partant des plaques de bouches d’égout « Ici commence la mer », la séquence suit le parcours de l’eau de Dijon à la mer,  en évoquant les enjeux liés aux ressources en eau et les conséquences des activités humaines sur le parcours des eaux.

Cette séquence permet au visiteur de faire le lien entre son quotidien et la mer, comprendre le cycle de l’eau de Dijon à la mer, prendre conscience des grands enjeux de la préservation de l’environnement, du caniveau à la mer en montrant que des pollutions d’ici peuvent être libérées jusqu’à la mer (déchets plastiques, produits chimiques).

En lien avec le programme « Plastique à la loupe » de la fondation Tara, le public est sensibilisé aux conséquences néfastes de la multiplication des déchets plastiques dans l’océan.

À voir :
Graphisme cycle de l’eau

Du continent à l’océan, Tara mène l’enquête !

Programme micro plastiques de la fondation Tara – Plastique à la loupe

La Goélette Tara a sillonné l’Europe pendant 6 mois pour collecter plus de 3000 échantillons, le long des façades maritimes européennes et 9 fleuves européens.

Quarante scientifiques de disciplines différentes ont cherché à identifier les plastiques et comprendre comment ils se fragmentent et se dispersent.

Dans le cadre du programme Tara « Plastique à la loupe », des classes de l’académie de Dijon prélèvent des échantillons d’eau et des plastiques laissés sur les berges (mégots, bouteilles plastiques…), ainsi que les micro plastiques présents dans l’eau.

Ils rédigent une fiche synthèse de leurs résultats, transmis aux chercheurs.

À voir :
Pupitres avec graphisme : le chemin du plastique de Dijon à l’océan.
Maquette de la goélette Tara : De 36m de long, elle a la particularité de pouvoir être utilisée sur de longues périodes (jusqu’à 3 ans) et permet ainsi l’étude de l’océan à l’échelle de la planète. Échantillons de microplastiques et fiche bilan du dispositif de sciences participatives « Plastique à la loupe ».

 

3ème partie | Plongée en milieux extrêmes

Des formes de vie remarquables adaptées à des conditions de vie extrêmes, aujourd’hui menacées par le changement climatique lié aux activités humaines.

 

Les grands fonds et l’océan Austral sont deux milieux peu explorés par l’homme, qui n’en sont pas pour autant désertés par la vie. Des formes de vie originales y évoluent, dans des conditions extrêmes à nos yeux.

Quittez l’échelle du tout petit et mettez le cap vers des territoires peu explorés car difficiles d’accès : les grands fonds marins et les eaux glacées de l’océan Austral.

Longtemps considérés comme déserts, ces milieux abritent en réalité des formes de vie originales. Les organismes y ont développé des adaptations étonnantes à des conditions qualifiées d’extrêmes du point de vue humain. Partez à la rencontre de quelques représentants de cette biodiversité insolite !

Dans l’obscurité des profondeurs - Au menu des grands fonds

Les rayons solaires n’atteignant pas les grands fonds, les seules sources de lumière proviennent d’organismes bioluminescents.

Certaines espèces des milieux profonds présentent des caractéristiques étonnantes pour se repérer, chasser, se camoufler...

À voir :

Autant d’adaptations présentées à travers une série de spécimens de poissons et un audiovisuel.
Vitrine  avec  galathée  des  profondeurs,  crustacé  isopode  géant, morceau de bois coulé couvert d’animaux.
Boite noire avec une baudroie des profondeurs.

Dans les profondeurs, la nourriture est rare, le plus souvent constituée de restes d’organismes provenant des étages supérieurs et ponctuellement d’apports plus massifs (grands cadavres ou débris végétaux). On y croise une faune adaptée à ces conditions particulières : espèces opportunistes, formes géantes, poissons à la gueule extensible, charognards spécialisés…

Les fonds marins ne sont pas un grand désert tout plat !

Découvrir la faune spécifique évoluant dans ces milieux extrêmes.

À voir :

Jeu « où vivent ces espèces ?

Sur les monts-sous-marins - autour des sources hydrothermales

Les monts sous-marins créent des remontées d’eaux profondes riches en minéraux, qui augmentent les retombées de matière organique sur leurs sommets et leurs versants. Ils sont l’habitat privilégié d’une grande diversité d’espèces vivant (fixées ou non) sur le substrat rocheux et se nourrissant de cette abondante « neige marine ». Nombre d’entre elles sont dites « espèces architectes », car elles servent de refuge à d’autres animaux.

Les sources hydrothermales font  figure d’oasis de vie au sein du milieu profond. Une vie foisonnante s’y développe.  Des bactéries chimio synthétiques produisent de la matière organique, dont se nourrissent toutes sortes d’espèces de vers, de crustacés et de mollusques.

Les habitants du froid

Cet ensemble présente les spécificités de l’océan Austral (le seul non-délimité par des continents ou le seul entourant un continent).

Poissons des glaces

Les caractéristiques étonnantes développées par les poissons de l’océan Austral pour résister  au froid, notamment la molécule « antigel ».

Taille XXL

Certaines espèces de l’océan Austral sont sensiblement plus grandes que leurs homologues d’autres parties de l’océan.

Plusieurs raisons sont évoquées, parmi lesquelles un métabolisme plus lent, un taux très élevé d’oxygène dissous dans les eaux glacées, ou encore l’isolement de l’océan Austral.

Particules alimentaires

Le régime alimentaire le plus répandu dans l’océan Austral est le régime suspensivore : les espèces filtrent l’eau pour se nourrir des micro-organismes qui s’y trouvent. D’autres espèces, d’étoiles de mer, némertes ou d’ophiures notamment, sont plutôt prédatrices.

Bébé à bord

Certaines espèces de l’océan Austral sont incubantes : elles ne se séparent pas de leurs larves – comme nombre d’espèces vivant dans l’eau. Elles les gardent sur leur corps ou dans une poche de protection jusqu’à ce qu’elles deviennent juvéniles.

 

Programme Proteker : un observatoire sous-marin dans les îles Australes

Une équipe de l’université de Bourgogne étudie la biodiversité marine située entre 0 et 20 mètres, le long des côtes des îles Kerguelen.

La biodiversité sous-marine de ces régions est luxuriante et étonnante, en comparaison avec les paysages terrestres. L’objectif du programme PROTEKER est d’assurer un suivi sur le long terme des écosystèmes benthiques côtiers, d’acquérir des données de température, de salinité et de mesurer les effets du dérèglement climatique sur les milieux marins. Ces découvertes exigent des moyens et des compétences très particulières.

L’exposition montre à travers ce programme, les acquisitions de connaissance sur la biodiversité marine (observations rares jusqu’à ce programme) et la luxuriance des fonds marins en comparaison avec les paysages terrestres.

Sont ainsi montrés les « coulisses » de la recherche en milieux extrêmes, vues par des chercheurs dijonnais : Plongée entre 0-20 mètres-prélèvements limités.

Pupitre décrivant les données techniques du programme Proteker. Diaporama

 

4ème partie | Entre mythes et réalité

Source de fascination et d’émerveillement, cette masse d’eau imprévisible nourrit depuis toujours de nombreux mythes et récits :
Tout un cortège de créatures fantastiques !

L’océan est depuis toujours une source de fascination et d’émerveillement. Cette masse d’eau imprévisible, en perpétuel mouvement, a suscité la création de nombreux mythes et récits mettant en scène des créatures fabuleuses, purs produits de l’imaginaire ou interprétations de formes existantes.

Des figures marines tout autour du globe - Des créatures hybrides

Des animaux mythiques aux formes et symboliques variées — tantôt figures amies et source de vie, tantôt figures prédatrices et destructrices — se retrouvent à plusieurs époques tout autour du globe. Selon les sociétés, une même créature marine peut ainsi se voir prêter des qualités distinctes.

L’hybridité est l’une des caractéristiques de la figure fabuleuse. Les créatures marines n’y font pas exception, elles sont souvent le résultat d’assemblages d’animaux   aquatiques et terrestres : cheval des mers à queue de poisson, baleine à tête de phacochère, dragon capable d’évoluer à la fois dans l’eau, dans l’air et sur terre…

À voir :
Dispositif  multimédia  abordant  la  dimension  hybride  des  figures mythiques, y compris dans le registre marin. L’universalité et la variété des représentations de ces figures légendaires dans différentes cultures et à différentes époques.

Des créatures marines à Dijon

À voir :

Collections locales et populaire évoquant des« monstres marins ». Vase décoratif, triton, cheval marin…

 

Sur la piste du cœlacanthe


Jusque dans la première partie du 20e siècle, le cœlacanthe était uniquement connu à l’état fossile, sous une grande variété de morphologies, de tailles et d’habitats. En 1938, la découverte d’un premier spécimen vivant en Afrique du Sud, puis d’un second aux Comores, relance l’intérêt des scientifiques pour un poisson qui se révèle pourtant bien connu des populations locales.

La découverte d’un cœlacanthe vivant en 1938 a alimenté le mythe du « fossile vivant », laissant imaginer à tort une espèce qui n’aurait pas évolué depuis la nuit des temps. Il n’en est rien : le cœlacanthe est soumis à l’évolution comme tous les autres êtres vivants.

5ème partie | Un océan de promesses

Des médicaments aux matériaux innovants, l’océan offre des ressources méconnues à découvrir dans une démarche respectueuse de la nature, sur la base de ce que l’on peut en apprendre… et non plus sur ce que l’on peut en extraire.

 

La surexploitation et la dégradation du milieu marin font peser une grave menace sur les organismes qui y vivent. Une nouvelle façon de considérer l’océan est aujourd’hui indispensable. L’étude et l’observation des organismes marins ont déjà permis d’identifier des molécules aux propriétés prometteuses et ont inspiré une multitude d’innovations dans des domaines extraordinairement variés.

La biominéralisation

Les processus de biominéralisation (fabrication de minéraux par des êtres vivants) sont étudiés par des chercheurs de l’université de Bourgogne, notamment en lien avec les enjeux de lutte contre l’acidification des océans et le stockage du carbone.

La biominéralisation concerne de nombreux êtres vivants, sur terre comme en milieu marins (squelettes externes et internes, dentition, perles de culture…).

Les coraux, chez les métazoaires, sont les plus gros producteurs de carbonate de calcium à l'échelle mondiale: à eux seuls, ils représentent plus de 1/3 de la production carbonatée en domaine de plate-forme.

À voir : 

Exemples de biominéralisation. Livret biominéralisation « Tout sur la coquille ».


La « reprise de biodiversité », quelles promesses ?

Depuis 3,8 milliards d’années, 5 grandes extinctions (et de nombreuses autres de moindre intensité) ont ponctué l’histoire du vivant et marquent aujourd’hui les limites du calendrier géologique.

L’étude attentive de fossiles datés du Trias découverts dans le grand ouest américain permet de mieux comprendre la vitesse de récupération de la biodiversité après la plus grande extinction de masse connue (la crise Permien-Trias).

C’est une spécialité de l’équipe dijonnaise du laboratoire de Biogéosciences.

En quoi l’étude des grandes extinctions est importante dans le contexte actuel d’extinction des espèces ?

Les nouveaux systèmes mis en place seront-ils propices à la vie humaine…?? Nous sommes les acteurs principaux de notre propre disparition…

Table d’observation / expériences « La Muse océan »

Plutôt que de penser la nature comme un réservoir infini à exploiter jusqu’à plus soif, considérons-la comme une source d’inspiration infinie à conserver à tout prix ! L'humain fait partie d'un tout et déstabiliser le vivant, c’est impacter l'avenir de l'espèce humaine.

Cette approche, la bio-inspiration, est présentée à travers les différents dispositifs.

L’exposition aborde cette notion de bio-inspiration par une approche ludique reliant les ressources de l’océan aux préoccupations du quotidien.

De l’océan au médicament

Les organismes marins (en particulier les organismes fixés) vivent dans un milieu très compétitif et assurent leur survie par la transmission de signaux chimiques. Le cas du cône est lié à sa technique de chasse Les molécules produites par certains d’entre eux ont révélé des propriétés étonnantes que les scientifiques étudient pour des applications médicales.

À voir :
Cette thématique est abordée dans l’exposition par l’intermédiaire d’un écran tactile sur lequel les visiteurs peuvent suivre en parallèle trois histoires extraordinaires de molécules issues de la mer. Une vitrine présente certains médicaments et espèces évoqués sur l’écran tactile. 

L’océan s’acidifie

L’océan absorbe une partie du C02 émis par les activités humaines. Ce gaz acide perturbe certaines espèces, notamment celles qui construisent leur squelette en carbonate et les empêche de se développer.

À voir :

"La balance carbone" permet au visiteur d’estimer sa consommation et comparer son empreinte carbone avec les objectifs de 2030. Dispositif crée par Studio Enjeux.

 

Épilogue

 

Je veux agir pour protéger l’océan !

À travers quatre modules, des questions sont directement posées aux visiteurs, les incitant à s’impliquer directement dans les solutions pour l’océan.

 

1)   Réduire notre consommation de plastique

Votez OUI ou NON à l’aide d’une graine

Exemple : Apporter un sac en tissu dans les commerces

 

2)   Avoir un usage du numérique plus économe

Votez OUI ou NON en coloriant 1 case

Exemple : Éteindre la wifi / mettre mon smartphone en mode avion la nuit

 

3)   Diminuer son empreinte carbone

Votez OUI ou NON à l’aide d’une boule de couleur

Exemple : Consommer des produits (fruits, légumes, céréales…) en majorité bio, locaux et de saison

 

4)   Consommer le poisson de manière plus durable

Votez OUI ou NON en utilisant un tampon poisson

Exemple : Me renseigner sur l'état des populations des poissons que je mange

 

Générique | Remerciements

Une exposition originale conçue en 2019 par le Muséum national d’Histoire naturelle sur son Grand Site du Jardin des Plantes

 

MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE

Présidence - Direction

Gilles BLOCH, Président

Emmanuel SKOULIOS, Directeur général délégué aux ressources

Commissaire scientifique

Nadia AME?ZIANE, Station de Biologie marine de Concarneau, MNHN

Itinérance

Agnès PARENT, Directrice des Publics, Elsa GUERRY, Responsable du service Programmation et itinérance des expositions, Térésa RIBEYRON, Chef de projet, Adaptation muséographique, Sophie DABIS, Régie des collections

Adaptation Dijon – avril 2024

Exposition adaptée et produite par l’équipe du Jardin de l’Arquebuse, financée par la ville de Dijon

 

Commissariat scientifique

Agnès FOUGERON, directrice du Jardin de l’Arquebuse, Nadia AME?ZIANE, Station de Biologie marine de Concarneau,

Muséum national d’Histoire naturelle

Commissariat d’exposition / Direction du projet

Sophie JOLIVET, responsable des expositions

Conseil scientifique

Thomas SAUCEDE, Emmanuel FARA, Arnaud BRAYARD, Pierre-Yves COLLIN, C. DURLET, Yann LELIEVRE, Frédéric MARIN, Sébastien MOTREUIL, Pascal NEIGE, Pierre PELLENARD, Yves RICHARD, Christophe THOMAZO, Emmanuelle VENNIN

Prêteurs

Muséum national d’Histoire naturelle, université de Bourgogne, Laboratoire Géosciences et Pôle Culture, Direction des musées de Dijon (Musée des Beaux-arts, Musée de la Vie bourguignonne, Musée d’Art sacré, Musée Archéologique), Bibliothèque municipale de Dijon, Muséum d’histoire naturelle de Nantes, Jean-Louis Gay, Fondation Tara Océan

Iconographie

Bibliothèque municipale de Dijon, Association Pierre de Bourgogne, Dijon métropole, Ville de Dijon.

Réalisation technique / Prestataires

Graphiste : Laurence BERTHEL « Tout feu tout flamme » (scénographie) / TempsRéel (communication)

Illustrations : Thibault ROY

Impressions 3D : 3D Solutions, 3D Services

Impressions : Léonard, S2E impressions

Mobilier externe : PROMUT (jeu « quel est ce plancton ? ») / Studio En Jeux (La Balance Carbone)

Partenariat

- Muséum national d’Histoire naturelle

- Fondation Tara Océan

- Laboratoire Biogéosciences

- Université de Bourgogne