Reulle-Vergy


La butte de Vergy (et Curtil)


L’église Saint Saturnin


Lavoir transformé en mairie


La butte de Vergy

Maire DETOT Aleth
Secrétaire de Mairie BRIOTET Bénédicte
Adresse Place de la Mairie - 21220 Reulle-Vergy
Tél. 03 80 61 48 19 Fax 03 80 61 48 19
Email mairie.reulle-vergy@orange.fr
Horaires d'ouverture Vendredi 16h30-18h30 - 1er samedi du mois 9h-11h
Population 120 habitants. Les Reullois
Altitude 320 mètres Superficie 660 ha
Situation géographique Latitude: 47° 11' 11'' Nord - Longitude: 4° 53' 41'' Est.
Communauté de Communes CC de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges
Canton LONGVIC

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Présentation

Village pittoresque des Hautes Côtes de Nuits, proche de Curley et Chambolle-Musigny, Reulle-Vergy est situé à 19 km au Nord-Est de Beaune.

Plus d'infos





Tourisme & Patrimoine

Un site remarquable!
Le paysage formé dans les Hautes Côtes de Nuits, par la butte de Vergy et l’église Saint-Saturnin, est un des plus remarquables de la Bourgogne. Le site de Vergy fût, pendant plusieurs siècles, au cœur de l’histoire de la Bourgogne, et l’église Saint-Saturnin en est l’un des témoins. L’abbaye de Saint-Vivant (à Curtil-Vergy) en est proche, des vins mondialement connus proviennent de "Climats" situés au pied du site !

Église romane Saint-Saturnin, (XIe siècle).
L’église de Reulle-Vergy est classée monument historique et renferme des trésors. Commencée au XIe siècle, époque dont subsistent le chœur, et remaniée jusqu’au XVIIIe avec l’agrandissement de la nef, l’édifice, outre sa belle silhouette, renferme des trésors : facétieux comme ce cache-cache sur deux chapiteaux, d’un renard et d’une poule, qui se termine sur un troisième par une dégustation ; sérieux comme la statue de saint Jean-Baptiste, de la Vierge de Pitié et de sainte Barbe (XVe), du Christ Bénissant (XVIe), de la Vierge à l’Enfant (XVIIIe siècle).
Chapelle seigneuriale (consacrée au XVIIe siècle), différente de la chapelle Ste-Barbe au Sud (datant du XVe), statues XVe siècle, beau chapiteau. Magnifique mairie-lavoir.

L’église Saint Saturnin

Lavoir transformé en mairie



Le saviez-vous ?

Un curieux de passage à REULLE-VERGY. Canton de Longvic. (Autrefois canton de Gevrey-Chambertin).
Ce petit village des Hautes Côtes est bien connu des Dijonnais grâce aux ruines qui se dressent encore sur la montagne de Vergy. En arrivant, on commencera par la visite du lavoir-mairie, édifice typique du XIXe, derrière lequel on aperçoit un mur apié (rucher) en pierres. Vous trouverez au bord de la route de l'Étang-Vergy, l'ancien château XVIIe construit par Louis XIV, dit-on, pour mademoiselle De Mauriac. Il faut ensuite suivre la petite route qui grimpe sur la butte jusqu'à l'église Saint-Saturnin XI-XVIIIe, de style roman, dotée d'une abside en cul-de-four et d'un clocher carré. Les plus observateurs remarqueront sur les chapiteaux historiés, un renard vorace s'attaquant à une poule. La chapelle vouée à sainte Barbe fut fondée en 1497 par le curé de Vergy, chanoine de la collégiale Saint-Denis.
Outre un ancien sarcophage, l'enclos du cimetière renferme la tombe d'un libre penseur portant l'épigraphe : « J'ai été ce que vous êtes, vous deviendrez ce que je suis. Ci-git un bon libre penseur, Jean-Baptiste Esmonin ».
De là, un sentier conduit sur le mont. De part et d'autre, des ruines émergent au bord du chemin, vestiges de l'ancien bourg de Vergy protégé par une puissante forteresse qui occupait tout le sommet, peut-être fondée au VIIe ou au VIIIe, modifiée au XIIIe par Alix de Vergy.
Un rempart couronnait la falaise et quatorze tours assuraient surveillance et protection. Elle était jugée très sûre mais fut néanmoins assiégée et prise par Henri IV. Les fossés étaient si vastes qu'un des seigneurs prétendait que tout le foin de Castille ne suffirait pas à les remplir. En effet, ce sont les deux vallées latérales qui font office de fossés ! Plusieurs portes s'ouvraient sur les différents versants, l'une d'elles, plus secrète selon la légende, servant à la jolie châtelaine qui chaque soir, envoyait sa petite chienne quérir son amant. Mort plus tard en croisade, il avait demandé que son cœur soit remis à sa bien-aimée. Hélas, le seigneur de Vergy intercepta le présent, le confia à son cuisinier et le fit servir à table à la châtelaine qui l'avala innocemment. Puis il lui révéla l'origine de ce qu'elle venait de manger. Désespérée, elle monta dans une tour et se jeta dans le vide.
Une autre légende nous raconte que la belle châtelaine de Vergy accorda son amour à un séduisant chevalier de Bourgogne, mais à une condition, que leur liaison reste secrète. Hélas une duchesse, bien que mariée à un puissant Duc, aimait aussi ce chevalier et finit par lui déclarer sa flamme. Fidèle, le jeune homme la rejeta poliment. La duchesse humiliée décida de se venger. Elle raconta à son époux, oncle de la châtelaine de Vergy, que le chevalier avait tenté de la séduire. Aussitôt, le duc convoqua le jeune homme pour le chasser. Mais celui-ci préféra avouer à son seigneur qu'il aimait sa nièce et non son épouse. Il lui demanda aussi de garder le silence. Pourtant, pressé par sa femme, le duc finit par lui révéler ce secret. Que n'avait-il fait ! Rongée de jalousie, la duchesse courut voir la jeune châtelaine et lui raconta que son amoureux l'avait trahie. Désespérée, la malheureuse monta sur les remparts et se jeta dans le vide. On ajoute aussi parfois que le chevalier se suicida à son tour en apprenant la mort de son aimée. Quant au Duc, découvrant la machination de son épouse, il la fit décapiter. Bien d'autres variantes ont été écrites. On retrouve l'histoire de la châtelaine de Vergy dans un roman d'amour courtois du XIIIe. On en a même tiré un opéra bouffe joué au théâtre des Variétés en 1903 pour cinquante représentations, puis au théâtre des Bouffes Parisiens dirigé par Jean-Claude Brialy.
Au XIVe, l'hôtel du Duc est réaménagé et l'on adopte les tuiles vernissées. Au XVIe, bien que le château de Vergy ne soit plus l'objet des mêmes convoitises que lors des siècles passés, Guillaume de Tavanes réaménage les défenses. Mais le déclin de la forteresse est inéluctable. Aujourd'hui, il ne subsiste que les ruines de la tour Saint-Denis, nommée également tour du Pendu, construite dit-on, par les fées ! Cette tour recevait l'église Saint-Denis détruite au XVIIe. Elle rappelle ainsi l'existence du chapitre collégial de Saint-Denis de Vergy fondé ici même en 1023. Ce n'est qu'en 1609 qu'il sera transféré à Nuits-Saint-Georges. Sa relique la plus précieuse était le crâne de saint Denis, malheureusement disparu.
On raconte qu'en 1212, au cours de la messe de minuit, le Diable souffla les cierges de l’église. Il empêcha la sonnette de tinter au moment de l’élévation et fit gronder le tonnerre. Depuis ce jour, les lueurs mystérieuses des feux follets mènent la nuit une sarabande au-dessus des ruines. Le grand puits du château descendait à 90 m mais ne fait plus qu'un mètre aujourd'hui, tandis que quelques fossés de séparation se remarquent encore.
Un sentier balisé permet la visite du site et conduit aux restes du monastère de Saint-Vivant (Curtil-Vergy). Selon une légende, les seigneurs de Vergy possédaient d'énormes richesses. Ils les regroupèrent sous une forme étrange, d’une cloche en argent, cachée au fond du puits le plus profond du château ! (D'autres parlent d'un cercueil, toujours en argent, ou d'un buste de Henri IV, en or massif cette fois !).
Le Diable qui tenait sabbat à Nuits-Saint-Georges, ne dédaignait pas la forteresse. Il tenta même de séduire une des belles du lieu, et on raconte que certaines nuits, on l’entendait hurler de dépit devant le refus de la dame. Du château de Vergy, il se rendait en carrosse à celui de Mâlain. Prudents, les châtelains échangeaient des signaux d’une forteresse à l’autre pour dégager les routes, allumant des feux et agitant un drapeau noir depuis une des tours.
Outre les fées, l'enchanteur Renaud marqua la région de son empreinte. Une légende nous rappelle que durant un sabbat, le jeune Vosne vola une tasse d'argent au diable pour obtenir la main d'Huguette. (Voir légende de Vivant à Mâlain). On raconte aussi qu'un habitant de Reulle détruisit la croix de Meuilley. Il vola le Christ, le cacha dans son fenil et le frappait d’un coup de vannette chaque fois qu'il passait à côté. Inutile de vous dire qu'il mena bientôt une existence affreuse, juste punition de son sacrilège.
De l'autre côté de la vallée, les modestes ruines d'une station du télégraphe Chappe, maison de chasseurs sont encore visibles dans le bois de Mantuan.
À l'ouest, la petite combe Ragon recèle quatre petites grottes. Enfin, quelques coutumes locales méritent d'être rappelées. Ainsi, on faisait don au mort d'une ou plusieurs pièces d'argent que l'on mettait entre ses doigts ou dans sa bouche. On pouvait aussi ajouter dans le cercueil des objets de culte.


La butte de Vergy


 


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De belles promenades dans les ruelles du village et de magnifiques randonnées à travers le vignoble.


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