Saint-Romain


© Gérard Maës


© André Beuchot


© Gérard Maës


© André Beuchot

Maire GRAPPIN Serge
Secrétaire de Mairie MOINGEON Nadine
Adresse place de la Mairie - 21190 Saint-Romain
Tél. 03 80 21 20 16 Fax 03 80 21 68 71
Email contact@mairie-saint-romain.fr
Horaires d'ouverture Lundi 9h-12h et 14h-18h, Mercredi 9h-12h, Jeudi 9h-12h et 14h-18h
Population 225 habitants.
Altitude 375 mètres Superficie 1900 ha
Situation géographique Latitude: 46° 59' 59'' Nord - Longitude: 4° 42' 38'' Est
Communauté de Communes CA Beaune Côte et Sud
Canton LADOIX-SERRIGNY

Je suis fan de ma commune

Présentation

Village pittoresque, encerclé par des falaises abruptes et un éperon rocheux, Saint-Romain est un des villages les plus anciens de la région*.
Vous découvrirez Saint-Romain le Bas au pied des falaises, et autour de l’église, Saint Romain le Haut perché sur l’éperon rocheux avec les ruines de son ancien château.

Plus d'infos

www.mairie-saint-romain.fr

Tourisme & Patrimoine

Eglise Saint-Romain, XVè siècle, construite en amphithéâtre, elle faisait partie de l'ancien prieuré de Cluny.
Vestiges de l'ancien château des Ducs de Bourgogne.
Maisons anciennes. Lavoirs. Croix.
*Site archéologique du Verger : de nombreuses occupations se sont succédées sur ce territoire pratiquement sans interruption depuis 6000 ans.

© André Beuchot

© Gérard Maës


Le saviez-vous ?


Un curieux de passage à… SAINT-ROMAIN.

Dans la petite grotte de la Tartebouille, au bord du sentier qui monte du village jusqu’au château et l’église, le Diable se cachait le soir de Noël pour soudoyer les attardés qui montaient à la messe de minuit. Aussi, chaque année, les bancs étaient de plus en plus vides, au grand désespoir du prêtre. Heureusement, l'abbé Delniaut avait rapporté de Bethlehem une sacoche ayant le pouvoir de faire disparaître qui l'on veut à l'intérieur en prononçant la formule : « Dieu me garde ». Le Noël suivant, il la confia à son sacristain qui monta à la messe de minuit avec les derniers paroissiens, en s'arrangeant pour arriver devant la grotte à minuit. Quand le Diable surgit les mains pleines de pièces d'or, il prononça la fameuse formule : « Dieu me garde ». Le démon fut aussitôt aspiré dans la besace. Le sacristain rejoignit l’église en courant et la jeta dans le bénitier où le prisonnier gesticula en tous sens pour tenter de s’échapper, d'où l'expression, "se débattre comme un Diable dans un bénitier".
Les vignerons vous diront que les vins de Saint-Romain, gouleyants et fruités, sont toujours prêts à donner plus qu'ils n'ont promis et que, "Sans Saint-Romain, l'amour est vain" !
Dès le paléolithique, les hommes s'installèrent dans ce merveilleux site, se réfugiant dans les grottes du Verger, de Perthuis et du Grenier, ces deux dernières n'en faisant qu'une. La Roche Fendue, faille dans la falaise, accède au plateau qui recevait les cultures. Des fouilles furent pratiquées dans les grottes de la grande falaise ainsi que dans le sous-bois. Les résultats sont exposés en mairie. Puis les Romains arrivèrent, nous laissant la fontaine de Saint-Ploto, face à l'église, décorée d'une stèle. Les habitants lui attribuent le pouvoir de guérir du rachitisme et de la stérilité. Plots en patois désignaient autrefois les rachitiques. On allait jadis à la fontaine car « qu’à guérissot, mé y ne se peu quonai ». Au IXe, des chevaliers barbares s'installèrent dans les grottes de la falaise puis bâtirent un château à ses pieds, incendié au Xe. Par la suite, le rocher dominant le village fut utilisé comme soubassement pour la construction d'un château fort à présent complètement en ruines. Un sentier étroit descend sous les vieux murs, passe devant un bel abreuvoir taillé dans la roche et arrive aux imposantes grottes creusées dans l'éperon rocheux. On parle comme souvent d'interminables souterrains, mais ils semblent bien faire partie des légendes locales. Notez toutefois que les "poules du paradis" chantent toujours au fond du puits du château ! Un second puits taillé dans la roche et de bon diamètre se cache à proximité, à la lisière des taillis. Sur l'arête, se trouve un petit bâtiment d'où l'on "tirait l'oiseau" par deux trous ronds en façade, le fort Champagne, siège de la "Chevalerie de Saint-Romain". Un ancien four y est accolé et deux colonnes en rocaille trônent en face.
L'imposant clocher de l'église Saint-Hilaire XVe proviendrait d'un prieuré de Cluny. On entre sous les voûtes après avoir descendu un double escalier interrompu par un magnifique bénitier hexagonal. Il faut lever la tête pour admirer la croisée d'ogives remarquable. La chaire en pierre sculptée du début du XVIIe, arbore un bas-relief représentant les prédateurs de la vigne. À la Révolution, l’église devint le Temple de l’Être Suprême de Belle-Roche. L’édifice conserve à l'extérieur une pierre mystérieuse où les vignerons venaient aiguiser leurs outils pour être sous la protection du ciel. Il pourrait s'agir d'un ancien polissoir en grès préhistorique retaillé incrusté sur l'arrière. Devant l'église, une belle croix du XVIe retient l'attention. Tout à côté se dresse le prieuré XVe modifié aux XVIII et XIXe, flanqué de deux tours rondes. Une passerelle aérienne enjambe la rue pour rejoindre les anciens communs. On trouve à proximité un pigeonnier carré couvert en laves.
Dans le village "bas" où l'on croise plusieurs belles maisons de vignerons, on découvre le château Ponsot du XIXe ceint de quatre tours carrées, qui fut un temps une colonie de vacances de la ville de Beaune pouvant accueillir 250 enfants. Également du XIXe, la mairie-école de cette bourgade renommée Belle-Roche à la Révolution, est dominée par un petit beffroi. Le village comptait autrefois de nombreux moulins puisant leurs forces dans le ruisseau du verger, dont le parcours se couvre de tuf. L'histoire nous rappelle que le 3 août 1300, le Duc de Bourgogne acheta l’ensemble de la seigneurie comprenant Saint-Romain avec ses moulins, granges et étangs mais aussi cinq autres villages : Orches, Évelle, Dracy, Baubigny et Melin. Bien des historiens se sont étonnés du nombre de moulins qui tournaient à Saint-Romain. Deux sont encore visibles, un troisième n'est plus que ruines. Des ruines bien mystérieuses où l'on distingue encore les vieux balcons, signe d'une belle demeure. Hélas, on murmure parfois que cette maison fut celle du père Truitard. Un gaillard qui, selon une légende, s’était mis en devoir d’élever des arachnides. Du fruit de ses travaux naquit un monstre épouvantable, qu’il baptisa Barbara. Araignée monstrueuse, mais si sociable qu’elle devint vite sa meilleure compagne. Aussi, notre apprenti sorcier enthousiaste continua-t-il ses hasardeuses recherches, adjoignant rapidement deux autres créatures à la première. Mais nourrir un tel cheptel demanda au pauvre homme de gros efforts financiers. Bientôt à court de vivres, il se décida à descendre en ville trouver une solution, non sans avoir soigneusement enfermé les trois complices affamées dans une pièce sûre. Malheureusement, à son retour, il découvrit avec horreur que les deux plus jeunes, impatientes, avaient dévoré la malheureuse Barbara. Le pauvre en mourut de chagrin. Quand surpris de ne plus le voir passer dans le village, un habitant osa aller pointer un œil à la fenêtre de la maison du père Truitard, il vit avec horreur un monstre hideux qui le regardait et s’enfuit en courant.
Quatre lavoirs du XIXe subsistent, celui de Saint-Romain-le-Haut accueillant une vieille pompe d'incendie. Celui placé près de la tonnellerie se distingue par son toit en impluvium et ses deux cheminées.
Sur la montagne qui rejoint Monthélie, outre quelques cabottes, on découvre dans les buis, de curieux enclos de pierres sèches à l'usage encore incertain, parc à moutons pour la tonte, anciennes lavières ou autre usage mystérieux ? À l'opposé, la vaste ferme d'Auvenay fut une ancienne grange de l'abbaye cistercienne de la Ferté-sur-Grosne dont les origines remonteraient au XIIe. On y remarque les vestiges de tours datant de fortifications du XVIIe et un joli colombier rond. Les environs recèlent plusieurs tumuli appelés parfois nécropole gauloise de Brully, qui livra monnaies gauloises et bracelets.
La grotte du Trou qui Fume, au Nord, domine les dernières maisons, à l'altitude 380 m. Un puits de 10 m donne accès à trois galeries dont une balayée par un courant d'air. Au nord-ouest, la combe du Bas de Loque accueille le Puits de Serre, gouffre artificiel d'une dizaine de mètres, la grotte de l'Ermite dotée de trois entrées et la grotte des exsurgences du Bas de Loque. Proche de la grotte du Perthuis, on trouve celle du Père Couture longue d'une soixantaine de mètres.
Terre de légende, Saint-Romain, posséda la Fontaine Pichotot, source miraculeuse qui débitait un excellent vin gouleyant à souhait. Hélas, pour éviter une guerre entre Saint-Romain et Jours-en-Vaux complotée par la femme du seigneur Raoul de Jours-en-Vaux, Dieu décida de tarir le jet de vin.
De son côté, la fée Marsain donna à Auguste Ponsot, le jour de son baptême, le pouvoir de parfumer tous les lieux qu'il voudrait d'un encens inconnu à ce jour. (Auguste Ponsot inventa réellement le papier d'Arménie).
Quand on voit la Dame Blanche de Caran descendre des ruines du château par le chemin de la Tartebouille pour s’abreuver au ruisseau du village, on peut être certain du décès proche d’une jeune fille du bourg. Mais pourquoi ? Louis de Chassenay, sire de Caran, homme, irascible, grossier et buveur émérite, avait une sœur prénommée Rosemonde de Chassenay. Toujours habillée de blanc, on la surnommait la Dame Blanche de Caran. Elle rencontra un jour le jeune sire de la Roche-Nouveau et en tomba amoureuse. Elle pensait que jamais son frère n'accepterait cette idylle ? Mais curieusement, il accepta avec un sourire aussi sournois que méchant, allant même jusqu'à le convier au château pour un buffet en son honneur. Un jour de Pentecôte il organisa le festin, mais à la surprise de Rosemonde, le jeune seigneur de la Roche-Nouveau restait absent. Le repas se déroula néanmoins et quand Rosemonde eut terminé sa viande, son frère lui demanda avec un sourire sardonique si elle avait aimé cette chair délicate. Comme elle acquiesçait, il lui révéla qu'elle venait de manger le cœur de son amant, tué le matin même ! Elle s’enfuit alors et courut se jeter dans le grand bassin du château où elle disparut à tout jamais. Depuis cette époque, les lavandières racontent que le jour de la Pentecôte on peut voir apparaître au fond de l’eau, l’image de la belle Dame blanche de Caran, morte d’amour.

Vous pourrez encore retrouver Saint-Romain dans le livre : Cerises à l'eau-de-vie et faux billets.

André Beuchot


© André Beuchot

 


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Vie Sociale

Enfance : Les 3 niveaux de Maternelles sont assurés à Evelles.
La Rochepot accueille les classes de CP –CE1 –CE2
Saint Romain reçoit les enfants de CM1 –CM2.
Un ramassage scolaire est assuré entre les différents villages matin, midi et soir.
Une cantine est également disponible à midi, les enfants pouvant s’y rendre à la journée ou par semaine complète.
Plusieurs associations à retrouver sur www.mairie-saint-romain.fr

Economie & Développement

Viticulture. Tonnellerie.
De nombreux gîtes ; www.mairie-saint-romain.fr

Vous souhaitez vous installer sur la commune ou à proximité ? Des opportunités foncières et/ou immobilières sont peut-être déjà disponibles... Rdv sur www.investincotedor.fr


 


 



Que faire ?

Exposition ''Saint-Romain de la préhistoire à nos jours''.
Site archéologique du Verger
Mairie-école - 03 80 21 28 50.
Randonnées pédestres :
Les GR 7 et 76 traversent le village.
Le sentier des Roches (15 km) permet d’aller au Château de La Rochepot et de revenir par les falaises d’Orches et de Saint Romain en passant par les ruines médiévales de Dracy.
Le circuit de randonnée du pays beaunois N°17 sur lequel on pourra observer les chantiers de fouilles archéologiques au pied des falaises et la grotte de la « Tartebouille ».
Le circuit "En Croisant le Diable" ; vous y découvrirez les vignes d'appellation communale Saint-Romain rouge et Saint-Romain blanc, l'église, les vestiges de l'ancien château. Ce circuit est inscrit au Plan Départemental d’Itinéraires, de Promenades et de Randonnées (PDIPR). Ces itinéraires bénéficient d’un véritable label de qualité, mis en place par le Conseil Général de la Côte-d’Or.


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