Cussey-les-Forges


©André Beuchot


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Maire Luc Minot
Adresse 1, place d'armes - 21580 Cussey-les-Forges
Tél. 03 80 75 61 78 Fax 03 55 87 02 43
Email mairie.cusseylesforges@orange.fr
Horaires d'ouverture Lundi 17h-18h - Jeudi 11h-12h
Population 138 habitants. Les Cusseytois et Cusseytoises
Altitude 299 à 472 mètres Superficie 2334 ha
Situation géographique Latitude: 47° 38' 34'' Nord - Longitude: 5° 4' 44'' Est
Communauté de Communes Tille et Venelle
Canton IS-SUR-TILLE

Je suis fan de ma commune

Présentation

Cussey-les-Forges se situe à la limite du département de la Haute-Marne, et à la confluence de la Tille de Villemoron, de la Tille de Villemervry et de la Tille de Bussières. Couvrant 2334 hectares, son territoire est fait de vallées encaissées, de coteaux forestiers lardés de combes étroites et de quelques plateaux cultivés. Il culmine à 472 m, et son relief se développe avec une rupture de pente remarquable vers 340 m, marquant la limite des bois, qui couvrent près de 70% de la superficie totale, dont un quart environ appartient au domaine communal.

Plus d'infos

Communauté de communes des Sources de la Tille
21580 Grancey-le-Château
Tel : 03 80 75 69 80

Tourisme & Patrimoine

L'église Saint-Rémi, XIè-XIIIè siècle, classée Monument historique en 1909, comporte également plusieurs statues classées.

©André Beuchot



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Un curieux de passage à Cussey-les-Forges

Un curieux de passage à… CUSSEY-LES-FORGES. Canton d'Is-sur-Tille. (Autrefois canton de Grancey-le-Château).
Lors de travaux d’assainissement de la route, des sarcophages appartenant à une nécropole mérovingienne furent découverts. En 1520, le village qui appartenait aux sires de Grancey s'entourait de murs.
L'église Saint-Rémi, autrefois fortifiée, se couvre de laves. Elle remonterait au XII ou XIIIe siècle. La tour carrée du clocher roman, construite en intégrant des sarcophages mérovingiens, éclairée par deux étages de fenêtres, domine généreusement l'édifice. Sur le côté du portail ouvert par deux portes encadrées de colonnes à chapiteaux et surmontée d'une rosace, une seconde tour, ronde, se dresse donnant à l'ensemble une allure particulière. La lumière filtrée par les vitraux d'une belle ouverture XV-XVIe illumine le chevet flamboyant. Outre des peintures murales, le mobilier intérieur mérite un détour. En 1171 l'évêque de Langres fit don de l'église au chapitre de Saint-Étienne de Dijon.
Contre l'enclos du cimetière, on trouve une croix sculptée. De l'autre côté de la place de l'église, se dresse la mairie école dominée par son horloge et le lavoir qui lui est accolé.
Si l'on fait l'inventaire des curiosités locales, il faut citer la curieuse maison bourgeoise rehaussée de briques rouges surnommée villa Fréro, ou chalet de la Renautière. La cheminée porte la date de 1896. À proximité, une croix sculptée s'adosse à une petite maison fière de sa fenêtre à accolade et de sa vouivre décorative en bas-relief. Ajoutons à ce rapide inventaire un mur à abeilles, le monument aux morts surmonté d'un coq qui côtoie un tilleul centenaire et d'où l'on aperçoit le sommet d'un pigeonnier carré caché dans une cour.
À l'ouest, une digue divise les eaux de la Tille de Villemervry qui se glissent sous deux jolis ponts à deux arches. Un des bras sert de bief à un ancien moulin à eau, huilerie et foulon. Les rouissoirs nommés ici routoirs, situés à 350 m au nord-est de l'église, ont laissé leur nom à une rue.

Mais une des principales curiosités du secteur est constituée par l'Aven du Bois des Minières également surnommé les Sept Avens et qui sont en fait… neuf ! Le site perdu dans les bois est maintenant impossible d'accès en raison d'un parc à sangliers. Plusieurs salles en diaclase séparées par des puits des sept premiers conduisent à 40 m de profondeur environ par un enchaînement boueux long de 250 m réparti sur trois niveaux principaux. Un peu au sud-est, on trouve un 8ème gouffre, l'aven du Puits du Chêne aussi important, accessible par un puits de 7 m, puis un 9ème aven plus modeste. Tous ces puits sont artificiels, vestiges des anciennes mines de fer, le réseau totalisant environ 500 m de développement. Une citation rappelle que minerais de fer et d'argent ont été présentés en 1453 à la Chambre des Comptes. Dans la forêt au pied des gouffres, on trouve des cercles de fer, vestiges de fourneaux à charbon de bois.
À 2 km au sud-ouest du village, le lieu-dit Le Fourneau signale l'emplacement d'un ancien haut fourneau aujourd'hui en ruines. Construit au XVIIIe, il remplaça peut-être un édifice plus ancien implanté par les Cisterciens de l’abbaye d’Auberive au XIIIe. Le haut fourneau proprement dit était logé dans une vaste bâtisse abritant également les soufflets entrainés par une dérivation de la rivière qui se glisse sous les bâtiments. En 1772, il produisait 750 000 livres de fonte par an. Avec ses bâtiments d'habitation, ses annexes et un four à pain, l'ensemble constituait un véritable hameau. Un chemin dégringolant de la montagne enjambait la Tille par un pont disparu et permettait l'alimentation en minerai et charbon de bois. Au XIXe, le minerai prélevé dans les mines à ciel ouvert était également transporté par wagonnets. Une multitude de rails toujours sur place soulignent l'importance du site. Un peu plus bas dans la vallée, forges et martinets remontant à 1218 (peut-être même au XIe siècle) transformaient les coulées. (Voir "Les Forges").

On raconte qu'on menaçait les enfants qui se penchaient de trop près des puits d'être emportés par le Tire-Bigaïn. Mais la légende ne précise pas s'il s'agissait des puits proches des maisons ou des puits de mines.
À l'est de Cussey-les-Forges, se trouve le vallon de Molveau (Molle-Vau) dans lequel se cachaient Sério et Râclo, deux bandits de grands chemins qui rançonnaient les voyageurs. Ils les menaçaient en disant : « si tu n’ai ni pain ni so (ni sel) tu n’sortirai pon du d’ssu d’Molveau ».
Les Dames-Blanches habitent également le vallon de Molveau mais sont, dit-on, bien complaisantes !

Les Forges. (Cussey-les-Forges / Marey-sur-Tille).
Le hameau partagé entre Cussey-les-Forges et Marey-sur-Tille, accueillait autrefois d'importantes forges aujourd'hui disparues, alimentées par le haut fourneau de Cussey-les-Forges, en ruines mais toujours présent à 1 km au nord. On a longtemps exploité le fer de la région qui, selon l'abbé Courtépée, était le fer le plus pur de France.
Implantées en 1218, les forges prennent dès 1656 une grande importance. Les habitants se plaignent qu'elles consomment tout le bois de la commune, les forçant à en acheter ailleurs. En 1667, Pierre Rouxel de Médavy fit reconstruire une forge sur les terres de Cussey au lieu-dit "au Grand Pré". Il fit élever une digue pour établir une importante retenue d’eau et des logements pour les forgerons sur des terres acquises par échange. Le 24 juillet 1852, un décret du président de la République autorise monsieur Mandat, comte de Grancey, à conserver et à maintenir en activité les usines de fer qu'il possède sur la rivière la Tille, dans les communes de Cussey-les-Forges et Marey-sur-Tille. On apprend ainsi que les dites usines comprenaient un haut fourneau (sur Cussey-les-Forges), quatre feux d'affinerie roulant au charbon de bois, un bocard à scories et tous les appareils de compression et de soufflerie nécessaires au roulement des usines. En 1865, forges et haut fourneau font partie de la "Société des Hauts Fourneaux et Forges de la Côte-d’Or" fondée par Paul Thoureau. La production était évacuée à la gare de Poinçon-lès-Larrey. Mais les choses se dégradent. Harcelé par le comte de Grancey qui procède à une saisie-exécution sur toutes les usines de la société pour les loyers arriérés de ses établissements de Marey et Cussey, le liquidateur doit constater l’interruption forcée du travail ou des négociations. Paul Thoureau dépose alors le bilan. Le même jour, 19 septembre 1861, le tribunal de commerce constate la cessation des paiements de la société et déclare sa faillite. Au fond du vallon, outre une ferme (sur Cussey-les-Forges), on observe de nos jours plusieurs ponts sur la Tille et dans les prés. Ils correspondent aux vannages gérant naguère l'alimentation des roues à aubes des forges. Notons que faute d’eau suffisante, ces forges chômaient souvent deux mois dans l’année. Le hameau conserve également le domaine du maître des forges avec communs et pigeonnier (sur Marey-sur-Tille). Deux tourelles carrées complètent la perspective de la façade.
André Beuchot

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Que faire ?

Alentours boisés, forêt, chemins de randonnées.


Fan de ma Commune

Francis Michelin
02/10/2020
Un grand merci pour votre travail de recherche. C'est un trésor que d'avoir une personne comme vous.

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