02 décembre 2025
De l’Afrique du Sud au Chili en passant par l’Ukraine, la région Bourgogne-Franche-Comté a tissé des liens privilégiés aussi bien dans l’intérêt des entreprises locales mais aussi des habitants du territoire en attirant des investisseurs et des touristes, créateurs d’emplois.
Avec 21,7 milliards d’euros, les exportations représentent 23 % du PIB régional, plaçant la Bourgogne-Franche-Comté à la troisième place du classement des régions françaises dont la balance commerciale est positive. Les premières Assises régionales de l’international ont permis de mettre en lumière six champs d’action différents et complémentaires dans lesquels la région s’engage à l’international, à commencer par l’export. « La Région apporte son soutien au programme export de la CCI car par rebond nous servons les salariés de Bourgogne-Franche-Comté », a insisté Patrick Molinoz, vice-président du conseil régional aux politiques européennes et aux actions internationales. Avec plus d’un million d’euros consacré à sa politique export, la collectivité accompagne environ 430 entreprises.
En parallèle, par le biais de son agence économique régionale, AER, la Région s’emploie également à attirer des investisseurs internationaux. La récente inauguration de l’usine agroalimentaire de l’Espagnol Vicky Foods à deux de Chalon-sur-Saône avec son investissement de plus de 100 millions d’euros traduit cette dynamique. « L’AER s’appuie sur les atouts de la région, à commencer par son positionnement géographique. » Le tourisme, porté pour partie par les étrangers, apportait 4,9 milliards d’euros de retombées économiques dans la région en 2022 et concerne plus de 49 000 emplois.

Faciliter les relations
« Que se passe-t-il si une région devient silencieuse à l’international ? », a interrogé l’élu de façon purement rhétorique, répondant par la menace induite pour les emplois ou les débouchés potentiels. « Le domaine international est une priorité politique » a pour sa part insisté Jérôme Durain, président du Conseil régional.
Concrètement, depuis de nombreuses années, la Région met en place des coopérations décentralisées, pilier majeur des actions extérieures de la collectivité. La Rhénanie-Palatinat en Allemagne, la Voïvodie d’Opole en Pologne, la région de Bohême centrale en République tchèque, la région du Maule au Chili, Cap occidental en Afrique du Sud et plus récemment celle d’Oblast de Vinnytsia en Ukraine ont noué un partenariat privilégié. Pour aller plus loin, la collectivité mène une démarche similaire avec le Québec et le Japon. « Le Québec offre une façon d’aborder le marché américain, de découvrir cette culture du business en profitant d’un environnement francophone. C’est un porte-avions logique », a précisé Patrick Molinoz. Au Québec, l’élu entend également profiter des connaissances et compétences autour de l’IA ou de la cybersécurité.

« La chambre de la CCI international au Japon est la deuxième pour le chiffre d’affaires réalisé, après le Maroc » a précisé Thierry Buatois, président de la CCI de Bourgogne-Franche-Comté. Un argument qui a encouragé la Région a déployé également une coopération décentralisée avec le pays qui partage un goût commun pour la culture, l’art et le patrimoine tout en ayant une appétence marquée pour les vins et la gastronomie de Bourgogne. « Nos entreprises ont besoin d’accompagnement sur les marchés complexes et lointains. On ne choisit pas la facilité » a souligné Jérôme Durain.
Au registre de l’international, la Région se positionne aussi aux côtés des étudiants désireux de poursuivre leur cursus à l’étranger et apporte aussi son soutien aux citoyens qui s’emploient à développer la solidarité entre les peuples.
Nadège Hubert