Grand Débat National, quand un maire se saisit du sujet pour parler SANTE en milieu rural

Grand Débat National, quand un maire se saisit du sujet pour parler SANTE en milieu rural

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lundi et jeudi de 14h30 à 15h30

 

En dehors de ces horaires, merci de prendre RDV avec Vincent CHAUVOT
au 06 20 56 84 66

 

Mairie de Saint-Marc sur Seine
26, route de Dijon
21450 Saint-Marc sur Seine

 

Téléphone : 03 80 93 26 78

 

Adresse mail: mairie-st-marc-sur-seine@wanadoo.fr


12 février 2019

VINCENT CHAUVEAU, maire de Saint Marc sur Seine, favorise dans sa commune, une politique de démocratie participative et cela sans avoir attendu le Grand Débat National ! Pour rappel et pour mémoire, avant de commencer les échanges, Vincent Chauvot a resitué l'objectif des ateliers proposés dans sa commune. Il est question de faire des propositions sur le thème de la médecine sur un territoire rural au cœur du Châtillonnais. Il rappelle également que ce temps doit permettre à chacun de s'exprimer dans une parole libre et bienveillante. Le compte-rendu sera transmis à l'ensemble des participants et excusés, aux habitants du village, et sera mis sur la plateforme du grand débat national !

A l’issue d’une soirée de débat avec ses concitoyens, il nous livre les observations qui seront transmises.

La médecine au travers des expériences vécues par les personnes présentes et plutôt vécues de manière positive, toutefois elle peut rapidement être problématique et source d'inquiétude. Il est important de rappeler que ce premier atelier a été choisi en priorité, sur 9 thématiques proposées lors de notre première rencontre du 4 janvier. Il y a un sentiment fort sur le territoire, que certains territoires sont sacrifiés par rapport à d'autres. Les discussions se sont recentrées autour de trois thématiques qui sont l'hôpital, les maisons de santé et la question de la santé mentale. Ce compte-rendu va être recentré autour de trois éléments, les questions santé sur notre territoire, des éléments de réponses ou des propositions, et pour terminer quelques éléments qui nous paraissent indispensables pour accompagner les décisions qui seront prises

LES QUESTIONS SANTE SUR NOTRE TERRITOIRE !

Le manque de médecin, que ce soit dans le cadre de la médecine générale ou des spécialités, avec un discours « on ne veut pas aller dans le Châtillonnais »

La gestion par le chiffre et une politique territoriale de la médecine peu efficace. Elle ne prend pas en compte les besoins du territoire, n'est pas forcément toujours très clair, et n’a peut-être pas les moyens d’imposer ces ambitions. Infirmier, pharmacien, etc. n’ont pas le droit de s’installer où ils veulent. Ils doivent s’inscrire sur une organisation proposée. Pourquoi les médecins ne sont-ils pas concernés.

Il est évoqué « l'industrialisation de la médecine à l'hôpital » par une gestion uniquement comptable, au détriment de patient. Cela amène à des situations ubuesques : situations vécues : exemple d’un patient qui est véhiculé d'un hôpital un autre, dans le cadre d'une urgence pour faire un examen précis la personne est envoyée à Montbard, puis à Châtillon, puis à Semur, pour finalement aller à Dijon. C’est l’exemple d’une personne en soins de suite qui vient de Dijon pour désengorger leur service sur les petits hôpitaux sans que les choses soient bien préparées à l'avance. Le patient est alors déshumanisé et ne devient qu’un numéro.

L'accès à la médecine. Il est évoqué que l'on ne connaît pas forcément très bien l'ensemble des services qui sont sur notre territoire. Certaines personnes n'hésitent pas à aller à Dijon pour des rendez-vous auprès de spécialistes ou autres, ne sachant pas qui existe ce service à proximité ; Exemple pour un mammographie. La méconnaissance des services est un problème évoqué à plusieurs reprises. Se pose aussi la question des personnes isolées ou très vulnérables

La médecine de proximité Il est évoqué l’idée du médecin de famille. Si cela est vrai pour certaines personnes, il n’en est pas de même pour tous (personnes qui arrivent, et autres). Il est évoqué l'utilisation possible du 15 (beaucoup utilisé en ville).

La perte de repères dans un monde qui bouge très vite : Il est évoqué par l'ensemble des personnes que tout bouge très vite. Les médecins, infirmiers, kiné, ortho, etc viennent, s’installent, se remplacent, partent, reviennent ou pas, etc. Il est difficile de se repérer.

DES PISTES SONT PROPOSEES !

De manière globale, pour répondre à la réalité d'une zone désertifiée, une zone hyper ruralité (de 6 à 10 habitants au km2), il faut d’abord être identifier en tant que tel.

Pour pallier au manque de médecin...

Autour de l'urgence il y a vraiment un intérêt à ce que les urgentistes puissent tourner, c'est- à-dire que les urgentistes de Dijon puissent venir sur notre secteur et inversement, ce qui permettrait aux médecins de compléter leur compétence, de pratiquer et ainsi ne pas perdre voir améliorer leurs compétences. Il y a intérêt à travailler en gros CHU et en petit hôpital de proximité

Le besoin de médecin mais pas n'importe quel prix, pour contrecarrer les pratiques des « médecins mercenaires » qui n'hésitent pas à prendre des gardes à des tarifs hors de prix qui vont d’ailleurs mettre à mal les budgets des petits hôpitaux. Il est important que tout cela soit mieux cadré.

Une médecine regroupée. Le corps médical (pratique libérale), n’est pas dans une culture du travail collectif. Cette pratique portée par les professionnels installés depuis longtemps semble à bout de souffle. Les jeunes professionnels souhaitent plus s'installer en se regroupant pour ne plus travailler seul. Eux aussi souhaitent une qualité de vie avec des horaires et des congés comme chaque professionnel. Place du SIVU et de la CCPC qui ont la compétence.

Une médecine partagée. La médecine ne peut être réduite à une seule profession qui surplomberait les autres. Un projet médical, construit et partagé par les professionnels de santé d’un territoire, serait un gage de qualité de soins auprès de la population.

Pour pallier la gestion du chiffre des alertes sont données...

Attention de ne pas mettre en concurrence les hôpitaux par exemple si nous avons sur un même territoire deux hôpitaux avec des services identiques, le choix du soin doit être celui du besoin du patient et non celui de l’hôpital à favoriser. Les Grands Elus doivent accompagner et défendre nos acquis face à l’administration centralisée. Ils représentent les habitants ruraux…

Attention à la question du chiffre à tout prix, c'est l’exemple aux urgences de la bobologie qui va rapporter aux services. Faut-il un service d’urgence pour la bobologie, est ce qu’une maison de santé ne serait pas « suffisante ». Ne peut-on pas allier les professionnels de ces deux dispositifs ?

Attention à la question du gaspillage. Exemple des taxis ou VSL, Peut-on privilégier, voir inciter, au partage de taxi avec une incitation financière en fonction du nombre de patients véhiculés,

Pour permettre un meilleur accès à la médecine, il est nécessaire de mieux connaître les professionnels de santé, voir les dispositifs de santé qui existent sur le territoire. Il est possible de s’appuyer sur l’existant comme par exemple :

L'association des usagers de l'hôpital qui est une association qui propose un bulletin sur lequel il est recueilli l'ensemble des informations utile sur un territoire. Il y a possibilité de savoir comment accéder à l'ensemble des services répertoriées sur un territoire

Le SIVU Châtillonnais Montagne pourrait avoir une personne responsable d’une antenne, qui pourrait archiver les besoins, repérer les personnes qui ont des besoins, et faire l'intermédiaire entre les habitants et les services de soins.

L'hôpital à un service avec une assistante sociale (temps partiel) qui est déjà sur un poste identique qui pourrait faire référence pour l’hôpital mais aussi sur le territoire. Avec plus de temps elle pourrait aller sur le territoire

La présence d’Agences Postales Communales sur l’ensemble du territoire, qui peut d’ailleurs accueillir les Maisons d'Accueil aux Services Publics, qui est équipées de tablettes, avec des personnes pouvant être disponibles, pourraient chercher les informations nécessaires sur un site.

Pour permettre une médecine de proximité (présence de maison de santé sur nos territoires) !

Identifier des projets de médecine de proximité au cœur des maisons de santé. Il est évoqué un début travail entre l'hôpital de Châtillon et les territoires d’Aignay, de Baigneux, etc. Il est évoqué l'intérêt majeur de lier ces trois projets (voir d’autres) pour leur permettre de partager une réflexion commune et ainsi leur permettre de proposer chacun un projet qui soit en lien à leur territoire respectif.

Rattacher à un médecin de famille ou rattacher à la médecine de proximité (Maison de Santé) ? Plutôt que d’être rattaché à un médecin « de famille », y aurait-il possibilité d’être rattaché à une maison de santé, cad un dossier médical accessible et partagé par une équipe médicale qui travaille ensemble.

Pour permettre d’accéder aux soignants !

Sur notre territoire le SIVU a des véhicules disponibles l’après-midi Peut-on que les aides- soignants puissent accompagner des patients isolés à leur rdv ? Peut-on imaginer le bus de soins qui puissent se déplacer à domicile ? c’est la question du dispensaire.

Pour pallier la perte de nos repères dans un monde médical qui bouge très vite !

Avoir un espace de référence pour savoir à quel endroit nous pouvons trouver l’information. L’Agence Postale Communale peut y répondre avec la présence de tablette à disposition ainsi qu’une personne pour guider pour sa recherche. Avoir un système de carte qui nous permet de géolocaliser les professionnels disponibles

Par rapport aux problématiques liées à la santé mentale, il a été évoqué par plusieurs personnes, la difficulté qu’il peut y avoir à accompagner les personnes. Il est évoqué l’Hospitalisation à la Demande d’un Tiers, la liberté de la personne a être ou ne pas être soigné, la sectorisation de psychiatrie, etc. les personne de l’assemblée qui ont été confrontée aux problèmes liés à la santé mentale n’ont pu partager que leur désarroi.

Les indispensables pour répondre aux besoins...

Quatre points apparaissent indispensables pour les solutions qui peuvent être apportées !

Le besoin de proximité par rapport à la question de la santé.

Le besoin de simplicité et il identifié qu'il faut faire attention à ne pas ajouter des dispositifs au dispositifs existants.

La nécessité et le besoin de stabilité pour pouvoir se repérer. En effet, il est évoqué que nous sommes dans un monde qui bouge beaucoup et qu'il est difficile de se repérer au quotidien.

Lorsqu'une information est positionnée il est probable qu'elle soit déjà obsolète.

La nécessité de remettre de l'humain voir de l'humanité au cœur de la relation de soins. Parfois les personnes ont l'impression d'être considérées comme des chiffres, puisqu’ils participent à une logique comptable réclamée par nos institutions. Les soignants et les soignés ne se retrouvent pas dans ce mode de gestion.

La définition du soin pose le fait qu'une personne malade doit être écoutée, entendue et reconnue dans sa maladie. Pour conclure, nous pouvons évoquer le fait que la santé sur notre territoire est en partie et plutôt bien prise en compte par l’ensemble des acteurs concernés, toutefois ce n’est pas forcément vrai pour l’ensemble des citoyens. Il y a des craintes sur l'avenir avec le sentiment qu'il y a des territoires qui peuvent être sacrifié par rapport à d'autres, qu’il y a une iniquité de soins pour les personnes vulnérables.

Il nous faut redire que la maladie rend vulnérable, et que la vulnérabilité rend difficile le fait de se retrouver dans cette jungle pour accéder aux soins. Plus que jamais, il est nécessaire de simplifier l’accès aux soins et de ramener de l'humain dans les rapports aux autres. Ainsi cela permettra aux professionnels de soins de pouvoir s'inscrire dans le travail qu'ils ont souhaité faire, de leur donner les moyens de le faire convenablement et de pouvoir répondre aux besoins

Les ateliers qui découlent de cette réunion Grand Débat National

Atelier 2 : 20 février à 18h30 : Des permanences pour les services publics, et le covoiturage

Atelier 3 : 26 février à 18h30 : Fracture numérique, Mieux communiquer

Atelier 4 : 5 mars à 18h30 : Espace Loisirs et organisation d’activités partagées

Atelier 5 : 12 mars à 18h30 : Espace de télétravail et  Investissement des bénéficiaires d’aide sociale

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