Maire Monique BAYARD
Adresse - 21370 Plombières-lès-Dijon
Tél. 03 80 43 52 36 Fax 03 80 43 85 67
Email mairie@mairie-plombieres21.com
Site http://www.plombieres-les-dijon.fr
Population 2508 habitants. Les Plombièrois(es)
Altitude 270 mètres
Superficie 1621 ha
Situation géographique Côte d'or
Communauté de Communes Dijon Métropole
Canton TALANT
Traversée par l'Ouche, la commune de Plombières-lès-Dijon est située à 6 km au Nord-Ouest de Dijon, aux portes de la Vallée de l'Ouche.
Eglise Saint-Baudele, XVè siècle.
L'église paroissiale dédiée à Saint-Baudèle se remarque par la présence d'un superbe clocher octogonal couvert de tuiles vernissées, classé Monument historique, très caractéristique de la région de Dijon.
Côte-d'Or Tourisme © F. BONNARD
Côte-d'Or Tourisme © F. BONNARD
Le port
UN CURIEUX EN BALADE
Le 17e opus d’un infatigable découvreur !
Passionné par son département, André Beuchot livre un formidable inventaire de ses communes, hameaux, histoires et légendes...
Marcheur, chercheur de pierres légendaires, randonneur au long cours André Beuchot sillonne, inventorie l’histoire des chemins, des pierres et des centaines de villages et de hameaux côte d’oriens... Un de ces oiseaux rares et discrets ? Allez savoir... en tous cas Un curieux en balade est un ouvrage à lire, à conserver comme les anciens almanachs qui font toute la saveur de nos villes et campagnes !
CONTACT
Éditions André Beuchot :
8 rue Pierre de Saint-Jacob 21000 DIJON
beuchot@numericable.fr

Un curieux de passage à… PLOMBIÈRES-LÈS-DIJON
Aux portes de Dijon, le territoire de la commune fut occupé il y a fort longtemps comme en témoignent la découverte d'un petit établissement gallo-romain et d'un habitat du Ve siècle avant notre ère dans la Peute combe, lors des travaux de la Lino.
Remplaçant un édifice du XIIe siècle abritant des reliques de saint Baudèle, l'église Saint-Baudèle des XV-XVIe siècles, fut remaniée deux siècles plus tard. Son beau clocher octogonal en tuiles vernissées dont les faces sont différentes les unes des autres, ne doit pas faire oublier son élégant portail néo-Renaissance reconstruit au XIXe siècle. Après la Révolution, l'église fut mise en vente en 1793 puis devint le Temple de la Raison. Il faudra attendre le XIXe siècle pour la réhabiliter, reconstruire les trois nefs néo-gothiques et la doter de beaux vitraux. On observe un joli cadran solaire. Sous les voutes, on s'attarde devant la chaire à prêcher sculptée, les boiseries du chœur et des chapelles latérales… Saint Baudèle serait enfin, à l'origine du sobriquet de "baudets" donné aux habitants par leurs voisins de Talant.
Au XVIIIe siècle, le nombre de maisons de maître et maisons de plaisance était si important qu'on surnommait la ville le "Petit Versailles". Face à la mairie au fier fronton édifiée au milieu du XIXe siècle, se trouvait "l'Hôtel du Petit Versailles". On repère toujours ces riches demeures en flânant au fil des rues, et voici les principales.
Construite au début du XVIIIe siècle, la résidence des évêques de Dijon, dont monseigneur de Vogüe, est protégée par de belles grilles en fer forgé. Couverts de tuiles vernissées, les bâtiments s'organisent autour de la cour d'honneur tandis qu'un vaste parc s'étend jusqu'à l'Ouche. Après la Révolution, la propriété fut transformée en séminaire en 1821. Pendant la guerre de 1870, elle servit d'hôpital militaire. En avril 1871, remis en état, le séminaire rouvre ses portes jusqu'en 1911, accueillant entre autres, le célèbre Chanoine Kir. Il sera ensuite transféré à Flavigny-sur-Ozerain. La propriété est alors acquise par le département. En juin 1914, les locaux sont prêtés à l'Administration de la Guerre. En 1946, la compagnie CRS 81 s'y installe, puis en 1962, la compagnie CRS 40. Enfin, en 1989, le ministère de l'intérieur rachète les bâtiments au département. Malgré ses diverses occupations, la résidence a conservé de belles boiseries et des décors en stuc. Un escalier majestueux bordé par une rampe en fer forgé grimpe dans les étages tandis qu'une belle fontaine à eau encastrée contre une cheminée diffuse de l'eau chaude. Le site abrite un intéressant musée de la gendarmerie. Dans le parc, la flamme emblème des CRS, fut sculpté à la tronçonneuse dans un séquoia.
Séparée du château des évêques par le bief de l'Ouche, la maison des Gauthier, Conseiller du Roi Louis XIV, Maître en la Chambre des Comptes, fut dressée au XVIIe siècle. Pierrette Gauthier, sœur de Jean, hérita du domaine en 1701 et fit édifier une chapelle. La propriété rachetée par Jules Grenier Gustelle en 1858 fut profondément modifiée, une nouvelle maison bourgeoise remplaçant une partie des constructions. Aujourd'hui, l'ensemble comprend deux bâtiments des XVII et XIXe siècles et la chapelle accolée au colombier rond du XVIIe siècle.
Au bord du bief, près du pont principal, la maison Dodoz, nom d’un ancien propriétaire, est aussi appelée "propriété Portalis", magistrat au XIXe siècle. Elle ne manque pas d'allure avec son toit couvert de tuiles vernissées, son pavillon latéral avec terrasse et ses chiens-assis "Belle Époque". Restaurée, elle abrite à présent une distillerie qu'il est possible de visiter. La maison du jardinier fut vendue à la municipalité en 1863 pour en faire une salle d'asile transformée aujourd'hui en salle des fêtes.
La maison de maître de la famille Maret parait comparativement bien modeste. Située plus à l'ouest, dans la propriété du collège, elle garde pourtant belle allure et a préservé une partie de son parc. À l'opposé, à l'entrée est, caché derrière un rideau d'arbres entre la route de Dijon et la voie ferrée, le castel des Vaulx-Brun (Veaux Bruns) a conservé sa tourelle en brique.
Le "Château d'Eau", demeure bourgeoise du XVIIIe siècle, se dresse au bord du bief, presque face au lavoir Moisseniat, sans toit, qui bute contre le pont. Les observateurs noteront à proximité en aval, un minuscule lavoir privé calé dans les maisons au centre de la ville. Le grand lavoir se niche bien avant le pont, en amont. À proximité, on remarque un petit lavoir privé dont une partie du bac à laver est réglable en hauteur. Une intense activité se développa à Plombières-lès-Dijon sur les rives de l'Ouche, les laveuses. En 1875, on comptait une dizaine de buandiers, une vingtaine en 1889 selon l'annuaire du commerce. Les buandiers embauchaient 7 à 9 laveuses selon les besoins. Ils ramassaient le linge dans les rues de Dijon, rapportant à chaque voyage plus de 350 draps en supplément du petit linge. On disait en ces temps-là que Plombières mettait tout Dijon en lessive ! Le "Paquier" était alors recouvert de linge qui séchait.
Deux bras de l'Ouche traversent la cité. Le bief qui passe au centre, creusé à bras d'hommes, alimentait les nombreux moulins. Il fut d'abord une papeterie connue au XVe siècle. En 1810, il aurait cédé la place à une filature dont on ne retrouve pas de traces. En juin 1863, "M. Albaret, successeur de M. Duvois, à Liancourt (Oise), prévient les personnes qui auraient l'intention d’établir des machines à vapeur, qu’il séjournera trois jours, à partir du lundi 29 juin, chez M. Charles Tamiset, à Plombières-les-Dijon, chez lequel il vient de fournir une machine à vapeur de 40 chevaux, qui fonctionne avec une très grande économie de combustible. Cette machine peut, sous tous les rapports, soutenir la comparaison des machines livrées par les constructeurs de la plus haute réputation. MM. Albaret et compagnie ont obtenu à la dernière exposition de Londres un premier et deuxième prix avec médaille d’or ; au concours régional de Dijon, un deuxième prix et médaille d’or ; et en dernier lieu, dix premiers prix au concours régional de Lille. Il ne subsiste du moulin Tamiset, que la voute qui enjambe le bief.
Plus loin s'activait le second moulin à grain. Les moulins furent rénovés au XIXe siècle et un article du Progrès de Lyon en 1880 nous éclaire sur le modernisme des installations : "Des moulins à cylindres" viennent d'être montés dans la magnifique usine de Plombières-lès-Dijon qui avait déjà, en 1852, inauguré dans nos pays, le système des moulins mixtes, c'est-à-dire à eau et à vapeur. Ces moulins à cylindres, construits sur le modèle de ceux de "BudaPesth" par une société française, sont aujourd'hui en pleine activité. Cette meunerie fut aussi moulin à moutarde, puis occupé en 1923 par la Société bourguignonne des cacaos, la Soboca, spécialisée dans la couverture du chocolat, puis par ADM Cocoa.
On trouvait enfin le moulin Bruan, seconde papeterie, démolie lors du creusement du canal. On construisit également un moulin à pomme de terre en 1817.
Plombières-lès-Dijon fut un lieu de passage privilégié. Routes, voies ferrées et canal traversent la bourgade. L'arrivée de l'autoroute a bouleversé le trafic routier. Aujourd'hui, la gare de la ligne d'Épinac a été réhabilitée et sa marquise a disparu. La maison du garde barrière est toujours là. Mais du côté de la grande ligne de Paris, la gare a été détruite. Pour sa part, le port du canal n'est plus actif que pour le tourisme.
Avant la construction du canal, l'Ouche fut également utilisée pour le flottage du bois et deux ports de récupération des billes furent implantés à Dijon et à Plombières (Lire : Le flottage du bois dans la vallée de l'Ouche de Guy Masson. Éditions Hipaf).
Au sud-ouest, près de la ferme de la Cras, le camp préhistorique du bois Brûlé est défendu par un fossé et un épaulement de presque 300 m. Avant d'accueillir une exploitation agricole, la ferme de la Cras, autrefois ferme de la Craye, fut d'abord une bergerie. La ferme devint au début des années 1980 un domaine viticole. En 1872, 190 vignerons exploitant 300 ha et 6 tonneliers sont dénombrés à Plombières. Avec l’arrivée du phylloxéra en 1888, la majorité des vignes seront arrachées. La Grande Guerre ralentira encore l'activité, faute de main d'œuvre. Cabottes et murées visibles sur le plateau de la Cras sont les vestiges des parcelles viticole. Le renouveau arrive en 1980, quand Jean Dubois, agriculteur céréalier, décide de replanter de la vigne sur le plateau de la Cras. Les premières vendanges auront lieu en 1986, en raisin rouge puis en raisin blanc. Progressivement, le "domaine de la Cras" va devenir le symbole des vignobles des coteaux dijonnais avec l'appellation AOC "Bourgogne" et les vignes d'en Bessey, Petit Bessey et coteau des Buis, maintenant bien connues des Dijonnais. Ses vins sont même aujourd'hui distribués au Québec.
Gagnons la ferme de la Pérouse en passant devant la Roche Fendue, bloc coupé par la fameuse épée Durandal de Roland. Un chemin part vers l'ouest, gagne le vallon des sources de Fontenotte, où un micro aqueduc en fer enrobé de tuf alimente un réservoir, puis remonte au nord dans une belle prairie. Presque à l'extrémité de cette dernière, un sentier à droite conduit à la grotte de la Fontenotte. Accessible par un puits de 4 m, elle s'étire sur une centaine de mètres et deux niveaux. Cent mètres au nord-ouest, le Trou G2 s'ouvre tel un terrier dans une doline.
Le réseau de la fantastique rivière souterraine du Neuvon atteint pour sa part plus de 19 km que l'on ne pouvait autrefois visiter qu'en plongée. Près de la Pérouse, un puits artificiel creusé par les spéléologues, "la Porte des Étoiles", rejoint la rivière souterraine du Neuvon depuis le printemps 2012.
Ouverte à 100 m de la ferme, l'ancienne carrière de la Pérouse (Lapeyrouse), riche gisement fossilifère du jurassique moyen, recèle de nombreuses espèces, principalement distribuées dans la moitié supérieure accessible par une plate-forme.
De l'autre côté de la combe, installée sur le plateau, la ferme en ruines du Contard (ou Gontard) se dissimule dans un bosquet. Mais ce nom est surtout connu pour la grotte du Contard, une des plus intéressantes cavernes de la région, hélas aujourd'hui fermée. Il est amusant de lire les publications consacrées à cette grotte au XIXe siècle. Par exemple dans "Le National", feuille politique et littéraire du 16 avril 1833 : "À un quart de lieue de Plombières-les-Dijon, il existe une montagne appelée Contard par les habitants de ce village, et qui renferme dans son sein de vastes cavernes qui n’avaient point encore été explorées. Quelques naturalistes s’y sont rendus récemment. Parvenus à des profondeurs considérables, ils ont découvert des ossements fossiles de grands carnassiers, de cerfs gigantesques, de chats d’une grande dimension. Un beaucoup plus grand nombre y paraissent ensevelis dans de grandes masses de stalagmites, qu’il faut rompre pour en arracher les ossements qu’elles recèlent. Tout annonce que les richesses géologiques de cette caverne ne sont pas moins immenses que celles des cavernes d’Auxelle, près de Besançon".
Le panorama alentour nous permet de découvrir un des nombreux viaducs SNCF en pierres, construit suivant la technique du pont du Gard et qui compte parmi les ouvrages d'art les plus significatifs de l'époque de la construction de la ligne. Au pied du viaduc, le parc de l'ancien château disparu du Neuvon construit aux XIX-XXe siècles abrite les canaux d'une ancienne pisciculture. Outre plusieurs bassins, un bélier hydraulique fut installé pour amener de l'eau supplémentaire. De l'ancien édifice détruit par un incendie, ne subsistent que les dépendances. Depuis quelques années, le site retrouve vie. Un des bâtiments n'est autre qu'une ancienne blanchisserie.
Dans la combe du Gontard qui s'étire jusqu'à la source de la Tuilerie, on déniche encore d'anciens fourneaux métalliques à charbon de bois. La rente de la Tuilerie (ou Tuillerie), grand bâtiment en longueur, se dressait naguère à une centaine de mètres à l'ouest de la source.
Terminons par une phrase traditionnelle : "Tu n'as pas de cœur, tu es comme la vache de Plombières, tu as deux mous". Quelle merveilleuse formule pour s'adresser à un tricheur par exemple et qui nous viendrait d'une ancienne rivalité entre les vignerons de Dijon et ceux de Plombières.
D'autres informations dans le livre : "Un curieux en balade", en vente en librairie.
André Beuchot
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De belles randonnées : le sentier Louis Braille de Plombières-lès-Dijon se situe à l'entrée de la forêt domaniale, sur la route forestière de la Tuilerie. D'une longueur de 2 kilomètres, cette boucle non adaptée pour les personnes à mobilité réduite, offre aux visiteurs la possibilité de se promener dans les bois, tout en découvrant la faune et la flore le long du chemin.