En 2006, quand l’usine LINPAC cesse définitivement son activité, les mairies de Marcilly-sur-Tille et Is-sur-Tille se sont retrouvées avec 120 000 mètres carrés de friche. A Marcilly-sur-Tille, le projet d’aménagement prend peu à peu forme avec l’aide d’Habellis.
AMI, trois lettres porteuses d’histoire à Marcilly-sur-Tille puisqu’elle renvoie à l’entreprise de plasturgie qui a employé jusqu’à 600 salariés. Malheureusement, l’histoire économique de l’usine, à cheval entre Is-sur-Tille et Marcilly-sur-Tille, s’est tristement achevée en 2006, laissant une immense friche industrielle derrière elle soit 55 000 mètres carrés à Marcilly-sur-Tille et 65 000 mètres carrés à Is-sur-Tille. En 2012, les collectivités rachètent la friche pour opérer sa transformation. « Le projet consiste en la reconversion en écoquartier du vaste site industriel désaffecté et pollué de 12 hectares entre les communes d’Is-sur-Tille et Marcilly-sur-Tille. Cette opération est singulière en raison de son ampleur, de sa complexité et de son contexte rural. C’est la volonté de gestion locale de ce projet qui a incité les deux collectivités à fonder la SPL du Seuil de Bourgogne, outil dédié à l’aménagement de ce site stratégique » explique la municipalité de Marcilly-sur-Tille.
Un nouveau départ
Dans ce projet de développement, la commune et sa voisine ont voulu concevoir un trait d’union, un écoquartier qui a du commencer par une coûteuse dépollution. Le programme prévoyait une offre d’habitat visant à créer 250 logements à Marcilly-sur-Tille. « Nous avons travaillé avec plusieurs promoteurs qui ont donné le jour à un bâtiment de 44 logements en collectif, un village séniors avec 20 pavillons pour personnes autonomes, et deux petits collectifs » détaille Daniel Lavevre, maire de Marcilly-sur-Tille, qui se réjouit d’avoir déjà près de 100 logements concrets. La collectivité entend réaliser une construction et une croissance maitrisées pour tenir compte du contexte rural. A l’heure où la loi ZAN freine les projets d’urbanisme des collectivités, les deux communes profitent encore d’une manne foncière à faire pâlir leurs homologues. Alors que le promoteur initial a finalement vendu ses parcelles à Habellis, le bailleur social poursuit le projet initial de construire 15 pavillons et d’un collectif de 40 logements. Habellis a pensé le projet avec des terrasses, des jardins privatifs et des espaces verts clôturé mais aussi une cuve de récupération des eaux de pluie et des composteurs individuels. « Nous avons également voulu une coulée verte jusqu’à la gare. » Peu à peu à Marcilly-sur-Tille, l’histoire industrielle laisse place à un avenir tourné vers l’accueil de nouveaux habitants qui contribueront à leur tour à l’histoire locale.
Nadège Hubert