Norge-et-Tille, les joies et les problèmes du territoire périurbain

27 juin 2025

À deux pas de Dijon métropole tout en profitant du calme de la campagne, la communauté de communes de Norge-et-Tille répond parfaitement à la définition de territoire périurbain, avec ses points forts, mais aussi ses faiblesses que les élus tentent de restreindre.

Peu de voitures dans les rues, des commerces de proximité, une importante étendue d’eau, des bois et des forêts, … « Nous avons des villages qui restent des villages » résume Ludovic Rochette, président de la communauté de communes Norge-et-Tille. Un cadre idyllique pour certains et seulement à quelques kilomètres de l’attractive métropole. Une situation enviable qui a conduit le territoire à gagner 1 000 habitants en dix ans pour en compter désormais 17 000.

« Nous avons une économie, des services, un important axe de passage avec l’A31, des arrêts ferroviaires », détaille Ludovic Rochette. Pour compléter la liste, il évoque la base nautique d’Arc-sur-Tille, les infrastructures ou encore le tissu associatif dynamique.

Les défis de la proximité

Pour disposer de ce cadre de vie, les 14 communes de l’EPCI décident toutes au sein de la collectivité. « La communauté de communes fait ce que les communes ne peuvent pas faire seules sans pour autant se substituer à elles », insiste l’élu. « On réfléchit au partage des compétences pour trouver le bon niveau. » Ensemble, les maires travaillent à résoudre les défis qui s’imposent à leur commune périurbaine.

Refusant d’être des villages dortoirs, les élus de la communauté de communes s’appliquent à devenir des villages réfectoires « où les gens vivent ensemble et se réunissent. » Pour y arriver, ils ont défini des chantiers d’envergure, à commencer par la question de la mobilité. « Nous devons développer les mobilités douces et le transport collectif pour décarboner les flux. » Le territoire aura bientôt sa première liaison douce, une piste cyclable et pédestre entre Brognon et Saint-Julien.

Les élus réfléchissent aussi à une façon de garder les jeunes dans leur commune quand ils sont attirés par Dijon métropole ou que les prix de l’immobilier, élevés en raison de la proximité de la capitale régionale, ne les empêchent de s’installer. « Nous devons aussi assurer nos zones d’activités économiques dans le cadre de la loi ZAN pour que les habitants puissent travailler sur le territoire. » Norge-et-Tille compte actuellement 900 entreprises.

Enfin, les élus s’attachent à répondre au défi de la mixité des populations. Un travail que Ludovic Rochette estime relever du consensus entre l’EPCI et les communes. « La fonction de la communauté de communes consiste à être au service des communes. »

Nadège Hubert

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