Maire LEPINE Eliane
Adresse Place de la Mairie - 21440 Poncey-sur-l'Ignon
Tél. 03 80 35 19 11
Email ponceysurlignon21@yahoo.fr
Population 82 habitants. Poncéens
Altitude 456 mètres
Superficie 1635 ha
Situation géographique Latitude: 47° 29' 41'' Nord - Longitude: 4° 45' 41'' Est
Communauté de Communes Forêts Seine et Suzon
Canton IS-SUR-TILLE
Poncey-sur-l'Ignon est situé à 28 km au Nord-Ouest de Dijon, entre les sources de la Seine et les sources de l'Ignon. Celle-ci prend sa source sur le site de l'Ignon, classé Natura 2000, qui attire de nombreux visiteurs pour sa faune et sa flore.
Du latin Potentius, qui aurait fondé le village. A l'époque gallo-romaine, un culte était rendu à la déesse Sequana.

Vestiges du temple gallo-romain des Sources de la Seine : mobilier visible au Musée archéologique de Dijon (ex-voto, stèles, statues et statuettes, monnaies).
Eglise Saint-Barthélemy 1786, par Guillemot, en forme de croix grecque : rotonde surmontée d'une coupole ; bas-relief XVIIè siècle, statues XVè, XVIè et XVII è siècles ; bâtons de procession XVIIè siècle.Eglise actuellement en restauration (reprise à l'identique de la toiture)Une souscription est ouverte auprès de la Fondation du Patrimoine pour financer les 10 % des travaux restant à la charge de la commune.
Château 1940, reconstitution d'un manoir XVI-XVIIè siècles, construit avec des matériaux anciens.
Maison XVIè siècle : porte Renaissance, baies en accolade.
Deux lavoirs.
© André Beuchot
© André Beuchot
UN CURIEUX EN BALADE
Le 17e opus d’un infatigable découvreur !
Passionné par son département, André Beuchot livre un formidable inventaire de ses communes, hameaux, histoires et légendes...
Marcheur, chercheur de pierres légendaires, randonneur au long cours André Beuchot sillonne, inventorie l’histoire des chemins, des pierres et des centaines de villages et de hameaux côte d’oriens... Un de ces oiseaux rares et discrets ? Allez savoir... en tous cas Un curieux en balade est un ouvrage à lire, à conserver comme les anciens almanachs qui font toute la saveur de nos villes et campagnes !
CONTACT
Éditions André Beuchot :
8 rue Pierre de Saint-Jacob 21000 DIJON
beuchot@numericable.fr

Un curieux de passage à… PONCEY-SUR-L'IGNON. Canton d'Is-sur-Tille.
Le village s'appelait autrefois, Poncey-lès-Pellerey. À l'ouest de Poncey, les sources de l'Ignon, de nouveau accessibles, jaillissent de tous les côtés dans un beau décor sauvage et bucolique. Perdus au milieu d'une végétation parfois dense, de beaux massifs de tuf se forment lentement. Cette pierre poreuse, surnommée localement pierre ponce, mais qui n'a aucun rapport avec la lave volcanique, aurait donné son nom au village de Poncey.
La petite rivière se tortille ensuite vers les moulins qui entrecoupent son chemin. Le premier accueillait une papeterie avant d'être modifié et transformé en usine d'amiante. Un petit lavoir se cache à proximité.
Plus loin, le moulin "du Haut", moulin à grains en ruines, disposait d'un beau canal accroché à flanc de combe et qui alimentait la grande roue à hauteur du premier étage, peut-être même deux roues.
Viennent ensuite les deux moulins du village, le second étant également une papeterie, la première en France à avoir fabriqué du papier en rouleau. Il était complété par une seconde usine pour la fabrication de la pâte à papier située à 400 m en aval, aujourd'hui en ruines.
C'est à la séance du 3 juillet 1811 de l'Académie des sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon, que le sieur Ferdinand Leistenschneider annonce la mise en service à Poncey-sur-L'Ignon d'une machine à fabriquer le papier de son invention. Sans le concours d'aucun ouvrier, elle produit du papier en feuille d'une longueur indéterminée. Pour Ferdinand Leistenschneider, cette belle invention est le fruit de 20 ans de réflexion, de recherches et de privations en tout genre. Plusieurs séances de l'Académie vont lui faire honneur. Par la suite, M. Leistenschneider sera sollicité dans plusieurs départements pour installer ses machines.
On retrouve à l'angle du bâtiment bordant le bief, les initiales gravées de Leistenschneider et de son épouse, Reine Olivier.
(Voir l'article consacré aux papeteries de Poncey-sur-L'Ignon et Pellerey accessible depuis la page d'accueil du site).
Le sixième moulin, entre Poncey et Pellerey, moulin à "huile de navette" (Plante oléagineuse voisine du colza), en ruines également, se distingue par un bel aqueduc souterrain d'évacuation.
Outre ces moulins et deux beaux lavoirs à arcades, celui de la place centrale côtoyant le four à pain restauré, ce village retiendra les visiteurs avec une maison du XVIe siècle avec fenêtre à accolade et une porte Renaissance, mais surtout avec le fameux manoir Huard où le réalisateur Jean-Henri Meunier tourna en 1975, "L'Adieu Nu", avec Maria Casares, Pierre Maxence, Michael Lonsdale. Artiste dessinateur, né le 2 juin 1874 à Villedieu-les-Poêles, Charles Huard peint à l'huile et à l'aquarelle, la Normandie, le Midi et de nombreuses scènes de la vie quotidienne. Quand la seconde guerre mondiale surgit, son épouse devenue la voix de la France Libre aux Etats-Unis, est activement recherchée par la Gestapo qui lui reproche aussi ses actes de Résistance. Il faut impérativement se cacher. La paix revenue, Charles et Frances Huard amoureux de la contrée, décident de s'y installer. Après avoir restauré une maison sur les hauteurs de Poncey-sur-l'Ignon en lui ajoutant des arcs-boutants décoratifs, ils veulent édifier de toute pièce un château avec l'aide d'un maçon italien. Pour ce faire, ils récupèrent les pierres de démolition et issues entre autres, des bombardements. Des éléments en provenance de toute la région déboulent sur le chantier. Aujourd'hui, on ne peut que s'étonner en découvrant l'édifice. Tour crénelée, fenêtres à meneaux, toits égayés de tuiles colorées, murs d'enceinte, porterie et ses annexes couverts en laves… Charles Huard meurt à Poncey-sur-Lignon le 29 mars 1965. La bibliothèque municipale de Dijon compte aujourd'hui un fonds Charles Huard. Le manoir devient alors un musée dédié à ses œuvres grâce à la Fondation pour l'art, la recherche et la culture créée par Frances Huard. Il est enrichi de collections d'objets d'art, après son décès. Après la liquidation des biens de la Fondation, le manoir de Poncey-sur-L'Ignon revendu, devient propriété privée.
Le village était autrefois installé sur les hauteurs. Progressivement, il se rapprocha de la rivière. Il possède de vieilles maisons couvertes en laves et un pigeonnier flanqué d'un escalier extérieur. L'étonnante église Saint-Barthélemy bâtie au XVIIIe siècle, fit en quelque sorte de même en remplaçant la chapelle Sainte-Anne dressée au cimetière. Elle étonne le visiteur par son architecture en forme de croix grecque rarissime et sa couverture de laves récemment restaurée. Cette couverture cache une coupole en tuf, prélevée aux sources de l'Ignon. L'intérieur circulaire surprend à son tour. Saint Barthélemy est présent sur la façade. Il faut préciser que quand l'église fut transférée à son emplacement actuel, le cimetière devait suivre. Mais avec la Révolution, la place qui lui était réservée fut utilisée pour édifier la toute nouvelle maison commune. Le cimetière resta donc sur les hauteurs.
À mi-chemin, de l'église et du cimetière, on trouve une pierre des morts (ou table des morts). Elle permettait aux porteurs de cercueils de poser leur fardeau pour reprendre souffle avant la montée finale.
Au sud-est, le chemin qui descend en direction de la ferme du Val de la Saule garde les traces d'un empierrement important. Cinq-cents mètres au nord-ouest de cette piste, des restes de murets et meurgers parsèment la forêt et s'entourent d'un talus circulaire bordé par un fossé. Peut-être sont-ils les vestiges d'une occupation antérieure des lieux.
Deux gouffres percent le territoire. Le gouffre des Vergerots, entre les sources de la Seine et celles de l'Ignon, fut en partie exploité autrefois en carrière. Il se visite sur une soixantaine de mètres après son puits d'entrée de sept mètres. Celui de la combe Lurosse, profond de 18 m, a été rebouché. Au sud-ouest, la ferme des Vergerots a toujours son pigeonnier couvert en laves.
Enfin, n'oublions pas de signaler que la Pierre qui Vire, au bord du chemin de Champagny, qui fait un tour sur elle-même tous les cent ans.
Terminons avec les surprenants événements de 1954. Le 2 octobre vers 19 h 40, une fermière est occupée à traire ses vaches. Tout à coup, les chiens sortent précipitamment en aboyant. L'éleveuse sort à son tour. La cour est éclairée comme une nuit de clair de lune. En levant les yeux, elle aperçoit un cylindre volant orange entouré d'un carré de lumière vert pâle qui illumine la cour. L'engin vole silencieusement vers l'est. La femme appelle son mari, sa fille, sa voisine. Pendant une dizaine de minutes, tous quatre regardent le curieux cylindre. Enfin, il disparaît sans bruit du côté de Chanceaux.
Le spectacle est aperçu en différents points du village. Deux jours plus tard, dans sa maison à mi-chemin du village et des sources, une jeune maman de 23 ans s’apprête à fermer ses volets. Il est 20 h. Elle ouvre sa fenêtre et reste médusée. À une vingtaine de mètre d’elle seulement, elle aperçoit un incroyable appareil dégageant une faible lueur jaune orangé. Terrifiée, la jeune mère empoigne son gamin et file chez la voisine. Les hommes arrivent 1 heure après. Plus d'objet volant, mais ils découvrent stupéfiés, une trace inexplicable, une empreinte que l’on appellera par la suite, le Trou de Poncey. Les autorités averties, l'usine d'amiante est envahie par la gendarmerie, la police de l’air, l’armée de l’air, les scientifiques. On procède à des analyses, des prélèvements, des recoupements de témoignages. Les documents d’époque précisent que l'énigmatique empreinte mesurait 1 m 50 de long sur 70 cm de large. Le sol semblait comme aspiré et la terre arrachée était répandue tout autour du trou sur un rayon de 4 m. L’enquête conclue à la réalité d’un atterrissage. Mais de qui, de quoi ? Mystère ! Et rien ne repoussera, pas même un brin d’herbe, quatre années durant, dans le trou de Poncey !
D'autres informations dans le livre : "Un curieux en balade". En vente en librairie.
André Beuchot
restauration des couvertures en laves de l'église
© André Beuchot
© André Beuchot
© André Beuchot
© André Beuchot
© André Beuchot
Ecole et périscolaire (cantine-garderie) à Lamargelle.
Commerces à Saint-Seine l'Abbaye.
Association communale de chasse de Poncey sur l'Ignon.
Agriculture.

Notre société et nos territoires connaissent de profondes mutations. Ils font face à des évolutions majeures liées aux changements des habitudes de consommation, aux déplacements, aux nouvelles formes de travail, à la pression environnementale, à l’équilibre entre espaces ruraux et urbains ou à l’impact des technologies numériques.
CCI Côte-d’Or - Saône-et-Loire : votre partenaire 360°du développement territorial
En tant qu’élus, vous considérez sûrement le développement et l’animation de vos territoires comme des priorités de votre mandat. Face à la diversité des enjeux, la CCI Côte-d’Or-Saône-et-Loire s’est donc organisée pour vous apporter son expertise, ses outils et ses réseaux dans vos projets de développement socio-économique et territorial. Notre ambition est de travailler à vos côtés, dans un objectif partagé de développement, en s’appuyant sur nos équipes de terrain, notre réseau de partenaires, notre connaissance fine des territoires et notre relation de proximité avec les entreprises... LIRE+
Promenades/Randonnées : Plateaux boisés dominant les vallées de la Seine et de l'Ignon.
Sources de la Seine et sources de l'Ignon.