Une nouvelle page se tourne dans l'histoire des musées de Dijon

 Une nouvelle page se tourne dans l'histoire des musées de Dijon

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22 septembre 2015

Les Musées des Beaux arts, art sacré, de la vie bourguignonne, archéologique et Rude sont désormais fédérés sous le label « Musées et patrimoine » et la ville en a confié la direction commune à Didier Liot, qui était précédemment directeur du musée des beaux arts de Reims.

Le jeudi 17 septembre dernier, au cours d'une conférence de presse, François Rebsamen, maire de Dijon, président du Grand Dijon, a présenté la nouvelle direction des musées et du patrimoine de Dijon et l'ultime phase de rénovation du musée des beaux-arts, en présence de David LIOT, directeur des musées et du patrimoine de Dijon. Ce chantier emblématique va doter Dijon d’un équipement culturel et touristique à la hauteur de la qualité de ses collections et de son attractivité. Le déménagement des collections du XVIIe au XXe siècle exposées dans les salles qui seront rénovées a commencé :  les œuvres sont soigneusement emballées pour être transportées vers les réserves ou partir en restauration. Comment décrocher ces grands tableaux ? Comment déplacer ces sculptures ? Comment emballer ces meubles précieux ou ces petits objets ? Le musée des beaux-arts peut vous livrer tous ses secrets sur les préparatifs de ce grand chantier.

 

La ville de Dijon vient de créer une direction des musées et du patrimoine réunissant le musée des beaux-artsaux-arts, le musée Rude, le musée de la vie bourguignonne, le musée d’art sacré, le musée archéologique et la ville d’art et d’histoire dans une même entité nommée direction des musées et du patrimoine.
Moteur pour le tourisme en Bourgogne, cette nouvelle structure contribuera à forger, pour Dijon, l’image d’une capitale régionale culturelle et constitue un élément majeur de la renommée internationale de la ville. Elle contribuera au rayonnement de la ville par une offre muséale et patrimoniale repensée grâce à la mise en oeuvre de fonctionnements et de modes d’organisation convergents.
David Liot, conservateur général, a pris ses fonctions le 1er avril pour conduire le processus d’élaboration de cette direction et en assurer la direction en impulsant et coordonnant l’ensemble de l’activité de ces établissements et de leurs services mutualisés. Cette démarche conduit les équipes à se rassembler et à mettre en commun leur professionnalisme afin de pouvoir élargir l’offre scientifique et culturelle à tous les publics : visiteurs bourguignons,
français et étrangers qui auront le plaisir de découvrir la ville mais aussi son territoire périurbain et viticole autour de parcours originaux et inattendus.
Dans le cadre de cette direction, les liens entre les collections devront être revalorisés sans oublier les liens entre les collections et le territoire. Il paraît en effet indispensable de favoriser les liens culturels entre les musées, le secteur sauvegardé de la ville et la ville élargie et viticole. Par leurs collections, tous les musées dialoguent naturellement avec l’histoire urbaine de la ville de l’antiquité à nos jours.


Une stratégie commune qui se traduit, dès aujourd’hui, par une communication mutualisée

 

L’identité visuelle de la direction des musées est traduite par un logo qui part des tuiles vernissées des toits bourguignons mais s’en échappe pour ouvrir vers le mouvement et l’avenir. Cette identité donnera naissance à une nouvelle signalétique, commune aux cinq musées, afin de favoriser les parcours dans la ville sans oublier de passer par les jardins.

 


Un programme d’activités très riche

 

Cette évolution s’inscrit dans le cadre d’une volonté d’ouverture, d’accueil, de bien être et de prise en compte des attentes des usagers. Elle est d’autant plus nécessaire que le musée des beaux-arts va fermer une grande partie de ses espaces durant plusieurs années. Cette période de travaux se révèle propice au décloisonnement, à de nouvelles expériences... Les musées ont concocté un programme d’une grande variété qui saura intriguer les petits et les grands : une brochure de 55 pages aux couleurs de la direction des musées.

 

 

Deux expositions temporaires

 

 

Pax romana : scènes du quotidien en Gaule romaine
Jusqu’au 25 octobre 2015 au musée archéologique

 

Commissaire d’exposition : Christian Vernou
Cette exposition nous invite à découvrir la vie antique des femmes et des hommes qui nous ont précédés en terre de Bourgogne et aux marges du Nord et de l’Est telle qu’elle nous est racontée dans les reliefs sculptés de leurs tombeaux. Au travers de douze thèmes et grâce à de nombreux objets archéologiques issus des réserves du musée ou empruntés aux musées de Bourgogne, de Champagne, de Lorraine et du Lyonnais, la vie quotidienne des habitants de la Gaule romaine n’aura plus de secret pour vous.


 

 

 

Mobilisés ! Dijon au fil de 14-18
À partir du 7 novembre au musée de la vie bourguignonne

 

 

Commissaire d’exposition : Anne Laemmlé
Cent ans après les heures sombres de la Première Guerre mondiale, le musée de la vie bourguignonne retrace l’histoire de Dijon et des Dijonnais durant ce conflit sans précédent. A travers de très nombreux documents, témoignages et objets, relate la vie à Dijon, les actions des civils pour soutenir les soldats, les bouleversements dans la vie des hommes, femmes et enfants aussi bien au front qu’à l’arrière, et enfin le lent retour des troupes à partir de 1918. Les histoires individuelles se mêlent à la grande Histoire au travers de seize portraits qui donnent des visages à ces si terribles années de guerre : Charles Dumont, maire de Dijon, ville de l’arrière pendant le conflit, Guillaume Duttlinger, dirigeant de la société Terrot, mise sous séquestre, Eugène Vintousky et sa famille, Madeleine et Simone Giraud, écolières en 1914 ou encore Joseph Douhard, prisonnier en Allemagne. L’occasion aussi de découvrir l’histoire des régiments dijonnais partis combattre jusqu’en Orient et l’hommage rendu à leurs soldats morts pour la France, de feuilleter leurs journaux de marche et l’album photographique d’Alice Poulleau, infirmière volontaire.


La première tranche des travaux

 

La rénovation du musée des beaux-arts, engagée par la Municipalité en 2002, a vu son programme et son enveloppe financière prévisionnelle adoptés par délibération du Conseil municipal en janvier 2005. Les travaux du parcours 1 se sont déroulés de février 2011 à juin 2013, ils ont également concerné l’aménagement de la cour de Bar, espace fédérateur des trois parcours muséographiques.

 

À la réouverture au public en septembre 2013, ce parcours rénové a connu un grand succès public tant quantitatif (226.109 visiteurs sur les 12 premiers mois) que qualitatif (n°1 des attractions sur Dijon dans Tripadvisor).

 

Quelques chiffres

 Études et travaux non MH 16,5 M € TTC
Études et travaux MH 5,8 M €
Restaurations d’oeuvres 3,1 M €
Subventions :
État : 8,384 M€; Région 4,768 M € ; Grand Dijon : 3,761 M €


 

 

 

La phase II de la métamorphose

 

En 2013, le programme initial a été modifié sur deux points :
- le regroupement des trois accueils initialement prévus sur un seul grand accueil, entre la Cour de Bar et la place de la Sainte Chapelle.
- le regroupement des phases 2 et 3 des travaux en une seule grande phase globale.
Après de nombreux échanges entre la Ville et les services de l’état, la Commission Nationale des Monuments Historiques a validé, en octobre 2014, le nouveau projet d’extension présenté par les deux architectes qui prend en compte trois évolutions du programme : un traitement plus contemporain et un volume plus réduit de l’extension, la conservation de l’esprit vertical de la Tour de Bar en restreignant cependant l’accès du troisième niveau aux seuls escaliers à vis. La muséographie des parcours a été affinée sur les 64 salles que comptera le musée au total après sa rénovation.

 

 

 

 




Les subventions attendues

 

8 M € État
4 M € Région négocié dans le cadre CPER
800 000 € mécénat Lyonnaise des Eaux
soit un subventionnement à hauteur de 12 800 000 €
financement Grand Dijon et Ville de Dijon en complément



Le planning

 

Juillet 2015 : lancement de l’appel d’offres en 25 lots (12 lots MH + 13 lots non MH) , pour une notification prévue en fin d’année 2015.
A partir du 21 septembre 2015 : la fermeture partielle des salles restant à rénover au MBA permettra le déménagement des collections : environ 1200 oeuvres jusqu’en janvier 2016.
A partir de février 2016 : les installations de chantier seront visibles.
De février 2016 à septembre 2018 : réalisation des travaux.
De septembre 2018 à juillet 2019 : réception des travaux, lever de réserves, installation des oeuvres et de la signalétique.
Juillet 2019 : ouverture des 64 salles du musée rénové.

 

 

Chiffres-clés du programme de rénovation


64 salles d’exposition permanente
5000 m2 d’exposition et 600 m2 d’espaces publics (circulation, brasserie, librairie...)
Surface totale rénovée : 7 900 m2

 

 

 
                                         Avant : la mezzanine Granville de Paris      Après : la mezzanine Granville de Paris abrite désormais la seconde école de Paris

 

 

Un grand déménagement


Le chantier des collections a été achevé pendant l’été. Toutes les oeuvres qui étaient conservées dans les sous-sols du musée ont été transférées dans des réserves extérieures et bénéficient désormais de conditions de conservation optimales. Des constats d’état des oeuvres ont été réalisés pour programmer les restaurations. Des équipes de restaurateurs venus de toute la France, voire de l’étranger, experts en peinture, en sculpture, en mobilier, pourront travailler dans les réserves. Les oeuvres les plus précieuses et complexes seront traitées dans les ateliers du Centre de recherche et de restauration des musées de France à Versailles.


Le déménagement des collections XVIIe-XXe exposées dans les salles à rénover durera plusieurs mois durant lesquels les oeuvres seront soigneusement emballées et déplacées. Il nous promet quelques moments cocasses au sujet desquels nous ne manqueront pas de vous tenir informés : les oeuvres trop grandes pour passer par les portes devront être sorties par les fenêtres, des moyens ingénieux devront être mis en place !

 

 

 



Une fête pour saluer le départ des collections


Les Journées européennes du patrimoine qui se sont déroulées les 19 et 20 septembre derniers ont été l’occasion de fêter en fanfare le début du déménagement avec plus de 6000 visiteurs. La thématique nationale «le patrimoine du XXIème siècle, une histoire d’avenir» entrait tout particulièrement en résonance avec l’actualité de la ville et son engagement pour le patrimoine. Dijon, en route pour devenir une véritable capitale du goût français, jouit aujourd’hui d’un atout exceptionnel avec une double labellisation Unesco : son secteur sauvegardé de 100 hectares vient d’être inscrit au patrimoine mondial avec les Climats du vignoble de Bourgogne, et la Cité Internationale de la gastronomie et du vin qui sera créée sur le site de l’hôpital général aura pour vocation de promouvoir le «repas gastronomique des Français» classé par l’Unesco depuis 2010.

 

 

 

 



Jusqu’à fin décembre, le Salon Condé vous révèle comment sont emballés les peintures, les sculptures et objets d’art.

 

 

 

 

 

 

CONTACTS

 

MARIE-CLAUDE CHAMBION
RESPONSABLE DU DEPARTEMENT DEVELOPPEMENT, PUBLICS ET COMMUNICATION
03 80 74 53 99 / 06 23 58 48 44
mcchambion@ville-dijon.fr

 

CHRISTINE LEPEU
ASSISTANTE DE COMMUNICATION
03 80 74 53 27
clepeu@ville-dijon.fr

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