Les vœux de Seurre ont été l’occasion pour Alain Becquet, le maire, de revenir sur les actions et travaux menés en 2024 mais aussi de présenter ceux à venir en 2025.
Une heure montre en main ! Alain Becquet, habitué à faire long, a respecté le conseil de ses équipes et n’a pas dépassé une heure de discours. Une durée pendant laquelle l’élu a détaillé de façon quasi exhaustive toutes les actions et les travaux menés par la collectivité au cours de l’année écoulée.
Au registre de l’éducation, il s’est réjouit que les effectifs se stabilisent dans les écoles avec 282 élèves après une période de baisse. « Nous maintiendrons les investissements » a-t-il insisté. D’ailleurs, il a mis en avant les travaux prévus à l’école de la Cité Verte pour un coût de 1,5 million d’euros. « Grâce aux subventions que nous sommes allés chercher, il ne restera que 24,2 % à charge de la commune soit 364 000 euros. »
Il a poursuivi en évoquant le lycée de Chamblanc donc le réfectoire accueillait les enfants des écoles à l’heure du repas. Le maire de Seurre, conscient de l’importance du site, a incité la communauté de communes à prendre le relais de la mairie de Chamblanc qui a eu recours à son droit de préemption pour en faire l’acquisition.

Au service du public
Alain Becquet a ensuite balayé tour à tour la bourse au permis de conduire qui a profité à deux Seurrois en 2024 contre 60 heures de travail au service de la commune ou encore la maison France service installée dans le bureau de Poste qui apporte « un service indispensable et qui rencontre un vrai succès ».
A l’heure où les budgets des collectivités sont menacés avant sans doute de voir confirmer la nécessité d’un effort contraint par le gouvernement, le maire de Seurre a insisté sur le recensement. « Il détermine le budget de l’Etat à la commune, le nombre d’élus et le mode de scrutin. » Avec 23 habitants de plus, la commune compte désormais 2 362 habitants. « Nos efforts portent leur fruit car nous perdions des habitants depuis 1999. »
Les finances représentent une préoccupation majeure pour les communes. Le maire a donc alerté sur la baisse de la taxe additionnelle des droits de mutation qui passe de 212 000 à 120 000 euros, une diminution qui va peser lourdement sur le budget communal.

Des projets d’envergure à l’échelle de la commune
« Entre 2019 et 2023, nous avons engagé 7,650 millions d’euros de travaux, un montant colossal pour une ville de notre taille mais sans impacter notre désendettement. » Au cours de l’année écoulée, Alain Becquet s’est réjoui de la réouverture de l’espace aquatique ou encore des travaux de la toiture de l’église Saint Martin. « Nous avons aussi densifié la vidéosurveillance et passé 200 points lumineux en LED. »
La mairie prévoit maintenant d’investir largement en 2025 avec un budget de 4 millions d’euros. Au programme des travaux, outre l’école de la Cité verte, l’édile a largement évoqué l’annexe de la maison médicale nécessaire pour accueillir de nouveaux praticiens qui débloquera une enveloppe de près de 1,5 million d’euros. « En 2026, nous procèderons à la réfection de la place de l’hôtel de ville et des rues adjacentes. » Le maire et son équipe planchent également sur la piste cyclable de la route de Chamblanc. « Nous avons aussi le projet de reconstruction de l’hôpital pour 20 millions d’euros car il ne répond plus aux conditions d’accueil alors qu’il affiche un taux de remplissage à 98 %. »
Au cours de son discours, Alain Becquet est également revenu sur ce qui pose problème à ses yeux comme le projet suspendu de construction de logements séniors Ages et Vie ou encore le transfert de la gestion de l’eau potable à la communauté de communes. « Cela dépossèderait les élus de terrain d’une compétence inéluctable. C’est un mauvais signal quand les élus s’interrogent sur leur engagement et ferait augmenter le prix de l’eau. » Reconnaissant la longueur de son discours en conclusion, il a voulu montrer que le cap était fixé pour l’année qui débute.
Nadège Hubert

