Pèche, baignages, randos… les terres de Norge et Tille insufflent le calme en infusion pour #unebaladeencotedor

Pèche, baignages, randos… les terres de Norge et Tille insufflent le calme en infusion pour #unebaladeencotedor

Info+ :

La base de loisirs, située sur la commune d’Arc-sur-Tille, est gérée par la CC NeT.

Elle dispose de 2 parkings gratuits (P1 et P2) situés de chaque côté de la route départementale (D70).

Elle se compose d’un bassin principal avec une zone de baignade et une zone dédiée à l’Alliance Dijon Arc voile. Ce club de voile a conventionné avec la CC NeT pour occuper une partie de la base et propose des activités nautiques diverses.

La baignade est surveillée du mois de juin jusqu’au 30 août, de 13h30 à 19h. Un prestataire propose un stand de restauration rapide et des locations de transats et parasols en saison.

2 autres bassins sont mis à disposition de la Fédération de ski nautique qui l’utilise pour ses entrainements et rencontres sportives.

Et pour la voile c’est par ICI htps://www.clubadav.com/

Crédit photos ©CC Norge et Tille

Crédit photos © André Beuchot et  Marie Quiquemelle


Sur les terres de Norge et Tille, coulent deux rivières du même nom. La Tille continue de se faufiler jusqu’à la Saône, tandis que la Norge se jettera… dans la Tille ! De nombreux barrages, moulins et lavoirs se répartissent tout au long de leurs parcours Au cœur des terres châteaux, demeures de maîtres aux imposantes bâtisses jalonnent villages, champs de fraises… une spécialité d’ici tout autant que les asperges… Mais on trouve aussi le Fort Brûlé à Asnières-les-Dijon, les belles églises de Brétigny ou de Flacey avec son clocher percé à doubles cloches et bien sûr celle de Norge ! Une terre où l’eau est omniprésente, ou les chemins, souvent plats inspirent les balades à vélo…

Bien sûr, le village le plus connu est sans doute Arc-sur-Tille, où on prend l’autoroute direction le Doubs ou le Jura tout proches, et où, tout au long de l’année, on peut se régaler de balades autour du lac, crapahuter et pêcher aux bords des étangs voisins ou pratiquer toutes sortes d’activités nautiques en été. Dépaysement garanti à quelques encablures de Dijon dans un cadre verdoyant et paisible !

Pour une super balade, il faut suivre ce lien pour voir quels sont les chemins à découvrir facilement à bicyclette, pour les plus sportifs, cela va de soi. Plutôt farniente paisible en solo ou en famille… pas de souci, on peut passer la journée à respirer non loin de l’exsurgence de la Norges, qui jaillit au pied de l’église du village, en haut de son promontoire. Une drôle de source aménagée et construite en gradins en pyramide inversée avec, un peu plus loin, un platelage permettant d’observer la faune et la flore de la zone humide qui cerne la rive droite du début de la Norges.

Il fait bon vivre au bord de la Tille où de nombreuses gravières laissent des étangs poissonneux comme celui de Lochère à Remilly-sur-Tille et celui de Vaux-sur-Crosne, à la faune et à la flore qualifiée d’intérêt régional en raison de la présence d’espèces particulières… tout comme au Bois de la Souche, une chênaie pédonculée à Ormes et Frênes… bref le paradis des découvreurs et des photographes !

L’eau, une terre légère et fraîche, voici de quoi donner des productions inédites et inattendues en Côte d’Or. Car, à Flacey on perpétue la tradition des cultures d’eau comme celles du cresson et de l’osier. Et c’est à Ruffey-lès-Echirey qu’on perpétue celle des asperges au bon goût spécial de leur terroir… une culture qui a remplacé celle du chanvre dont on peut voir les anciens rouissoirs…Quittant la Tille, on retrouve la Saône, l’amie du Rhône et des mariniers.

Et pour briller en société, on peut raconter la très insolite histoire du Fort Brûlé ! En effet, ce fort ne défendit jamais Dijon, investi par les Allemands qui l’utilisèrent comme stock de munitions pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils ont occasionné de considérables dégâts en 1944 en faisant sauter des munitions dans le fort, tant et si bien qu’à l'exception de l'aileron du saillant II, il ne reste pratiquement rien de la moitié gauche de l'ouvrage ! Ou encore évoquer, plus ludiquement, les vestiges d'une voie romaine et au lieu-dit Bas-Mont (ancien moulin) furent mis à jour les vestiges d'une villa gallo-romaine à Ruffey-lès-Echirey. Et pour être tout à fait dans le coup, il faut citer la légende de Saint Julien qui raconte que « dans ce village où les habitants portent le sobriquet "d'écorchou de chein", les écorcheurs de chiens, on raconte qu'un charmeur de loups vivait au pays, appelant les loups par des cris, Ahoue, Ahoue... Les chasseurs pouvaient alors les tuer lorsqu'ils s'approchaient. Autre sobriquet : Lé Pairai = les pauvres. Un surnom destiné à être reconnus comme incapables de payer l’impôt.
Une Dame Blanche hantait aussi la contrée et on montre encore, derrière l'école, le pré de la Dame Blanche. Sans oublier que Saint-Julien serait le domaine de la mystérieuse Brebis Noire… André Beuchot).

La source de la Norge et ses alentours sont un lieu incontournable de balade familiale, de randonnée en solo ou de rendez-vous de pêche à la ligne ! Ce site étonnant au pied de l’église, non moins étonnante au vocable de saint Vallier, voit la source de la Norge jaillir en exsurgence en plein cœur du vieux centre de Norges la Ville. Huuumm… une exsurgence ? Une exsurgence (du latin surgere, qui signifie « se lever »), est l'exutoire d'écoulements souterrains qui proviennent de l'infiltration des eaux de pluies.

La Norge sort là, de nulle part, dans un bassin carré à degrés (plusieurs marches). Car a source principale fut aménagée au début du 19ème siècle et construite en gradins sous forme d’une pyramide inversée. La rivière a été doublée par un bief sur quelques centaines de mètres afin de desservir quelques lavoirs et abreuvoirs. On peut ainsi admirer le très beau lavoir, doté autrefois d'un plancher mobile. Un rare barrage à aiguille régule les eaux à quelques mètres. Autrefois, on profitait de la rivière pour rouir le chanvre dans des petites mares aménagées en rouissoirs appelés ici naizoirs.

L’eau, descendant de quelque part au pied du plateau de Langres, y est très fraîche et on peut s’attarder à observer un drôle de phénomène ! En effet, les zones sableuses qu’on voit sur le fond sont dépourvues d’algues… Ce sont d’autres sorties de sources et, il est possible en certaines périodes de voir le sable remuer sous la pression de l’eau… comme agitée par quelque génie facétieux.

La Norge poursuit tranquillement son cours sur un peu moins de 40km, mais à Norges, le site a été complètement aménagé et un chemin pédagogique permet la découverte de la zone humide de la Norge. Le chemin des Prés Plaisants, est un réservoir de biodiversité à découvrir en toutes saisons ! Le platelage de bois permet de surplomber la flore et la faune discrète de la zone humide sur la rive droite du début de la Norge.

On apprécie le calme de cet aménagement minimaliste aux lattis de bois un lisse comme une planche de glisse… Et ce long fil apaisant et verdoyant entre Norges et sa voisine Brétigny ou la Norge se traverse par une jolie passerelle… Une invitation à la tranquillité et au ressourcement qu’on retrouve sur l'Esplanade de la Source aménagée pour passer des journées à farnienter ou à pêcher à l’entrée du village entre clapotis et grands arbres !

 Crédit photos © André Beuchot et  Marie Quiquemelle