À Mâlain, la SCIC Ferments Communs regroupe plusieurs activités avec l’ambition de proposer une façon de produire alternative.
Des exploitants agricoles et des bénévoles se sont engagés dans un projet combinant plusieurs activités mais œuvrant autour d’alternatives agricoles et alimentaires. Si la SCIC Ferments Communs qui les réunit n’a vu le jour qu’en décembre 2023, cela fait près de dix ans que les acteurs du territoire agissent à leur échelle pour faire différemment. L’association Risome a ainsi créé une épicerie collaborative et un café associatif. La Tourniquette et le Chauffe savate tirent leur nom d’une chanson de Boris Vian.
À côté, le groupement foncier agricole citoyen compte 270 associés, principalement des habitants des environs. Via la structure, ils font l’acquisition de terres agricoles qu’ils mettent ensuite à disposition d’exploitants agricoles désireux de s’installer. Leur travail a permis à sept exploitants de produire une agriculture nourricière qui répond aux besoins alimentaires du territoire sur 45 hectares. Un maraîcher, une éleveuse de brebis, un paysan boulanger, un huilier, une brasseuse, un éleveur de porcs en plein air, une biscuiterie participent à la vie du territoire. « La terre redevient un bien commun. Une charte éthique s’applique aux paysans, qui implique de prendre soin du sol et des écosystèmes », explique Léo Coutellec, directeur général de la SCIC Ferments Communs.

Tous pour un territoire
Ces trois structures, tout comme les 108 autres associés de la coopérative Ferments Communs, disposent d’une voix pour agir dans l’intérêt du territoire. « La SCIC est également propriétaire de locaux non agricoles. Cela comprend des logements et des locaux non professionnels. » À Mâlain, Ferments Communs compte un premier site de 800 mètres carrés avec quatre locaux d’activité et cinq logements destinés aux porteurs de projet locaux. Le fournil du paysan-boulanger, l’épicerie qui vend les productions locales, le café associatif et la brasserie s’y trouvent.
La coopérative a fait l’acquisition d’un second site, à proximité. « De nouveaux projets sont en cours mais le plus abouti verra le jour à l’automne 2026 normalement, c’est une auberge paysanne. » La SCIC imagine également y installer des ateliers et des bureaux partagés. « La SCIC a vocation à soutenir les projets alternatifs en mettant à leur disposition des locaux et à animer le territoire. » Afin de mener à bien ces projets, la coopérative, après avoir bénéficié d’une subvention de 50 000 euros du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, a été récompensée d’un chèque de 3 600 euros dans le cadre des prix de l’économie sociale et solidaire. En parallèle, la structure pourrait recruter à moyen terme pour s’assurer les compétences et le temps nécessaires à ce développement.
Nadège Hubert
