Formation et mobilité des enjeux fondamentaux pour les territoires ruraux !

Formation et mobilité des enjeux fondamentaux pour les territoires ruraux !

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Le Service régional public de l’orientation (SPRO), mis en place gratuitement par la Région, se déploie pour répondre aux questions et accompagner tous les projets !

 

Salariés, demandeurs d’emploi, personnes en reconversion… Vous avez des questions sur la formation et l’orientation, le SPRO permet d’obtenir de l’information sur les métiers, les emplois, les formations, mais aussi des conseils et un accompagnement en matière d’orientation professionnelle.

 

Ce service développé par la Région en Bourgogne-Franche-Comté est gratuit et neutre. Objectifs : donner aux usagers l’ensemble des moyens pour faire des choix éclairés et ainsi garantir la réussite du parcours de chacun, et ce tout au long de sa vie ; sécuriser les changements de métier, de secteur d’activité afin qu’ils ne soient ni subis, ni facteurs de précarité.

 

A votre disposition un numéro unique

09 71 04 73 78

 

Un portail internet www.orientation-formation-emploi.org

 

L’outil numérique bourgogne-franche-comte.cleor.org

CLEOR – « Les clés de l’évolution et de l’orientation ». 

 


05 décembre 2018

Avec les Rencontres Territoriales Economie-Emploi-Formation proposées par la région BFC, les opérateurs de l’emploi et de la formation ont dressé l’état des lieux du territoire de Haute Côte d’Or à Venarey les Laumes. Les participants accueillis par Océane Charret Godard, vice-présidente BFC en charge de la formation continue, des mutations économiques, du dialogue social territorial et de l’orientation et Patrick Molinoz, maire de Venarey et vice-président BFC en charge de la jeunesse, de la vie associative, de la laïcité, de l'innovation, de la lutte contre les discriminations, de l’égalité femmes-hommes, et du développement numérique des territoires, ont pu échanger sur une problématique qui occupe et préoccupe les acteurs de l’emploi mais aussi les élus et les associations.

Ces rencontres, initiées par la Région depuis un an, visent à mettre en relation les acteurs économiques au sein de grands bassins d’emploi et à identifier des pistes d’action en faveur de la formation, de l’emploi de l’économie au regard des spécificités des territoires. Elles se déroulent sur plusieurs sites et consistent en la présentation du Plan Régional d’Investissement dans les Compétences et les dernières évolutions législatives relatives à la formation professionnelle, suivie d’échanges entre acteurs locaux, à partir de témoignages d’entreprises des territoires pour décloisonner l’univers de la formation professionnelle.

A Venarey Les Laumes étaient invités à intervenir Felix SMEYERS de la Délégation Académique aux Formations Professionnelles Initiale et Continue (DAFPIC) et du Service Académique d'Inspection de l'Apprentissage (SAIA) ainsi qu’Anne BAILBE, responsable d’unité travail à la Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi (DIRECCTE).

Océane Charret Godard fait état du rapport sur la pauvreté pour les actifs rendu récemment par CARITAS France qui considère un marché du travail à deux vitesses, celui de l’emploi stable-qualifié-rémunérateur et celui l’emploi précaire-moins rémunéré-qui maintient dans la précarité durable, avec une augmentation de durée de temps de chômage des seniors et notamment des femmes. Deux chômeurs sur trois ne perçoivent pas d’indemnités et pour ceux qui en perçoivent c’est en réelle baisse qui instaure là aussi la précarité dans un secteur de l’emploi qui propose des contrats de courtes durée, insécurisants, précarisants et paupérisants les actifs plus défavorisés.

En BFC, pas de territoires ni de publics oubliés… il n’est pas question d’aller contre les besoins des entreprises et des salariés ou demandeurs d’emploi, mais bien d’aider chacun à monter en compétences pour être en cohérence avec les besoins et activités structurantes des territoires… agriculture, tourisme, services aux personnes etc. Pas d’injustice passive, pas de regard déporté sur la réalité !

Felix Smeyers, quant à lui, rappelle que l’Education Nationale se situe au croisement de plusieurs publics avec la mission scolaire et le domaine de la formation professionnelle qui concerne, bien sûr, la formation tout au long de la vie et la validation des acquis et de l’expérience. Il met l’accent sur la valorisation des compétences, l’expérimentation des parcours mixtes, scolaire/apprentissage pour répondre aux besoins d’insertion professionnelle tout en accompagnant des difficultés sociales. Grâce aux nombreux sites du GRETA, la formation professionnelle portée par l’éducation nationale, se trouve au plus proche des territoires et notamment des territoires ruraux pour accompagner vers la formation qualifiante les personnes très éloignées de l’emploi.Il est question, pour la DAFPIC, d’adapter l’offre de formation aux besoins des bassins d’emploi et des entreprises, notamment en expérimentant différents dispositifs de formation dans le domaine des transitions numériques et écologiques. Un ensemble de travaux, de réflexions et d’expérimentations mené conjointement avec la Région pour répondre aux besoins en formation que ce soit par la voie scolaire, celle de la formation en alternance ou de la formation continue.

Anne Bailbé évoque la loi sur la liberté de choisir son avenir professionnel, traduction d’un enjeu important autour du développement des compétences qui feront la différence, entre les pays, dans les années à venir dans le domaine de l’emploi et ceci sans doute plus que le coût du travail, comme l’indiquait récemment madame la ministre du travail. En découle le plan d’investissement dans les compétences. Outre les décisions prises au niveau national, les Régions peuvent ainsi négocier un contrat spécifique, territoires par territoires régionaux, un pacte en quelques sortes, par lequel l’Etat s’engage à abonder financièrement dans cette direction soit ½ milliard d’€ consacrés à la formation des demandeurs d’emploi mais aussi des salariés qui monteront en compétences au sein de leur entreprise ou en voie de conversion… Sujet sur lequel la Région BFC est déjà très avancée. Un défi à relever avec l’ensemble des partenaires de l’emploi et de la formation.

Sur le territoire de Haute Côte d’Or l’analyse de l’année qui vient de s’écouler montre que sont présents les savoir-faire économiques dans le domaine de l’industrie, l’agriculture mais aussi le tourisme. On constate également un vieillissement de la population et de nombreux départs en retraite, faisant baisser le nombre des actifs en emploi et nécessitant donc des renouvellements de postes par exemple. Pour tirer partie de ces différents atouts le territoire doit faire face aux enjeux comme celui du développement de l’économie présentielle pour répondre aux besoins des populations vieillissantes (services aux personnes) ou encore valoriser les parcours dans le domaine du tourisme. On parle évidemment de maintien dans l’emploi, mais aussi de l’attractivité des métiers dans les secteurs de l’industrie et de l’agriculture. Un enjeu majeur, sur ce vaste territoire rural, est celui de l’amélioration des mobilités pour favoriser l’accès aux services, à la formation et à l’emploi. Il est fortement question de favoriser l’insertion des jeunes qui demeure fragile malgré la montée en compétence grâce à la formation.

Caroline Calabre a présenté la démarche GTEC de la CCI de Côte d’Or dont vous trouverez la restitution (ici) des 3 années de travail qui ont fait se rencontrer les entreprises, les clubs d’entreprises, la CCI, les services de l’Etat, la Région, les acteurs de l’emploi et de la formation, pour faire le point sur les besoins de chacun, partager la réflexion, mutualiser les idées et poser un diagnostic précis sur le bassin d’emploi Montbard/ Châtillon constitué principalement de TPE et de PME créatrices de ressources et d’emplois. Des entreprises qui recrutent de plus en plus au regard des compétences transversales et des savoir-faire compte tenu des difficultés au recrutement de personnes déjà formées aux postes à pourvoir. L’enjeu des entreprises réside alors dans l’ouverture à d’autres « profils » à former pour rester compétitives et pour les salariés il est de développer leurs capacités d’adaptation et leur envie de faire. Une intelligence collective, bigrement active, que note Océane Charret Godard. Il s’agira également de développer le tutorat afin de garder l’expertise existante au sein des entreprises, comme le souligne Felix Smeyers.

Anne Bailbé revient sur la réforme de la formation professionnelle (qui se fait en parallèle avec celle de l'assurance-chômage), la réforme de l'apprentissage constitue a été intégrée dans le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel adopté à l'été 2018 par le Parlement. On attend, à ce sujet la publication de 166 décrets d’application qui interviendront de janvier 2019 à janvier 2021. Promulguée le 5 septembre 2018, la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel rénove en profondeur le système de formation professionnelle et d’apprentissage avec une double ambition : donner de nouveaux droits aux actifs pour accéder plus facilement à la formation et être conseillés dans leur choix. Mais aussi établir des règles plus simples pour les entreprises.  Pour la direction de la DIRECCTE, il est question, sur nos territoires de faire évoluer les représentations et le regard sur les métiers de l’industrie. Les 7 points clés de la réforme renforcent l’utilisation numérique et portent sur

  1. Un compte personnel de formation (CPF) crédité en euros
  2. Une application pour choisir et acheter une formation ( sur le téléphone)
  3. Un accompagnement gratuit par un conseil en évolution professionnelle (CEP)
  4. De nouveaux dispositifs pour accompagner les transitions professionnelle.
  5. Des organismes de formation certifiés et encouragés à faire preuve d’innovation pédagogique
  6. Des règles plus simples pour les TPE-PME (Pour construire leur plan de formation, les employeurs ne seront plus obligés de faire la distinction entre actions d’adaptation au poste de travail, actions de développement des compétences et période de professionnalisation)
  7. Une transformation de l’apprentissage (on pourra être apprenti jusqu’à 30 ans notamment)

Une réforme qui va donc amener « tout le monde à bouger » ! Patrick Molinoz, dans ce sens, évoque les usages numériques et le e-analphabétisme des plus anciens, sans doute, mais aussi des jeunes qui surfent sur des smartphones mais ignorent l’usage du clavier, de la saisie, l’utilisation des services en ligne etc. Une réelle fracture à accompagner, que ce soit en termes d’accès au numérique sur les territoires ruraux ou à son appropriation et son utilisation dans une société qui dématérialise ses services.  Un sujet dont le Département, la Région se saisissent mais qui peut aussi relever du bloc communal en collaboration avec les associations.

Cette restitution d’une année de réflexion sur tous les territoires régionaux, en fonction des spécificités de chacun, montre une logique « adéquationniste » pour rendre l’emploi attractif, la formation « sexy », pour sortir les jeunes d’une médiocrité entendue, construire un « référentiel métiers » et établir une responsabilité collective. Dans cette logique, la Région consacre par ailleurs 92 millions d’euros, cette année, à la formation des demandeurs d’emploi pour répondre aux besoins en compétences des chefs d’entreprises et permettre aux personnes les plus éloignées de l’emploi de se réinsérer et de retrouver une place sur le marché du travail. Il est également question de faire découvrir aux jeunes ou au salariés le monde de l’entreprise ou de leur entreprise autrement, de manière plus vivante, de réintégrer un management positif et créatif !

 

Rédaction m.quiquemelle@echodescommunes.com

 

 Agent de développement local

 Conseils en développement et animation du territoire aux élus locaux et aux associations

 Formatrice en insertion professionnelle

 mariequiquemelle@gmail.com

 

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