François Rebsamen, président de Dijon métropole, a dévoilé le tracé du projet d’une troisième ligne de tram qui pourrait être mise en service en 2030. Au-delà de cet investissement de 200 millions d’euros, l’objectif de la collectivité est de réduire le nombre de véhicules sur son territoire. Pour y arriver, elle espère pouvoir s’appuyer sur la région et sur les communes des environs.
D’un côté des trams qui arrivent à saturation, victimes de leur succès avec un réseau qui accueille 180 000 voyageurs par jour. De l’autre, des zones de la métropole qui vont se densifier d’ici 2040. Entre les deux, la volonté de Dijon métropole d’inscrire la mobilité comme l’une des priorités de son plan climat et biodiversité 2024 – 2030. A l’arrivée, le projet dévoilé d’une troisième ligne de tramway. « Nous avons analysé 11 scénarios et retenu les secteurs a plus fort potentiel » a précisé François Rebsamen, président de Dijon métropole.
Les 10 kilomètres de la future ligne rallieront Chenôve à la zone Cap Nord, empruntant pour un tiers du parcours les rails des lignes existantes en tronc commun. « Le départ aux portes du sud intègre le développement du projet des Vergers du sud mais prend aussi en compte les entreprises comme Urgo. La ligne se construira le long de l’avenue Carraz qui devrait être requalifiée à l’avenir et où une future clinique pourrait voir le jour. Le parcours garde enfin une ouverture future vers Marsannay-la-Côte et Perrigny-les-Dijon. » Le tracé rejoindra ensuite le 1er mai, le quartier des petits citeaux, les lycées du Castel et Saint-Joseph et la place Wilson, qui sera contournée pour la préserver. La future T3 poursuivra sa route vers le boulevard de l’Université pour rejoindre le campus avant de sillonner les Grésilles, de faire étape au lycée Eiffel et de s’arrêter à deux pas d’Ikea à Cap Nord.

Faire préférer le tram et le train
Pour donner vie à cette nouvelle ligne, Dijon métropole prévoit un investissement de 200 millions d’euros. « Nous réalisons aussi une économie d’achat de bus d’environ 17 millions d’euros » a précisé François Rebsamen. « J’espère que nous pourrons compter sur un financement du département, de la région et de l’Etat comme ce fut le cas pour les autres lignes. Nous complèterons par un emprunt à la banque européenne pour profiter de taux avantageux. » Le président de Dijon métropole espère que le projet sera mis en service d’ici 2030, insistant sur le fait que la décision reviendra « à l’équipe qui sera alors en place. Il faut laisser faire la démocratie. »
A terme, l’arrivée de cette nouvelle ligne vise à réduire de 10 % le flux des 100 000 véhicules qui entrent et sortent chaque jour de Dijon métropole dans le cadre des trajets domicile – travail. Pour y parvenir, François Rebsamen compte sur l’implication de la région et des territoires avoisinant. « Nous avons besoin de l’organisation de la région par le biais du service express régional métropolitain. Il faut des trains dans un rayon de 20 kilomètres. » Le président de la métropole a notamment évoqué les communes de Genlis ou de Gevrey-Chambertin pour accueillir des parkings relais, encourager le covoiturage et pourquoi pas des trajets en vélo électrique. « Il y a 15 trains par jour qui rejoignent Dijon depuis Genlis. Ce trafic participe à dynamiser la commune et évite que les voitures rentrent dans la métropole. Il faut encourager ceux qui peuvent faire autrement. » L’élu entend ainsi rester parmi les villes disposant de la meilleure qualité de l’air.
Nadège Hubert

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Le cas particulier de Chevigny-Saint-Sauveur L’idée de relier Dijon et Chevigny-Saint-Sauveur a été étudié par les services et les élus mais n’a finalement pas été retenue. « Il faut que le temps de parcours soit plus intéressant qu’en voiture, sinon ce n’est pas pertinent pour les habitants qui préfèreront leur véhicule. » Si le tram a été exclu, François Rebsamen insiste sur la nécessité de trouver des solutions pour la commune qui profite déjà d’une « desserte fine avec le bus. » |