Entre Buffon et Daubenton, c'est à Montbard que nous allons pour #uneteaumusee !

Entre Buffon et Daubenton, c'est à Montbard que nous allons pour #uneteaumusee !

Info+ :

 

Du 1er avril au 30 septembre

Tous les jours sauf le mardi
10h – 12h / 14h – 18h

Du 1er octobre au 31 mars

Mercredi au vendredi
14h – 17h
Samedi et dimanche
10h – 12h / 14h – 17h

Fermé le lundi et mardi

 Fermeture annuelle
1er mai et du 18 décembre au 3 février.
Le Parc est fermé le 14 juillet

Les visites guidées ont lieu d’avril à septembre du mercredi au dimanche

11h
14h30
16h

Toutes les visites guidées sont payantes.
Un guide vous accompagne.

Plein tarif : 5€
Tarif réduit : 4€
Tarif de groupe : 4€  à partir de 8 personnes.

Visite du Lundi en juillet et août (1h30)suivie d’une dégustation gourmande au cœur du Parc.

Plein tarif : 7€
Tarif réduit : 6€

https://www.musee-parc-buffon.fr/

 


Si on est à peu près certain que les chinois ont inventé le boulier… peut-être… il n’y a pas de certitudes sur le fait que Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, ait inventé… les listes ! Mais ce qu’on sait, c’est qu’il est passé maître dans l’art de lister, classifier, ranger, ordonner le monde qui nous entoure en genres, espèces et autres identifications. On sait aussi qu’avec Louis Jean-Marie Daubenton, son voisin et complice, il a écrit les 17 volumes l’Histoire Naturelle, générale et particulière, avec la Description du Cabinet du Roy pour décrire et expliquer comment fonctionne la nature ! Et c’est au Musée-Parc Buffon que l’histoire se raconte pour un bel étonnement.

Pour un bon moment entre parc et musée, l’idée est sans doute de démarrer la balade devant la jolie église sainte Urse. C’est là qu’on franchit les « portes du parc » pour se trouver nez à nez avec la monumentale statue de pierre à l’effigie de Daubenton avec à ses pieds, bien paisibles, deux moutons mérinos. Une œuvre du sculpteur Marcel Paupion. Celui qui est à l’origine de l’enseignement de l’histoire naturelle au Collège de France ouvre ainsi l’œil sur la belle perspective d’un parc aux arbres majestueux qui fût le jardin de Buffon !

La tour saint Louis, avec ses jolies épis de faîtage et la tour de l’Aubespin se dessinent avec élégance sur fond de collines environnantes. Un parc paisible, qui domine les toits de Montbard d’’un côté et la vallée industrielle de l’autre côté, un point de vue unique sur la ville de tous les contrastes entre siècle des Lumières et siècle de la lumière ! Et c’est en descendant le long des allées pentues que se cachent des petits coins de pierres et de mousse infiniment romantiques qu’aurait sans doute apprécier Chateaubriand, des marches bringuebalantes et une multitudes de plantes sauvages, de belles racines… Un univers nature qui vit sa vie, qui embaume l’humus et la pierre humide, que du bonheur ! Et c’est au fur et à mesure de cette marche, en levant et en baissant le nez qu’on prend, d’un coup d’un seul, l’extraordinaire intensité du lieu.

Hommage à la verticalité ! Anciens murs du châteaux, tours imposantes, végétation luxuriante pour un univers  en 14 terrasses plongeant entre infiniment vert et infiniment blanc, répondant au rouge des toits montbardois dans une palette unique de lignes droites que ne viennent troubler que les quelques volutes des épis de faîtage et des lampadaires ou encore les quelques cercles du grand portail forgé !

Une invitation à franchir le portail et la cour pavée pour une entrée saisissante dans le musée, derrière ses belles ouvertures en arcades ! L’accueil est pour le moins insolite, la scénographie qui bouleverse les codes de la vitrine avec ses étages d’animaux naturalisés. Oiseaux, drôle de choses en bocal, araignée aux nombreuses pattes un rien velues, félin taquin qui surveille de haut… le hôtes de ces lieux semblent en grande discussion face à un Buffon siégeant en majesté sur fond bleu nuit ! Quatre bustes « à la française » dudit érudit, un kiosque en Cabinet de l’histoire naturelle pour observer le tout petit et le fragile, un petit salon où on se pose avec son casque, son guide, son écritoire et c’est l’invitation à la découverte…

En plongeant dans le dernier espace du ré-de-chaussée, l’invitation se fait plus précise avec un microscope où il suffit de poser les deux yeux en même temps, des vidéos à voir et entendre… même les petits y trouvent de drôles de sensations et des « trucs qu’on connaît pas » !

D’un univers à l’autre, on reviendra sur ses pas pour grimper l’escalier de bois craquant et aller vers d’autres rencontres, d’autres films, d’autres confortables poufs habillés aux couleurs « nature ». Dans la dernière salle, plongée dans une demi-obscurité, l’ombre joue avec les chants des oiseaux dans une drôle de forêts en géode de bois, où l’impertinent coucou et son « phrasé répétitif » sonne comme la fin d’une visite. Celle d’un musée Buffon où sont conservés plus de 3800 objets dans des collections, dont près de 400 sont exposés de manière permanente. Où chaque œuvre possède sa propre histoire, et s’insère dans le parcours du visiteur mêlant l’œuvre de Buffon à l’histoire des sciences. Estampes papillonneuses, minéraux étranges, animaux naturalisés, fossiles et autres loupes, goupillons, lunettes racontent ici une belle histoire.

Et nous quitterons Yann, un des guides du musée, explique, montre, raconte une histoire, la vraie histoire qui marque celle de Montbard, bien sûr, et celle de l’humanité par toutes les découvertes qu’y écrivirent un chercheur et un médecin !

Après un petit tour par le jardin tout destiné aux enfants où trône un magnifique rhinocéros aux côtés de jeux colorés, on remontera vers l'église sainte Urse en se cramponnant au chemin Etienne de Lacépède, et oui encore un naturaliste, dont les marches sont parfois hautes... ou pas... penchées, biscornues sont pour tout dire un peu raides, mais rassurez vous il y en a moins qu'au mont saint Michel. Une entorse aux talons aiguilles mais au charme incroyable de jolie venelle ombragée dominant les toits face au clocher du couvent des Ursulines... Rine que pour ça !