16 octobre 2026
D'ici à 2050, 92 000 nouveaux logements seraient nécessaires pour répondre aux besoins des habitants de la région. La population diminue, mais le nombre de ménages augmente encore : par exemple parce qu'avec le vieillissement, davantage de personnes âgées se retrouvent à habiter seules leur logement.
En Bourgogne-Franche-Comté, si les tendances socio-démographiques récentes se poursuivaient, 92 000 nouveaux logements seraient nécessaires pour satisfaire les besoins de la population à l’horizon 2050. La hausse du nombre de ménages et la résorption du non et mal-logement seraient les moteurs de ces besoins. Toutefois, le nombre de ménages devrait progressivement baisser dans une part de plus en plus importante du territoire régional, réduisant d’autant les besoins locaux en logements.
La mobilisation de la vacance et des résidences secondaires pourrait couvrir un quart des besoins entre 2023 et 2040. L’adaptation des logements à des personnes seules en nombre croissant, notamment de plus de 65 ans, constituera un enjeu central, tant dans le parc existant qu’à travers la construction neuve.
Ces besoins en logements seraient toutefois bien moindres que par le passé : près de trois fois plus avaient été mis en chantier entre 2000 et 2020 en Bourgogne-Franche-Comté. Ils devraient aussi se réduire au fil des décennies, la baisse du nombre de ménages gagnant peu à peu la majeure partie du territoire régional. Ainsi, près des deux tiers des besoins seraient à couvrir à l’horizon 2030. Les logements nécessaires devraient se concentrer de plus en plus autour de Dijon et de Besançon ou dans la bande frontalière.
Outre la construction de nouveaux logements, la réponse aux besoins pourrait passer par la mobilisation de logements vacants et de résidences secondaires. À l’horizon 2050, l’évolution de la structure des ménages serait importante. Le nombre de personnes seules devrait progresser fortement, notamment celles de plus de 65 ans. Les familles monoparentales seraient également un peu plus nombreuses. Cela pose la question de l’adaptation du parc de logements et de construire en anticipant la composition des ménages à l’horizon 2050.
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Le rapport évalue les besoins en logements en Bourgogne-Franche-Comté d'ici 2050, en tenant compte des dynamiques démographiques et immobilières.
Besoins futurs en logements
- 92 000 logements nécessaires entre 2022 et 2050, principalement motivés par l'augmentation des ménages et l'amélioration de la lutte contre le mal-logement.
- La baisse du nombre de ménages dans une partie du territoire réduit les besoins locaux, la vacance et les résidences secondaires pouvant couvrir un quart de la demande.
- La population vieillissante et l'adaptation du parc à ces évolutions seront majeures, notamment pour le logement des personnes seules de plus de 65 ans.
- La construction neuve devra privilégier des petits logements, et la transformation des résidences secondaires en résidences principales, notamment dans les zones tendues, est prioritaire.
Évolution démographique et besoins
- La croissance des ménages jusqu'en 2030, puis la diminution, limitera la demande, avec une hausse moyenne annuelle de 0,3 % jusqu'en 2030, puis une baisse.
- La baisse du nombre de ménages, due au vieillissement et à la baisse de la population en âge actif, entraînera une réduction progressive des besoins en logements.
- La concentration des augmentations en zones urbaines comme Dijon et Besançon, alors que beaucoup de territoires ruraux voient leur population et ménages diminuer dès 2018.
- Le vieillissement et la décohabitation continueront à influencer la structure des ménages, avec une forte montée des familles monoparentales et des ménages d'une seule personne.
Mobilisation du parc immobilier existant
- La réhabilitation et la mobilisation de logements vacants ou secondaires peuvent couvrir près d’un quart des besoins d’ici 2040.
- La vacance commerciale et structurelle demeure un défi, limitée par des politiques publiques comme la taxe sur la vacance et aides comme MaPrimeRénov’.
- La réduction de la vacance et la mobilisation de résidences secondaires destinées à la location touristique pourraient permettre de limiter la construction neuve, surtout en zone frontalière et dans les zones tendues.
Politiques et stratégies
- Lutter contre l’artificialisation des sols en favorisant la rénovation du parc existant et la mobilisation des logements vacants.
- Adapter la construction aux besoins futurs, notamment en développant des logements abordables pour les populations vulnérables, notamment les familles monoparentales.
- La baisse du taux de résidences secondaires, renforcée par la taxation et la réglementation, est un levier pour accroître le parc accessible.
Perspectives et enjeux
- Le vieillissement et la baisse de la population dans certains territoires limiteront la croissance future des ménages.
- La rénovation du parc et la mobilisation du parc vacant sont essentielles pour répondre aux besoins, tout en maîtrisant l’artificialisation.
- La planification doit intégrer ces dynamiques pour garantir une réponse adaptée à l’évolution démographique et urbaine.
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