Balade autour de Dijon #1 : Le plateau de La Cras, Plombières-lès-Dijon, La combe à La Serpent.

Balade autour de Dijon #1 : Le plateau de La Cras, Plombières-lès-Dijon, La combe à La Serpent.

Info+ :

CDRP 21

La Côte-d'Or c'est près de 3 000 km d'itinéraires de randonnée balisés : à la découverte du patrimoine urbain Dijonnais, des plaines de Vingeanne et du val de Saône, des paysages viticoles des côtes et hautes côtes, des vallées de l’Ouche ou du Suzon, des paysages agricoles de l’Auxois ou des forêts du Morvan et du Châtillonnais, il y en a pour tous les goûts.

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Dijon Métropole compte sur son territoire un réseau de plus de 340 km d'itinéraires de randonnée balisés, vous permettant de découvrir l'agglomération au travers de circuits urbains et péri-urbains

Le topo-guide "Dijon métropole... à pied" présente les 37 circuits ; il est une invitation à se promener en toute liberté sur les chemins de l'agglomération, à la découverte du patrimoine, des paysages et du terroir.

Présentant le tracé sur fond IGN au 1:25 000, un descriptif précis de l'itinéraire, des informations sur le patrimoine rencontré et toutes les informations pratiques nécessaires, ce guide est le partenaire indispensable de vos randonnées dans la métropole Dijonnaise.

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De Plombières-lès-Dijon au plateau de La Cras en traversant la combe à La Serpent, les trois sites vous emmènent dans des univers variés, tantôt urbains, tantôt ruraux. De belles balades en perspective autour de Dijon, à la découverte du patrimoine, des paysages et du terroir.
Les plus courageux emprunteront le chemin de randonnée "
Le plateau de La Cras"qui relie les 3 sites.

 

PLOMBIÈRES-LÈS-DIJON.

Aux portes de Dijon, une multitude de curiosités vous attend. Remplaçant un édifice du XIIe abritant des reliques de saint Baudèle, l'église Saint-Baudèle XV-XVIe, fut remaniée deux siècles plus tard. Son beau clocher octogonal en tuiles vernissées dont les faces sont différentes les unes des autres, ne doit pas faire oublier son élégant portail néo-Renaissance reconstruit au XIXe. Après la Révolution, l'église fut mise en vente en 1793 puis devint le Temple de la Raison. Il faudra attendre le XIXe pour la réhabiliter, reconstruire les trois nefs néo-gothiques et la doter de beaux vitraux. Sur le côté sud, on trouvera un cadran solaire surmontant une salamandre sculptée.

Au XVIIIe, le nombre de maisons de maître et maisons de plaisance était si important qu'on surnommait la ville le Petit Versailles. Face à la mairie au fier fronton édifiée au milieu du XIXe, se trouvait même l'Hôtel du Petit Versailles. On repère toujours ces riches demeures en flânant au fil des rues. Voici les principales :

Construite au début du XVIIIe, la résidence des évêques de Dijon, dont monseigneur de Vogüe, est protégée par de belles grilles en fer forgé. Couverts de tuiles vernissées, les bâtiments s'organisent autour de la cour d'honneur tandis qu'un vaste parc s'étend jusqu'à l'Ouche. À la fin du XIXe, le domaine est complété par des constructions supplémentaires.

la maison des Gauthier

Séparée du château des évêques par le bief de l'Ouche, la maison des Gauthier, Conseiller du Roi Louis XIV, Maître en la Chambre des Comptes, fut dressée au XVIIe. Pierrette Gauthier, sœur de Jean, hérita du domaine en 1701 et fit édifier une chapelle. La propriété rachetée par Jules Grenier Gustelle en 1858 est profondément modifiée, une nouvelle maison bourgeoise remplaçant une partie des constructions.

la maison Dodoz

Au bord du bief, près du pont principal, la maison Dodoz, nom d’un ancien propriétaire, est aussi appelée propriété Portalis, nom d'un autre propriétaire, magistrat au XIXe. Elle ne manque pas d'allure avec son toit couvert de tuiles vernissées, son pavillon latéral avec terrasse et ses chiens-assis Belle Époque. La maison du jardinier fut vendue à la municipalité en 1863 pour en faire une salle d'asile transformée aujourd'hui en salle des fêtes.

La maison de maître de la famille Maret parait comparativement bien modeste. Située plus à l'ouest, dans la propriété du collège, elle garde pourtant belle allure et a préservé une partie de son parc.

Le Château d'Eau, demeure bourgeoise du XVIIIe, se dresse au bord du bief, presque face au lavoir Moisseniat, sans toit, qui bute contre le pont. Entre cette propriété et l'Ouche, on trouve la villa Les Ombrages, couverte d'ardoises. Elle accueillit autrefois une usine d'eau de javel et la gendarmerie.

À l'opposé, à l'entrée est de Plombières, caché derrière un rideau d'arbres entre la route de Dijon et la voie ferrée, le castel des Vaulx-Brun (Veaux Bruns), que vous découvrirez de loin depuis les hauteurs dans la partie finale de la randonnée, a conservé sa tourelle en brique.

Deux bras de l'Ouche traversent la cité. Le bief qui passe au centre, creusé à bras d'hommes, alimentait les nombreux moulins. Il ne subsiste du moulin Tamiset, que la voute qui enjambe le bief. Il fut d'abord une papeterie connue au XVe. Suite à la Révolution, la papeterie ne pouvant plus honorer ses dettes fut vendue en 1807. En 1810, une filature de coton s'installa dans les bâtiments.

La Voûte du moulin Tamiset

Plombières fut à la pointe des techniques en matière de moulins. L'histoire locale des moulins remonte au XVe avec la permission de construire un aguseur (moulin à aiguiser/rouet) ou deux avec roues et rouets dans une nouvelle maison. Les traces d'un premier moulin à grain et du foulon datent du XVIe. Les moulins sont rénovés au XIXe. Le moulin à grain qui fut aussi moulin à moutarde, sera occupé en 1923 par la Société bourguignonne des cacaos, la Soboca, spécialisée dans la couverture du chocolat, puis par ADM Cocoa.

Avant d'accueillir une exploitation agricole, la ferme de la Cras, autrefois ferme de la Craye, fut d'abord une bergerie. La craie signifie : terrain pierreux. La Craye : terre pierreuse ou  ferme installée au lieu-dit Le Crai. La ferme devint au début des années 1980 un domaine viticole. Les premières donations de vignes connues à Dijon sont faites autour de 587 par le roi Gontran à l’abbaye de Saint-Bénigne. Le domaine englobe alors le finage de Plombières. La vigne prospère tout au long du XIVe, avec le Gamay, cépage apprécié pour son rendement, malgré son interdiction par Philippe le Hardi. Mais sa médiocrité va donner un avantage  au profit des villages de la Côte planté en pinot noir. Selon les statistiques de la préfecture, la production viticole de Plombières s’élève en moyenne à 5 440 hl, pour un peu plus de 150 hectares au XIXe, avant l'arrivée du phylloxéra. Les archives municipales relèvent de leur côté, 5 760 hl pour 120 ha en 1837, et en 1 852, 80 ha auraient donné 7 000 hl. En 1872, 190 vignerons exploitant 300 ha et 6 tonneliers sont dénombrés. Henri Vincenot dans la Pie saoûle, décrit ces scènes de vendanges. Le vin était vendu dans toute la France. Avec l’arrivée du phylloxéra en 1888, la majorité des vignes seront arrachées. La Grande Guerre ralentira encore l'activité, faute de main d'œuvre. Seules quelques familles perdureront après la seconde guerre mondiale (Devillebichot, Morelot, Champy, Gevrey…). Cabotes et murées visibles sur le plateau de la Cras sont les vestiges des parcelles viticoles.

Le renouveau arrive en 1980, quand Jean Dubois, agriculteur céréalier, décide de replanter de la vigne sur le plateau de la Cras. Les premières vendanges auront lieu en 1986, en vin rouge puis en vin blanc. Progressivement, le domaine de la Cras va devenir le symbole des vignobles des coteaux dijonnais avec l'appellation AOC Bourgogne et les vignes d'en Bessey, Petit Bessey et coteau des Buis, maintenant bien connues des Dijonnais. En novembre 2013, la communauté du Grand Dijon fait l’acquisition du domaine agricole et viticole de 160 ha de la Cras. Une partie des terres agricoles sera remise en culture et l'ancienne ferme réhabilitée.

 

Plus d'infos sur le patrimoine de Plombières-lès-Dijon :

https://www.echodescommunes.fr/commune_cote-dor_plombieres-les-dijon_491.html

https://www.plombieres-les-dijon.fr/un-patrimoine-remarquable

 Balade autour de Dijon : Le plateau de La Cras

Dijon, la combe à La Serpent

Aménagé en parc naturel, la combe à la Serpent cache, outre une multitude de cabotes, certaines avec des meurtrières pour tirer les grives, un magnifique rucher en pierres sèches (apié) avec galerie intérieure, exemple unique en France. Enfoui sous la végétation durant des années, il n'a sans doute pas livré tous ses secrets. Son origine est incertaine, mais on trouve sa trace sur le cadastre de 1812. De conception très élaborée, le rucher est construit sur trois niveaux, avec des abris sous roches et des escaliers aménagés. On compte 48 niches d'une très belle architecture. À la belle saison les ruches étaient placées dans le mur extérieur et à partir de la Saint-Ambroise, saint patron des apiculteurs, elles étaient rentrées à l'abri du froid dans les niches d'hivernage. D'autres ruchers se dissimuleraient toujours dans la végétation.

Sur les hauteurs, à l'entrée est de la combe de Morjemain, le mémorial des aviateurs commémore la chute en aout 1930 d'un Farman F.140 Super Goliath, bombardier biplan quadrimoteur français, suite à des soucis mécaniques. Quatre aviateurs du 22e régiment d'aviation de Chartres trouvèrent la mort.

L'observatoire astronomique des Hautes Plates fut édifié sur les hauteurs de la rive droite de cette combe. Enfin, en novembre 2013, la communauté du Grand Dijon fit l’acquisition du domaine agricole et viticole de 160 ha de la Cras.

 Balade autour de Dijon : Le plateau de La Cras

Le parc de la combe à La Serpent

https://www.dijon.fr/Sortir-Bouger/Balades-nature/Les-combes/Combe-a-la-Serpent

 

Mémoires d'une cabote

  Balade autour de Dijon : Le plateau de La Cras

- Non, je ne suis pas les misérables restes d'un château autrefois remarquable. Je ne suis que les vestiges d'une modeste cabotte. Vous savez, ces maisonnettes en pierres sèches construites par les vignerons pour se mettre à l'abri les jours de pluie, se réchauffer quand ça pince en hiver ou stocker quelques outils. Vous avez du mal à y croire ? Ah ! Si vous aviez connu les lieux autrefois. Ah ! Quelle activité !

Au début du XIXe, époque où un groupe de vignerons a dressé mes murs, le vignoble était roi. Un vignoble en pleine expansion avec, en 1837, plus de 120 hectares de vignes. Six tonneliers et 190 vignerons s'activaient rien qu'à Plombières-lès-Dijon en 1872 ! Le vin du cru n’était pas méprisable, certes, mais il est vrai qu'il ne soutenait pas la comparaison  avec les prestigieux breuvages de la Côte.

Des maisonnettes comme moi, vous en trouverez partout dans la combe et sur les plateaux. En ce temps-là, chaque propriétaire en possédait une, plus ou moins importante.

N'allez pas croire que l'histoire de la vigne débuta à mon époque. Non ! Je sais que le  roi de Bourgogne, Gontran, céda des vignes de Larrey à Saint-Bénigne en 587. Tout alla très bien jusqu'en 1209 pour les religieux de Saint Bénigne. Mais là, ils durent céder une partie de leurs terres de Talant au Duc Eudes II. Les friches de Larrey, Corcelles et Plombières furent plantées de vignes. Dès lors, ni les guerres et pillages, ni les urebères, écrivains et cancoines, vous savez, ces insectes destructeurs, rien m'empêchera la vigne de prospérer. Et croyez-moi, au XIVe, les vignes plantées en pinot noir donnaient des vins très recherchés.

Hélas les vignerons se sont crus trop malins. Ils préférèrent le gamay pour son rendement, malgré l'interdiction décrétée par Philippe-le-Hardi. La vigne envahit les coteaux, suivant le développement de Dijon. Au début, tout se passa bien. Le commerce du vin de Dijon prospérait. On le vendait à Paris, en Normandie, dans les Flandres, en Franche Comté et en Lorraine. Mais que peut faire le médiocre gamay face au pinot noir ? Le retour de flamme fut douloureux. Le commerce des vignobles dijonnais s'effondra au profit des villages de la Côte. Heureusement, la consommation locale permettait encore d'écouler la production.

Quand les XVI et XVIIe  déboulèrent, les différences de prix pratiquées selon l’origine des vins s'accentuèrent. On citait les vins de Dijon, puis ceux de Talant, Fontaine, Chenôve et enfin, tous les autres. À la fin du XVIe , les vins des coteaux de Gevrey commencèrent à se distinguer des vins de la plaine. D'année en année, l'écart se creusa. Au XVIIe, on différenciait les vins de la côte de Nuits des vins de Daix ou d’Ahuy. À cette époque, Plombières compte 100 journaux de vignes (environ 34 ha) et chaque vigneron paye au Sieur Curé une pinte de vin par an, pour son droit de passion qu’il va prendre au pressoir.

Au XVIIIe, le Chambertin et le clos de Bèze gagnent leurs lettres de noblesse. Pourtant, l'abbé Courtépée vante encore les excellents vins issus de nombreux climats : les Crais de Pouilly, les Poussots, les Roses, les Perrières, les Violettes ou les Marcs d’Or (Mardors). Les climats les plus réputés : Hameaux de Larrey, Champs-Perdrix et les Marcs d'Or donnent des vins tout à fait exceptionnels, presque des Meursault ! De quoi rendre jaloux les meilleurs crus blancs de la Côte de Beaune.

Quand au cours du XIXe, on construisit ma voûte en encorbellement, joli travail d'alignement des laves, avouez-le, la superficie viticole de Dijon et de ses proches alentours était de 1 000 à 1 200 hectares. D’après les statistiques agricoles de la préfecture en année moyenne, la production viticole de Plombières s’élevait à 5 440 hectolitres, pour un peu plus de 150 hectares. Si je dois être plus précis, je dirai que les archives municipales mentionnent en 1837, 5 760 hectolitres pour 120 hectares alors qu’en 1852, 80 hectares auraient produit 7 000 hectolitres. Le vin était vendu dans toute la France. Et tenez, Henri Vincenot dans la Pie saoûle, vous en décrit les scènes de vendanges.

Les vignerons jouaient alors un rôle important dans la vie locale. Au début du XXe, les quartiers de Saint-Bénigne et de Saint-Philibert étaient habités par de nombreux vignerons. Les paroisses dijonnaises avaient alors leur surnom. C'est ainsi que les culs bleus étaient des paroissiens de Saint-Philibert, surnommés aussi, les bareuzais, en raison, selon La Monnoye, de leur bas rosés tachés par le jus de raisin, ou bien d'après le philologue Mignard, à cause de leurs becs rosés. Dès le XIVe, les vignerons réclamèrent en Bourgogne la journée de 8 h et au XVe, la semaine anglaise avec une journée et demie de repos. En 1447, ils avaient droit à 3 h de repos par jour. Les Culs bleus de Dijon formèrent une classe turbulente toujours à la pointe du combat politique et des revendications.

Malheureusement, avec l’arrivée du phylloxéra en 1888, la majorité des vignes seront arrachées. La Grande Guerre ralentira encore l'activité, faute de main d'œuvre. Seules quelques familles perdureront après la seconde guerre mondiale : Les Devillebichot, Morelot, Champy, Gevrey… L'urbanisation de Dijon et de sa banlieue, feront disparaître le vignoble et repousser ses limites jusqu'à Marsannay-la-Côte, en direction de Beaune. Les coteaux plantés de vignes se couvriront tristement de bois et de friches. Me voici lâchement abandonnée !

Oh ! Il reste bien  une petite viticulture ici et là. Mais limitée à quelques familles. La vigne tombe dans l’oubli et moi avec ! Seules, les vestiges de nombreuses cabottes et murées que vous rencontrez dans la campagne, rappellent cette belle époque viticole. Je ne vois plus personne. La végétation m'envahit, branches et racines bousculent mes murs et mon toit qui bientôt, s'effondre. Je n'entends plus chanter, discuter, papoter. Seuls passent de temps à autre quelques moutons. Vous ne le saviez peut-être pas, mais la ferme de la Cras, autrefois ferme de la Craye, fut d'abord une bergerie. La craie signifie : terrain pierreux. La Craye : terre pierreuse ou  ferme installée au lieu-dit Le Crai.

Heureusement, la fédération française de la randonnée envoya dans la combette où je somnole, un groupe de baliseurs. C'est ainsi qu'ils appellent ces marcheurs qui s'appliquent à dessiner des petites bandes jaunes sur les arbres et les murets de pierre. Depuis, je recommence à voir du monde, à entendre des rires, des discussions. Ainsi, j'ai appris qu'un agriculteur céréalier, Jean Dubois, avait recommencé à travailler le plateau. Puis qu'en 1980, il replanta la vigne. Que les premières vendanges eurent lieu en 1986, en vin rouge puis blanc. Progressivement, le domaine de la Cras devient symbole des vignobles des coteaux dijonnais avec l'appellation AOC Bourgogne et les vignes d'en Bessey, Petit Bessey, Coteau des Buis, maintenant bien connues des dijonnais. J'ai entendu qu'ils avaient été plusieurs fois médaillés aux concours de Mâcon, en blanc ou rouge. En 1997, le concours général agricole de Paris a plébiscité la fine des coteaux de Dijon, lui attribuant l'or.

Balade autour de Dijon : Le plateau de La Cras

J'ai tremblé pour mes derniers alignements de pierres en entendant la disparition de Jean Dubois. Mais ouf ! Une bonne nouvelle est arrivée en novembre 2013 ! La communauté du Grand Dijon venait de faire l’acquisition du domaine agricole et viticole de 160 ha de la Cras. Marc Soyard se charge maintenant du domaine viticole. Une partie des terres agricoles sera remise en culture et l'ancienne ferme réhabilitée. Alors qui sait si demain, on ne viendra pas reconstruire mes murs et ma voûte ?

Document réalisé pour la Rando'découverte de la Fédération Française de la Randonnée à l'occasion de la 2e édition des Vendanges citoyennes de Dijon organisées par le Grand Dijon (Dimanche 13 septembre 2015).

 Balade autour de Dijon : Le plateau de La Cras

Le plateau de La Cras.

Circuit de randonnée pédestre. Distance : 12,4 km. Dénivelé : 482 m. Niveau : moyen.

 

Secteur de Dijon Métropole.

Ce circuit de randonnée vous offre de belles vues sur la métropole et le lac Kir. Plus de 160 hectares du plateau de la Cras ont été acquis par la métropole, où de nombreux projets d’agriculture périurbaine se déploient. Ce parcour fait partie du réseau d’itinéraires de Dijon métropole qui propose 37 promenades et randonnées détaillées dans le topo-guide Dijon métropole… à pied édité en 2018 et entretenus par 45 baliseurs bénévoles de la Fédération Française de Randonnée de Côte-d'Or.

La carte IGN 3022 ET vous permettra de profiter des variantes pour découvrir les abords du circuit, le topoDijon métropole… à pied de découvrir d'autres itinéraires.

Dijon métropole… à pied : http://www.cotedor-randonnee.com/sentiers/dijon-metropole-pied

 

Départ à l'entrée du port de Plombières-lès-Dijon. Balisage jaune.

❶ Du panneau de départ, suivre l'avenue Mitterrand à gauche, franchir le canal et continuer à droite route de Paris. Traverser la chaussée sur un passage piétons, puis, aux dernières maisons, passer sous l'autoroute et continuer à monter à gauche de la glissière en béton. Au carrefour, prendre à gauche la route de Corcelles en montant à droite de la glissière. Traverser la route menant à Dijon. Suivre à gauche le premier chemin pierreux sur 400 m environ.

❷ Monter à droite un sentier entre des haies. Au-dessus, suivre la route à gauche. Passer les deux virages, puis quitter la route 50 m après, sur un chemin à droite (au poteau directionnel). Suivre ce chemin sur 700 m jusqu'à un jalon. Tourner à droite vers un grillage de limite de carrière. Le longer puis, à 300 m, tourner à gauche autour d'un rocher au sol. Suivre plusieurs rochers au sol, tourner à droite toujours le long de rochers.

❸ Descendre à droite dans une combe, le long d'une carrière en exploitation, puis tourner légèrement à gauche pour monter un sentier en dévers plus étroit. Tourner à gauche puis à droite pour à nouveau virer à gauche. Après 150 m, le sentier descend fortement dans des grosses pierres (glissantes par temps humide). Au bas, remonter à gauche la combe en gravissant la piste. À la sortie de la forêt continuer à monter (au passage, domaine de la Cras qui réhabilite depuis 1986 le vignoble du XVe disparu fin XIXe). Au croisement, traverser une route, aller tout droit sur 150 m environ, juste après le transformateur et les deux poteaux.

❹ Obliquer à droite sur un chemin herbeux, passer sous trois lignes à haute tension. Au bas, dans le virage, prendre le deuxième chemin à gauche entrant dans le taillis sur le dessus de la combe Bessey. Faire 500 m environ. Tourner à droite et remonter un pré le long du grillage pour arriver au coin d'une vigne. La contourner, puis entrer dans la forêt. Descendre une combe et tourner à gauche. Remonter puis avancer en balcon.

❺ Au carrefour (le circuit du Faucon descend à droite), continuer en face pour arriver sur un chemin empierré.

❻ Virer à gauche puis prendre le sentier à droite à 120 m environ (attention dalles glissantes par temps humide).

❼ Au carrefour, prendre à droite. Au suivant, virer à gauche. Descendre face à d'anciennes carrières. Au bas, virer à droite, passer devant un transformateur puis, tout de suite à gauche, monter une petite route.

❷ Retrouver le chemin de l'aller et regagner le point de départ.

 Balade autour de Dijon : Le plateau de La Cras, Plombières-lès-Dijon, La combe à La Serpent.

 

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