Maire Philippe PETIT
Adresse 1 rue de Beire -le-Fort - 21110 Collonges et Premières
Tél. 03 80 31 28 14 Fax 03 80 37 70 42
Email collonges.mairie@wanadoo.fr
Population 874 habitants.
Altitude 192 mètres
Superficie 942 ha
Situation géographique Latitude: 47° 13' 29'' Nord - Longitude: 5° 16' 6'' Est.
Communauté de Communes Plaine Dijonnaise
Canton GENLIS
Commune agréable et paisible, Collonges-les-Premières est située à 20 km au Sud-Est de Dijon, proche des villages de Longeault et Premières.

UN CURIEUX EN BALADE
Le 17e opus d’un infatigable découvreur !
Passionné par son département, André Beuchot livre un formidable inventaire de ses communes, hameaux, histoires et légendes...
Marcheur, chercheur de pierres légendaires, randonneur au long cours André Beuchot sillonne, inventorie l’histoire des chemins, des pierres et des centaines de villages et de hameaux côte d’oriens... Un de ces oiseaux rares et discrets ? Allez savoir... en tous cas Un curieux en balade est un ouvrage à lire, à conserver comme les anciens almanachs qui font toute la saveur de nos villes et campagnes !
CONTACT
Éditions André Beuchot :
8 rue Pierre de Saint-Jacob 21000 DIJON
beuchot@numericable.fr

Un curieux de passage à… COLLONGES ET PREMIÈRES. Canton de Genlis.
Par arrêté du 14 février 2019, les communes Collonges-lès-Premières et Premières ont été réunies en une nouvelle entité portant le nom de "Collonges et Premières". Pour faciliter les découvertes, elles restent ici séparées.
Collonges. (Collonges et Premières). Les romains ayant implanté une ville à quelques kilomètres au sud-ouest, un groupe colonisa les environs. Il y a 1 800 ans, Collonges portait le nom de Colonicae, ce qui désigne territoire occupé par les colons romains. Premières, viendrait de prunus = prunier ; lieu planté de pruniers. Ou bien de Primus = premier = le plus avancé. Lieu le plus ancien dans le temps et qui vient en tête par l'importance de son activité. Au Moyen Âge, la "Colonge" était aussi un lieu où les paysans libres, les colons, allaient s'établir.
Lors des la construction de la ligne LGV, les fouilles entre l’Arnison et la lisière du bois de Mondragon ont révélé une occupation carolingienne du haut Moyen Âge. Un important bâtiment aristocratique, des aménagements hydrauliques de captage et des installations artisanales furent mises à jour.
Deux châteaux se dressaient il y a bien longtemps près du village. À 3 km à l’est, il ne subsiste que de maigres vestiges de la maison forte XIVe de la Ressingle au lieu-dit "Ancien étang de Larsingue" et plus rien du château de La Forêt, au sud-est.
Couverte d'ardoises, la belle mairie-école du XIXe s'honore d'une façade soulignée par deux frontons rappelant ses fonctions ; école d'un côté, mairie de l'autre, et une date, 1856. Quelques constructions soulignées de briques ou entièrement construites en briques, une vieille pompe à manivelle presque en face de la mairie retiennent l'attention des visiteurs observateurs. Des éléments dispersés qui nous montrent que la commune connu jadis d'autres activités.
Au XIXe, le village comptait une quinzaine de familles d'agriculteurs qui fournissait la betterave à une sucrerie très active, la fabrique de sucre indigène Manuel et Compagnie qui fut le point de départ d'inventions importantes dans son domaine. En 1851 Jean-Baptiste Thomas dépose un Brevet pour une presse hydraulique à cylindre. Quelques années plus tard, on relève dans le Catalogue des brevets d'invention de 1860, une demande de brevet de 15 ans, déposé le 8 août, par monsieur Thomas, concernant un système de pivot à galet pour une machine destinée à la fabrication du sucre. En 1881, messieurs Manuel et Socin inventent une presse continue qui sera mise en service dans d'autres sucreries de France. En étudiant l'histoire de l'établissement, on note en juin 1871, que pour être indemnisé des pertes subies par la sucrerie du fait de l'invasion de la Côte-d'Or, monsieur Manuel adressa une requête au président de la commission des départements envahis. Demande appuyée par monsieur Dubois, député de la Côte-d'Or, membre de cette commission et de la commission relative aux dommages causés par l'invasion.
Une sorte de mare appelée le Creux du Chien, servait de réserve d'eau. Elle fut hélas polluée par la créosote de l'usine de traitement de traverses de chemin de fer qui s'installa par la suite.
Il reste à évoquer la gare délaissée à l'architecture intéressante portant en gros caractère une date : 1854.
Premières. (Collonges et Premières). On raconte que Premières, dont le nom viendrait de prunus (prunier), fut la "première" paroisse du canton, ce qui n'est pas le cas (Voir Collonges).
Édifiée au XIIIe sur l'emplacement d'un premier sanctuaire, l'église fut modifiée au XVe, époque où l'on ajouta un clocher en arcade, rare pour la Bourgogne. Notons que le clocher pointu d'autrefois fut détruit par la foudre en 1920. On posa également un carrelage provenant de l'abbaye de Tart. Construite en pierre et en briques, elle ne possède que quelques ouvertures qui démontrent son ancienneté. On observera sur le côté une porte dominée par une série d'arcs en ogives flanqués de quatre têtes sculptées. L'une est ornée d'une couronne ducale. On peut imaginer qu'elle daterait d'un des ducs de Bourgogne, peut-être Robert II. L'église recèle une intéressante collection de pierres tombales médiévales.
Certains affirment qu'elle ne fut pas construite de manière ordinaire, mais en réalité édifiée en une nuit par les fées ! Des belles demoiselles qui toutefois, n'auraient pas eu le temps de la terminer. Il ne leur restait qu'une pierre à poser lorsque le jour les força à s'enfuir. D'autres affirment que les fées n'auraient élevé que le clocher aujourd'hui disparu. D'après une dernière légende, cette église serait celle de Tréclum. Quatre fées, pour punir les paroissiens de ce village qui négligeaient leur devoir religieux, avaient décidé de l'emporter vers le nord. Mais arrivée à Premières, l'une d'elles fatiguée demanda une halte. L'édifice fut déposé un instant, mais quand elles voulurent reprendre leur route, il leur fut impossible de le soulever. Enfin, l'église possède également une pierre qui "refuse" de rester scellée !
On découvre à Premières les vestiges d'une ancienne faïencerie XIXe en briques multicolores formant des dessins géométriques, qui employa jusqu'à 280 personnes. Les Chartreux de Dijon possédaient déjà une tuilerie à Premières depuis le début du XVle. En 1795, François Pignant, commença à y produire de la faïence. En 1857, Jules Lavalle entreprit d'ajouter aux productions communes une fabrication de faïence artistique en grand. Il participa à l'exposition universelle de Londres en 1862, où ses produits reçurent des commentaires élogieux. À sa mort, en 1880, ses successeurs ne parvinrent pas à maintenir la fabrique, qui ferma en 1902. Elle avait quatre fours et, en 1845, était le seul établissement céramique du département à utiliser une machine à vapeur, avec la tuilerie de Gurgy-le-Château. On peut découvrir quelques pièces issues de la faïencerie de Premières au Musée de la Vie Bourguignonne Perrin de Puycousin à Dijon. Dans le cimetière, un buste de Jules Lavalle surmonte sa tombe portant la devise : "La Démocratie et la Science".
Dans le village, on trouve un puits surmonté d'une pompe qui voisine la mairie-école et de jolies petites maisons en briques qui abritent les "Coucous", surnom donné aux habitants.
En 1810, Napoléon 1er épouse l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche qui lui donne enfin un fils : Napoléon François Joseph Charles Bonaparte, connu sous le surnom issu des poèmes de Victor Hugo : l’Aiglon. Napoléon lui décerne le titre de Roi de Rome, pour rappeler au pape Pie VII, que depuis la confiscation de ses États, Rome n'est plus que le chef-lieu d'un des 130 départements que compte l'Empire français. Pour marquer la naissance de l'Aiglon, il demande que dans tout l'empire, des arbres soient plantés en cercle de manière à symboliser le berceau de son enfant. Depuis cette époque, le bois du Bouchet à Premières, accueille son "Berceau du Roi de Rome". Quatre majestueux chênes bicentenaires entourent un cinquième symbolisant fièrement L'Aiglon. Complétés par quelques charmes, ils forment un immense couffin naturel. (Dans certaines régions, un deuxième arbre central figure l'Impératrice).
André Beuchot
©André Beuchot
©André Beuchot
Salle des fêtes.
Parc de jeux en extérieur.
La municipalité offre le repas du 14 juillet.
Quatres associations dans le village
Amicale de Collonges
Musique L3R
Foyer rural
Association de protection des abeilles Reva

Notre société et nos territoires connaissent de profondes mutations. Ils font face à des évolutions majeures liées aux changements des habitudes de consommation, aux déplacements, aux nouvelles formes de travail, à la pression environnementale, à l’équilibre entre espaces ruraux et urbains ou à l’impact des technologies numériques.
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