La rente de Leuzeu

La rente de Leuzeu

Info+ :

Les  Cahiers du Leuzeu

Format 18 x 22cm, abondamment illustrés.

- Dernier né, le cahier N° 7 raconte en huit chapitres l'histoire détaillée de Leuzeu avec le renfort de nombreuses illustrations en noir ou couleur. Huit légendes et nouvelles inédites en lien avec chaque époque apportent un peu de rêve et de poésie. Vous y trouverez une sélection d'images d'archives, photos anciennes et récentes et peintures réalisées par les adhérents.

La rente de Leuzeu - Cahier 7

Le livre fait 80 pages, il est pour l'instant en vente au tabac de Fleurey-sur-Ouche et par correspondance.
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Les autres cahiers de Leuzeu :

- N° 1 : Présentation générale du lieu (histoire rapide, description des bâtiments, flore et faune, derniers fermiers...).

- N° 2 : 37 circuits de randonnée passant par Leuzeu. Épuisé.

- N° 3 : Consacré à la bataille de Leuzeu et ses annexes, siège du maquis Liberté violemment attaqué par la Milice de Vichy en juillet 1944.

- N° 4 : Édition spéciale. Superbe album de photos en noir et blanc, signées Marcel Couturier. Chaque photo est accompagnée d’un texte d’auteur littéraire, dont cinq textes d'Henri Vincenot sélectionnés pour nous par sa fille Claudine, ou par des textes rédigés par des adhérents de notre association.

- N° 5 : Relate les dix ans d’action de l'association sur le site. Épuisé.

- N° 6 : Présente 20 randonnées passant par le Leuzeu.

Vous pouvez vous procurer ces Cahiers du Leuzeu sur place, au tabac-presse de Fleurey-sur-Ouche ou à l’Office du Tourisme de Gevrey-Chambertin ou nous les commander au prix de 12 euros chaque (+ port 4 €).

Tarif réduit pour les adhérents de l'association des Amis de Leuzeu.


Ancienne grange monastique au 13e siècle, la rente de Leuzeu est un lieu chargé d’histoire, situé dans un petit vallon parcouru par un fin ruisseau sur le territoire de la commune de Fleurey-sur-Ouche. Perdu dans la montagne, à égale distance des villages de Clémencey, Flavignerot, Urcy et Velars-sur-ouche, le site est bien connu des randonneurs et des familles avides de nature. Il offre de nombreuses possibilités de circuits et le GR 7 se faufile à 800 m environ seulement. La rente de leuzeu est accessible gratuitement aux randonneurs et familles, à la seule condition de respecter un règlement plein de bon sens !

La rente de Leuzeu, un lieu chargé d’histoire

La rente de Leuzeu, un lieu chargé d’histoire

Un lieu chargé d’histoire dans un petit vallon parcouru par un fin ruisseau sur le territoire de la commune de Fleurey-sur-Ouche, perdu dans la montagne à égale distance des villages de Clémencey, Flavignerot, Urcy et Velars-sur-ouche. Ancienne grange monastique au 13e siècle, domaine des Ducs de Bourgogne aux 14 et 15e siècles, joli manoir fortifié au milieu 17e siècle, centre d’une seigneurie jusqu’à la Révolution et enfin, haut lieu de la Résistance, Leuzeu fut habité jusqu'en 1930. Tombés ensuite en ruines, ses vestiges sont en cours de réhabilitation par l'association, Les Amis du val de Leuzeu, devenue propriétaire du domaine en 2010.

Le site bien connu des randonneurs et des familles avides de nature, offre de nombreuses possibilités de circuits et le GR 7 se faufile à 800 m environ seulement. L'association a publié une brochure le Cahier du Leuzeu n°6 présentant 20 randonnées passant par la rente qui offre aux promeneurs et randonneurs un grand espace entretenu équipé de deux grandes tables bancs, deux petits espaces dans le vallon pour pique-niquer, un coin feu, un auvent et une ancienne grange dotés d'un poêle pour s’abriter et se réchauffer à la mauvaise saison. Le tout accessible gratuitement, à la seule condition de respecter un règlement plein de bon sens !

 La rente de Leuzeu, un lieu chargé d’histoire

Leuzeu, guide pratique :

Randonneurs, promeneurs, vous êtes les bienvenus dans ce lieu, propriété de l’association Les amis du val de Leuzeu. Pour que ce lieu vous reste ouvert, voici quelques consignes à respecter.

Parking : sauf impératif comme emmener une personne à mobilité réduite ou décharger du matériel, laissez votre voiture au parking du bas maintenant bien stabilisé.

Eau : aucune analyse de l’eau n’est effectuée dans la source voûtée, le ruisseau ou le captage de l’abreuvoir pour en déterminer la potabilité.

Toilettes : préférez l’utilisation des toilettes sèches (situées à droite de la grange) à une escapade dans la forêt ou une discrète pause derrière les murs des bâtiments (c’est fort désagréable de voir des papiers qui traînent). Il y a une réserve de sciure dans la grange derrière la bâche bleue, n’hésitez pas à remplir le panier.

Enfants : les enfants adorent ce lieu où ils se sentent en liberté, mais ils restent bien sûr sous votre responsabilité, alors ne les perdez pas de vue !

- évitez qu’ils aillent seuls autour des bâtiments et dans le jardin

- ne les laissez surtout pas jeter des pierres dans le ruisseau ou dans la source et ne les aidez pas à le faire ! (on retrouve parfois des pierres jetées d’une belle taille)

- évitez qu’ils ne capturent les petits animaux vivants dans le ruisseau : petites crevettes d’eau douce (gammares) ; larves de salamandre terrestre espèce protégée, tritons, têtards mais aidez-les dans l’observation de cette petite faune fragile.

-au retour faites attention à l’éventuelle présence de tiques sur le corps de votre enfant. Il y en a au Leuzeu comme dans tout espace naturel.

La rente de Leuzeu, un lieu chargé d’histoire

Feu : vous pouvez faire du feu dans le foyer sur l’espace pique-nique, mais pas ailleurs.

Vous pouvez utiliser le bois déposé près de ce foyer mais ne vous servez pas dans les tas empilés ailleurs pour les besoins des travailleurs de notre association. Allez chercher de préférence du bois mort dans la forêt voisine, il ne manque pas. Un barbecue (demi-bidon sur un cadre) est à votre disposition sur l’espace pique-nique.

Grange et auvent sont à votre disposition en cas de mauvais temps. Vous pouvez déplacer le matériel -tables, chaises- de la grange sous l’auvent, et bien sûr le remettre à sa place. Dans la grange il y a une cuisinière à bois pour réchauffer un repas… ou vos mains !

La rente de Leuzeu

Vallon : le vallon est un espace protégé à la flore exceptionnelle : ne cueillez pas les fleurs, ne perturbez pas l’eau des petits bassins(ne rien jeter, ne pas se baigner), ces petits bassins ont été creusés dans le cadre d’un programme agréé par la Direction départementale des Territoires pour favoriser la reproduction des salamandres terrestres.

Et en repartant, n’oubliez pas de partir avec votre poubelle ; assurez-vous que vous n’avez rien oublié, que tout est bien rangé et propre et laissez-nous, si vous le souhaitez, un petit mot sur le cahier sous la voûte d’accueil.

 La rente de Leuzeu, un lieu chargé d’histoire

 

Le vallon de Leuzeu

En amont des bâtiments de l’ancien manoir de Leuzeu, le vallon de Leuzeu, dit de la Combe au Chêne, présente beaucoup d’originalités. Il est d’abord parcouru par un petit ruisseau, le Leuzeu, ruisseau pérenne alimenté par trois sources, dont une, la plus élevée, ne coule que quand la nappe phréatique est pleine. Le ruisseau coule rapidement tout en laissant un important dépôt calcaire qui emprisonne feuilles et brindilles et forme souvent de petits barrages suivis de petites cascades.

 La rente de Leuzeu

Ce ruisseau abrite une faune intéressante en particulier une multitude de petites crevettes d’eau douce, les gammares, signe d’une eau non polluée et des larves de salamandre terrestre, la belle salamandre aux taches noires et jaune. C’est pour faciliter la reproduction de ces salamandres, espèce menacée et donc protégée, que l’association Les amis du val de Leuzeu, propriétaire des lieux, a fait creuser trois petits bassins en enfilade avec l’autorisation de la Direction Départementale des Territoires.

Le ruisseau est bordé par des arbres variés : aubépine, frênes, noisetiers, saules, viornes, peupliers blancs d’Italie (replantation), et parmi eux un superbe saule marsault, répertorié dans les arbres remarquables de Bourgogne et peut être le plus gros au niveau national. La flore du vallon, très riche sur la pelouse calcaire, attire chaque année des spécialistes venus en observation. Parmi les plantes rares : une bonne centaine de pieds de grandes gentianes jaunes, la station la plus méridionale de la Côte-d’Or pour cette plante, mais aussi beaucoup de genêts de pelouse calcaire, nombre d’orchis dont plusieurs pieds d’Orchis militaire albinos.

 

Comment contribuer au sauvetage de Leuzeu

Promeneurs, randonneurs, en groupes ou individuels, vous êtes très nombreux à aller passer un moment au Leuzeu. Pour que ce lieu reste ouvert, respectez-le et aidez les bénévoles de l'association à faire respecter les consignes données qui sont affichées sous la voûte d’accueil. Prévenez impérativement si vous avez le projet de camper ou de bivouaquer en précisant et respectant le nombre prévu.

Pour tout ce qui est offert sur l’espace de Leuzeu, le principe de la gratuité a été adopté, mais un don même modeste est le bienvenu pour aider à entretenir le lieu.

L'association à laquelle vous pouvez adhérer est reconnue d’intérêt général et donc habilitée à recevoir des dons et délivrer des reçus fiscaux (votre don peut être déduit de votre impôt sur le revenu à hauteur de 66%). Vous pouvez envoyer un chèque au siège de l’association : Les Amis de Leuzeu, Mairie, rue du Sophora, 21410 Fleurey-sur-Ouche.

Et si vous nous donniez un coup de mains ?  Plusieurs associations de randonneurs le font déjà en programmant dans un circuit de randonnée une demi-journée de travail au Leuzeu avant ou après le pique-nique. Il y a des petits travaux à réaliser pour toutes les forces et tous les goûts et nous ne manquons pas d’outils !

Bulletin d'adhésion

 

Brève histoire de Leuzeu

Vous retrouverez toute l'histoire détaillée dans le cahier N° 7 qui vient de sortir

Le texte le plus ancien relatif au manoir de Leuzeu date de 1274 et parle d’une grange monastique. Puis un texte de 1328 attribue le Leuzeu aux ducs de Bourgogne. C’est au XVIIe siècle qu’un noble, Jean de Gastebois, conseiller du duc d’Orléans, fait construire un manoir fortifié entouré d’un mur d’enceinte. Ce domaine, qui se transmet souvent par la dot des femmes, restera aux mains de deux familles seulement jusqu’à nos jours. Une seule interruption dans cette continuité : lors de la Révolution de 1789, le propriétaire Louis Fardel de Daix émigre et le Leuzeu est déclaré Bien national.

Les familles nobles propriétaires du Leuzeu ne résident pas sur place mais à Dijon. Elles se réservent cependant une partie des bâtiments, la maison des maîtres, dont une grande pièce au plafond à la française qui sera inscrit à l’inventaire des Monuments historiques en 1925.

Les derniers fermiers, la famille Dupaquier, quittent le Leuzeu pour Flavignerot en 1930, se plaignant du mauvais état des bâtiments et de leur isolement. Commence alors une longue dégradation des bâtiments, accélérée parfois par des pillages ou du vandalisme.

Isolé au milieu d’un espace très boisé, le Leuzeu va tout naturellement devenir le lieu d’implantation d’un maquis de la Résistance en 1944. Le 30 juillet 1944 le groupe, fort d’une centaine d’hommes, fut violemment attaqué par plus de 400 miliciens du régime de Vichy, pour la plupart venus spécialement de Paris et acheminés depuis Dijon par trois côtés dans le vallon de Leuzeu.

C’est une initiative individuelle en 2001 relayée en 2007 par la création d’une association qui achète l’espace des bâtiments et le vallon du Leuzeu, un peu plus de 7 hectares en 2010, et qui redonne maintenant vie au Leuzeu.

 

Qui a volé Niki.  (Nouvelle inédite)

Le numéro 7 des Cahiers de Leuzeu renferme 8 légendes et nouvelles.

Voici la version intégrale inédite de la 9eme histoire publiée en version courte seulement dans une lettre interne réservée aux adhérents de l'association. De quoi vous donner envie de lire les précédentes !

Qui a volé Niki ?

Mireille sortit avec précautions les géraniums calés dans la cagette pendant que Gabrielle dégageait de la place. Ensemble, elles ont choisi l'emplacement où ils seront installés. Soigneusement alignés sur le mur du fond du jardin, ils apporteront une touche de couleur bienvenue. Il faut maintenant rempoter tout ça. Les deux femmes remplissent les récipients en terre récupérés à droite et à gauche, recouverts de motifs tarabiscotés de couleurs vives d'un coup de pinceau habile. Un travail qui les a bien occupé les jours précédents. Cependant, elles comprennent rapidement qu'elles vont manquer de contenants. Gabrielle se décide :

- Je vais aller voir à droite et à gauche, dans le local technique et la grange s'il ne traine pas quelques pots.

- Regarde aussi du côté de la voûte. J'ai vu des trucs entassés, ajoute Mireille.

Gabrielle prend son courage à deux mains. Elle fouille la réserve de fond en comble puis direction la grange. La visite ne dure guère. Elle repart en direction des ruines du manoir, passe en revue le musée, la laiterie, le four à pain, bref, chaque coin de Leuzeu pouvant cacher un récipient utilisable. Après une dizaine de minutes, elle revient avec tout un bric-à-brac entassé dans une brouette ; un cache pot en faïence, un pot ébréché, un vase décoré de fleurs en relief, un autre tarabiscoté ressemblant à un personnage de toutes les couleurs,  un vieux vase en métal émaillé et deux pots gigognes tricolores en plastique ornés d'étoiles…

- Regarde Mireille, nous sommes sauvées. Si on alterne tout ce bazar avec ce que tu as déjà, ça ajoutera une note colorée et amusante.

- Oui ; sauf que les fleurs qui pendent vont cacher l'emballage, répond Mireille en riant.

Profitant d'un beau soleil, les deux femmes poursuivent leur ouvrage quand un groupe de randonneurs déboule joyeusement. Il faut faire une pause et organiser la visite pour cette bande de curieux. Les questions fusent. On passe d'une pièce à l'autre, parfois en grand désordre, papotant avec bonne humeur. Il faut rattrouper les retardataires qui trainent dans les pièces. Certains touche-à-tout doivent être rappelés à l'ordre. Petit tour jusqu'à la fontaine puis pause quatre heures.

Pendant que le groupe boucle ses sacs à dos, Mireille et Gabrielle se remettent à l'ouvrage. Les géraniums installés sur le muret, se sont quelques baguettes qu'il faut maintenant dénicher pour accrocher au bout de chaque rang de semis les sachets des graines qu'elles viennent de planter.

- Je vais chercher un arrosoir pendant que tu prépares des allées, propose Mireille. Il faut tout arroser avant de partir.

Mais cette fois, ce sont trois vététistes qui stoppent leur vélo contre le manège. Gabrielle les salue, fait un pas vers eux. Mais par signe, ils font comprendre qu'ils feront juste un petit tour seuls. Elle les laisse et les voit disparaitre sous la voûte tandis qu'elle remplit son arrosoir dans le ruisseau. Surveillant du coin de l'œil, elle les aperçoit de loin se désaltérer puis charger leur équipement, refermer soigneusement leurs sacoches avant de poursuivre par le vallon.

Trente minutes plus tard, sac au dos, un couple accompagné de deux enfants, arrive de la Miale.

- Décidément, il y a du passage à Leuzeu aujourd'hui, s'exclame Mireille.

- On ne va jamais réussir à terminer notre jardinage si ça continue !

- À moi d'aller voir s'ils souhaitent des explications ou s'ils veulent juste faire une petite visite tous seuls.

De retour, un peu agacée, elle raconte :

- Par très aimable le monsieur. Encore moins quand je lui ai dit de ne pas laisser les gamins piétiner le ruisseau. Des mômes insupportables qui sont partis en courant et gesticulant dans la grande pièce.

- Retourne-toi et regarde-les. Je ne sais pas ce que ton ronchon de bonhomme trimbale dans son sac, mais il l'agrippe comme un trésor.

Finalement, sur le coup des six heures, elles remballent pioche, brouette, binette et arrosoir, récupèrent leurs affaires, ferment les portes de la rente et quittent les lieux en bavardant.

Sur les hauteurs de la carrière, deux paires d'yeux guettaient ce départ avec impatience.

- Ouf ! Enfin !

- J'ai bien cru qu'elles allaient passer la nuit ici. Tu parles d'un coin discret où personne ne vient !

- C'est pas ma faute. Je ne pensais pas qu'il défilerait autant de monde dans ces ruines.

- Avec la source, le coin pique-nique et la grange, ta ferme oubliée est un vrai rendez-vous dominical.

- Quand les flics nous coursaient depuis l'autoroute, j'ai vu le chemin et pensé aussitôt qu'on pouvait se réfugier à Leuzeu. Il fallait faire vite. Et ces fichus policiers ont bien continué tout droit sur Urcy. Une ferme abandonnée, en principe, c'est désert ! Ça me semblait le coin idéal pour planquer notre affaire le temps que ça se calme.

- En parlant de calme, je crois qu'on peut descendre. On n'entend plus un bruit.

 

Arsène et Gaston quittent prudemment leur cachette, l'oreille aux aguets. Ils glissent derrière la grange et gagnent le bâtiment principal. Arsène sort son passe-partout pour forcer la serrure quand il s'aperçoit que la porte est entrouverte. Un léger bruit l'immobilise sur place.

- Zut ! Il y a encore quelqu'un !

Ils s'apprêtent à rebrousser chemin quand une voie venue de l'intérieur les interpelle.

- Entrez donc, je vous ai entendu depuis longtemps. Je vous avais même repéré depuis ma planque dans la pinède en face de vous.

Ils poussent la porte, s'avancent. Agatha, leur complice, est là. Une lampe en main, elle inspecte la pièce de son faisceau lumineux. Elle poursuit :

- Vous auriez pu planquer votre bagnole un peu mieux. Moi, j'ai dissimulé ma moto en la poussant dans le sous-bois.

- Tu fais quoi avec ta loupiotte ? Demande Arsène.

- Je fais quoi ! Je cherche notre butin, pardi. Il a disparu !

- Disparu ! C'est impossible !

- Avec tout le monde qui est passé ici cet après-midi, ce n'est pas si étonnant. Quelqu'un a peut-être fait main basse dessus.

- Attends… Qui nous dit que tu ne l'as pas récupéré et caché dans un autre endroit ?

Agatha voit rouge.

- Moi, vous doubler ! Vous débloquez ! Et d'abord, vous aussi vous avez pu récupérer notre butin ce matin avant que j'arrive, puis faire mine de surveiller depuis la carrière.

- Ah non ! Quand nous sommes arrivés, les deux dames jardinaient déjà. Impossible d'approcher.

- Ça, c'est vous qui le dites, voleurs…

- Voleuse toi-même. Grippe-sous…

- Faux frères…

Rapidement, le ton monte. Les injures volent, on en vient aux mains. Hurlant de plus en plus fort, se poussant et se repoussant sous les invectives violentes, les trois brigands sont prêts à s'écharper. Ils ne prêtent plus attention à ce qui se passe à l'extérieur. Les Land-Rover de la gendarmerie qui déboulent à l'entrée de Leuzeu, déversent leur flot de gardiens de l'ordre. Le site est encerclé. En quelques minutes, les trois complices trop occupés à se chamailler sont surpris, arrêtés, menottés.

- Il ne reste qu'à récupérer le butin de ces trois malins, lance tout sourire le commandant, sûr de lui. Quelle idée de repasser dans le secteur avec la même voiture, mes gaillards ? Vous n'avez pas imaginé qu'on surveillait les routes ?

Mais les gendarmes ont beau chercher dans tous les coins, rien. Le chef s'agace :

- Dites-moi pas que vous ne retrouvez pas ces fameux cinq Falles !

- Euh… pas les cinq Falles, chef. Les œuvres de Niki de Saint-Phalle…. Et… ils n'en ont volé que deux !

- Qu'importe ! Il va faire nuit. Embarquons-les, on règlera ça au poste.

Le commandant retrouvera-y-il les deux œuvres volées de Niki de Saint-Phalle lors d'une exposition exceptionnelle à Dijon? Il lui faut commencer par identifier le voleur. Mais vous, savez-vous qui possède maintenant le précieux butin ?

Vous cherchez la réponse ? Elle se cache quelque part dans la page... elle apparaît avec la flèche de votre souris...

 

Réponse : Niki de Saint-Phalle réalisa plusieurs vases dans son style très coloré dont le California Nana Vase (estimé à 25 000 € environ) et le Flower Vase (estimé à 20 000 € environ). Deux vases récupérés par Mireille et Gabrielle pour… replanter leurs géraniums !

 

 

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