A l'appel de la ville, près de 300 personnes se sont rassemblées samedi 20 septembre matin, place Pierre Meunier à Chenôve. Un temps de mobilisation citoyenne, pour dénoncer l'augmentation des violences et affirmer l'attachement collectif aux valeurs républicaines et à la paix.
Fusillades à répétition, règlements de compte liés au trafic de drogues, exécutions en pleine rue… Depuis le début de l'année, la ville de Chenôve et plus largement la métropole dijonnaise font face à une augmentation de violences graves. Dans ce contexte bouleversant, la municipalité a choisi d'organiser un temps de mobilisation citoyenne "Chenôve veut vivre en paix" le 20 septembre 2025, en lieu et place de sa traditionnelle Fête de la République.
"Comment aurions-nous pu décemment maintenir nos fêtes habituelles – le Rando-Mix Trail, le Forum des associations, le concert de rentrée – comme si de rien n’était ? Comment aurions-nous pu faire la fête alors que certains de nos concitoyens n’étaient plus là pour la partager, que leurs familles les pleurent, que leurs amis et collègues souffrent de leur disparition et que leurs voisins vivent dans la crainte pour leur propre sécurité ?" exprime avec émotion le maire de Chenôve Thierry Falconnet, en rappelant la disparition brutale de "deux enfants de Chenôve", Anas Benzime et Abdelmajid Sabri.
L'événement a rassemblé près de 300 personnes, affirmant un attachement collectif aux valeurs républicaines et au fait de faire société. manifester leur attachement à la République, à la Paix et au refus de la violence. "Vous prouvez que la paix, notamment la paix civile, n’est pas une idée abstraite, mais un combat quotidien", a souligné l'élu. "La paix se construit collectivement. Elle suppose que nous soyons unis, au-delà de nos convictions ou de nos divergences, que nous refusions la banalisation de la violence. Que vous soyez, que nous soyons, chacun à notre manière, des artisans de paix."
État, élus et habitants ensemble au service de la paix
Thierry Falconnet a par ailleurs salué "l’écoute de l’État et les engagements pris en matière de renforcement de la présence policière et des moyens d’enquête" malgré les difficultés d'action. "Sans ces femmes et ces hommes, sans leur mobilisation, leur dévouement et le soutien de la République dans ce qu’elle a de plus concret, en l’occurrence d’abord les citoyennes et les citoyens, nous ne pourrions pas affronter la situation que nous connaissons."
Il a rappelé son rôle d'élu de "porter la voix de ses concitoyennes et concitoyens" qui expriment depuis plusieurs semaines leur peur, leur lassitude, leur sidération, leur colère. Et bien sûr leur volonté commune de faire cesser cette violence. "Chenôve veut vivre en paix. C’est notre vœu partagé, c’est notre combat commun, c’est notre espoir à toutes et tous."