Maire Daniel Bauchet
Adresse Place de la Mairie - 21110 Tart
Tél. 03 80 31 26 18 Fax 03 80 31 38 57
Email contact@communedetart.fr
Site https://communedetart.fr/
Population 1548 habitants. Les habitants de Tart-l'abbaye s'appelaient Les Tartabassiens
Altitude 193 mètres
Superficie 13.68 ha
Situation géographique Latitude: 47° 12' 16'' Nord - Longitude: 5° 12' 22'' Est
Communauté de Communes Plaine Dijonnaise
Canton GENLIS
Née le 1er janvier de la fusion de Tart-le-Haut et de Tart-l’Abbaye, la nouvelle commune d'environ 1600 habitants est située à une quinzaine de kilomètres de Dijon.
Les rivières la Biètre et l'Ouche traversent le village.
Très belle église.
©André Beuchot
©André Beuchot
©André Beuchot
UN CURIEUX EN BALADE
Le 17e opus d’un infatigable découvreur !
Passionné par son département, André Beuchot livre un formidable inventaire de ses communes, hameaux, histoires et légendes...
Marcheur, chercheur de pierres légendaires, randonneur au long cours André Beuchot sillonne, inventorie l’histoire des chemins, des pierres et des centaines de villages et de hameaux côte d’oriens... Un de ces oiseaux rares et discrets ? Allez savoir... en tous cas Un curieux en balade est un ouvrage à lire, à conserver comme les anciens almanachs qui font toute la saveur de nos villes et campagnes !
CONTACT
Éditions André Beuchot :
8 rue Pierre de Saint-Jacob 21000 DIJON
beuchot@numericable.fr

TART.
Commune née le 1er janvier 2019 de la fusion de Tart-l'Abbaye et Tart-le-Haut.
Tart-l'Abbaye. (Tart).
Le village, qui se nomma un temps Tart-les-Nonnes, n'existait pas avant la création de l'abbaye. Aujourd'hui, on y trouve une mairie école aux fenêtres supérieures arrondies construite au XIXe siècle. Une petite cloche s'accroche à l'angle du bâtiment. Presque en face, une belle demeure en briques du XVIIIe siècle attire les regards.
En contrebas se trouve une petite maison à pans de bois et un ancien moulin à eau avec cadran solaire. Il changea certainement plusieurs fois de fonction, moulin à grain, battoir, fromagerie et enfin, usine électrique alimentant l'exploitation agricole voisine dès 1896. En 1884, les journaux annoncent la mise en location du moulin et nous donnent quelques détails sur l'installation : "Ce moulin vient d'être pourvu d'un système hongrois composé de deux broyeurs, d'un sasseur et d'une colonne Millot pour le nettoyage des grains. L'usine renferme également un agencement complet et en bon état pour le public comprenant 5 paires de meules, savoir : deux pour le maïs, une pour l'orge, et deux pour les blés, avec leurs bluteries et un battoir mu par deux turbines ; quatre chambres d'habitation, écurie, porcherie et gélinières, avec 1 hectare 20 ares de terres autour des bâtiments".
Le moulin profite d'un barrage sur l’Ouche construit initialement par les moniales de Tart, mais sans doute déplacé depuis, les contreforts remontant au XVIe siècle.
L'abbaye, qui se trouvait entre la demeure en briques et le bief du moulin, fut créée par quelques religieuses conduites par Élisabeth de Vergy, sous le titre de l'Assomption de Notre-Dame de Tart. Elles s'établirent près des rives de l'Ouche, fondant en 1125 la première abbaye féminine de l'ordre de Cîteaux. Elle devint ensuite la maison mère de 18 abbayes. À la fin du XIIIe siècle, les Dames de Tart, possédaient un vaste patrimoine, bien géré, dont un important vignoble incluant le célèbre Clos de Tart. Une statuette en bois de la Vierge veille toujours sur le Clos de Tart à Morey-saint-Denis. Elle rappelle, le rôle joué par les communautés religieuses cisterciennes dans la création des climats de Bourgogne. Mais les époques troubles vont changer la donne. Progressivement, l'établissement accueillit des filles de nobles familles à l’esprit très éloigné de la rigueur de la Règle. Les choses dégénérèrent. On raconte que les religieuses étaient si visitées que l'abbaye n'était plus qu'une hôtellerie jamais dégarnie de monde. À son arrivée en 1617, l'abbesse Jeanne-Françoise de Courcelles de Pourlan prit aussitôt des mesures destinées à resserrer la discipline, malgré l'opposition et la résistance des nonnes. Par ailleurs, un édit royal de 1606 et un décret d'Urbain VIII obligèrent les évêques à installer progressivement les religieuses dans les villes. En 1622-23, l’évêque, Sébastien Zamet, se rendit plusieurs fois à Tart. La première fois, il ne trouva que cinq religieuses et deux novices prêtes à embrasser la réforme à Dijon. Elles s'y installèrent le 24 mai suivant (avant de gagner l'emplacement des musées de la vie bourguignonne et d’art sacré).
Quelques années plus tard, en 1636, les troupes de Gallas dévastèrent la Bourgogne pendant la Guerre de Trente Ans. L'abbaye de Tart fut mise à sac. On relate que les soldats utilisèrent l'église comme écurie, écorchaient les chevaux morts sur l'autel puis, après plus de 15 jours, mirent le feu au sanctuaire rempli de fumier. Selon une légende, un prisonnier des turcs en Orient en 1345, évoqua Notre-Dame de Tart. Le lendemain, il fut tout surpris de se réveiller sur les marches de l'autel de l'abbaye de Tart, où l'abbesse vint lui retirer elle-même les chaînes qu'il portait encore. Aujourd'hui, il ne subsiste qu’une fontaine voutée, des fûts de colonnes, plusieurs bornes armoriées, la pierre tombale de la prieure Jeanne de Vauldrey décédée en 1514. Couverte d’ardoises, la chapelle Saint-Barthélemy, édifiée en 1898 à 300 m au sud par M. Henri Joliet, abrite une exposition de vestiges de cette abbaye cistercienne : pierres tombales, pavements, documents manuscrits.
Dans les bois du Murgey, on déniche d'anciennes bornes armoriées. On raconte que les terres étaient ici si argileuses qu'il fallait six chevaux pour tirer une charrue.
Côté traditions, on organisait naguère pour la fête du 14 juillet, une distribution de vin à tous les ménages.
D'autres informations dans le livre : "Un curieux en balade", en librairie.
Tart-le-Haut. (Tart).
Le nom du village viendrait de tarvos, taureau, qui était sans doute une divinité tutélaire. Mais à vous de trouver pourquoi les habitants portent le sobriquet de "Talbayou" ou "Talbayou toutou", comme ceux de Tart-le-Bas et de Tart-l'Abbaye.
En 1636, pendant la guerre de 30 ans, le Général Gallas installa son quartier général à Tart-le-Haut lors du siège de Saint-Jean-de-Losne. La rue de la Guerre rappelle cet événement.
Installé au sommet de sa butte, ancien tumulus défensif avec fossé circulaire qui domine la plaine, le bourg peut être fier de sa belle église paroissiale du Sacré-Cœur, visible de très loin, telle une petite cathédrale. Auparavant, on trouvait à Tart-le-Haut un prieuré, puis l'église Saint-Pierre, située à l'emplacement de la nouvelle école, le presbytère se nichant toujours derrière. La charpente de l'édifice très fatigué s'effondra un jour en pleine messe autour de 1810. Dans les années qui suivirent, les réparations ne suffisant pas, il fut décidé de construire un nouveau sanctuaire. Édifiée dans un style romano-gothique de la fin du XIXe siècle, l'église du Sacré-Cœur est dominée par ses deux tours carrées, hautes de 25 mètres, une portant l'horloge, l'autre un cadran solaire, et par une fine flèche couverte d'ardoises. Entre les deux tours, se dresse une grande statue de Jésus en Majesté qui étend ses bras pour accueillir les fidèles. Le tympan sculpté du portail reçoit un haut-relief du Sauveur en croix. L'intérieur, teinté par la lumière filtrée par de beaux vitraux, est entièrement recouvert de motifs et frises en peinture murale et les piliers étonnent. Ils semblent bien minces pour supporter les gros chapiteaux accueillant les croisées d'ogives. L'église, consacrée en septembre 1891, alors que les vignes entouraient encore le village, abrite le reliquaire du crâne de saint Gengoux, saint patron de la commune.
L'ancienne mairie-école (de garçons) construite au XIXe siècle, aujourd'hui réhabilitée, se fait remarquer par son portail d'entrée. Le bourg comptait naguère trois écoles. Outre celle des garçons, l'école des filles créée à la fin du XIXe siècle se situait presque en face et une école libre congréganiste de filles tenue par les Sœurs de la Providence de Vitteaux, à moins de 100 m au sud de l'église. La mairie accueille une des cinq dernières bannières révolutionnaires en soie de 1790 existant encore en France. Pour participer à la fête de la Fédération à Paris en 1790 (premier anniversaire de la prise de la Bastille), les communes de Tart-le-Haut, Tart-le-Bas, Tart-l'Abbaye et Échigey s’étaient regroupées pour faire réaliser un drapeau. Une délégation de gardes nationaux devait rejoindre la capitale, mais le voyage n’eut pas eu lieu et la bannière resta à Tart où elle a été récemment restaurée.
En contrebas du village, les eaux de la Biètre sont retenues par les vannes de l'intéressant lavoir qui l'enjambe, hélas clos par des grilles. L'arboretum du bois de Chanuet regroupe de nombreuses espèces parmi lesquelles un tulipier de Virginie et un ginkgo biloba.
Les anciens racontent qu'à Tart, le vin était plus facile que l'eau à extraire de la terre ! En 1831, dans son livre "Statistique de la vigne dans le département de la Côte-d'Or", le docteur Morelot rapporte : "Le cépage cultivé dans le canton de Genlis est le pur gamay ; à Tart-le-Haut, on entremêle le plant rouge, de gamay blanc ou melon : c'est le petit coteau de ce village qui produit le vin le moins mauvais du canton ; dans les bonnes années, le vin blanc en est même passable. On récolte aussi beaucoup de vin à Tart-l'Abbaye ainsi qu'à Tart-Ie-Bas".
D'autres informations dans le livre : "Un curieux en balade", en vente en librairie.
André Beuchot
©André Beuchot
©André Beuchot
©André Beuchot
©André Beuchot
©André Beuchot
©André Beuchot
Ecoles maternelle et primaire. Cantine et garderie.
Diverses associations, club de foot, club de judo.
www.mairie-tart-le-haut.fr
Entreprise de transport dans les travaux publics. Coiffure à domicile.

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A voir ... L'Arboretum :
03 80 31 26 18 / Fax. 03 80 31 38 57.
150 essences d'arbres et arbustes différents avec plaques explicatives. Aire de pique-nique.