Info+ :

CUMA Bourgogne Franche-Comté
Maison de l'Agriculture 1 rue des Coulots
21110 Bretenière
bourgognefranchecomte@cuma.fr
Téléphone : 03 80 28 81 90
https://bfc.cuma.fr/
Cette assemblée générale a permis d’élire les administrateurs pour un nouveau mandat. Hervé Delacroix, Hervé Mouron, Amélie Guillot, Patrick Remond, candidats à leur succession, ont été réélus. Thomas Michon devient administrateur.
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Sur fond de crise agricole, de transition des pratiques et de renouvellement des générations. la fédération de Coopérative d'Utilisation de Matériel Agricole de Bourgogne Franche-Comté dresse le bilan de l’année 2025 et fait état des changements à venir dans la gestion comptable et administrative des structures agricoles.
En une journée, le village perché de Salmaise a vu sa population doubler avec l’arrivée de plus d’une centaine de présidents de CUMA-BFC. Un accueil chaleureux de madame la maire, Florence Delarue, qui a indiqué l’engagement de l’intercommunalité dans le PAT de niveau 2 au sein duquel elle est particulièrement active et évoqué les Petits Casiers du Pays Auxois Morvan qui permettent aux producteurs locaux d’y écouler leur production. Elle a également manifesté son inconditionnelle solidarité avec agriculteurs.
Mais une CUMA qu’est-ce que c’est ? C’est mutualiser des moyens et du matériel Agricole avec un cadre juridique régie par le code rural et de la pêche maritime On favorise l’économie de partage en permettant à ses adhérents de gagner en performance, de réduire leurs coûts de mécanisation, de partager les risques liés à l’investissement, d’accéder à des technologies de pointe, de mutualiser du personnel, de créer des projets collectifs et d’optimiser les chantiers. C’est aussi un lieu d’échanges d’expériences et de diffusion de nouvelles pratiques, de formation permanente, de développement local sur son territoire, de lien social et de solidarité.
La fédération des CUMA BFC en chiffres !
Ce sont 19 administrateurs, 21 salariés, 755 CUMA cotisantes en 2024 et 38.4M€ de chiffre d'affaire HT cumulé pour la même année. C’est un impressionnant parc de 15 995 matériels, soit 650 épandeurs, 405 tonnes à lisier, 257 tracteurs,133 moissonneuses et 124 bineuses. En Bourgogne Franche-Comté, 2025 a connu 17 assemblées générales, 5 forums sur l’installation, 5 journées thématiques sur le thème des haies et de la résilience au climat, une communication efficiente grâce aux réseaux sociaux, à une chaîne YouTube, financée par la Région BFC, et des webinaires.
Les grands sujets d’actualité évoqués sont, bien sûr, le développement du réseau CUMA au cœur des territoires, la mécanisation responsable, la facturation électronique qui devient obligatoire, la France étant le dernier pays européen où elle ne soit pas mise en place. Dans un contexte économique et budgétaire contraint, le soutien à l’investissement collectif est plus que jamais pertinent. Il participe à une mécanisation responsable de l’agriculture tout en favorisant la sobriété des investissements et des projets, le partage de matériel permet d’éviter le suréquipement et le surendettement individuel.
Au travers de la mutualisation des moyens et des matériels, il s’agit de maîtriser les coûts de production par la réduction des charges de mécanisation. La mécanisation étant généralement le premier poste de charges des agriculteurs et des agricultrices, en moyenne 30 % de l’ensemble des charges de l’exploitation. On concrétise ainsi l’amélioration des performances économiquespar l’accès à une mécanisation plus performante et des technologies plus sobres, mais aussi à des emplois partagés : chauffeurs qualifiés, mécaniciens – mécaniciennes, secrétaires, comptables…Pour les agriculteurs, il s’agit d’améliorer les conditions de travail et la qualité de vie grâce à l’organisation collective des chantiers, l’entraide, la délégation de travaux, les échanges et les moments de convivialité partagés entre les adhérents.
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Transitions plurielles et transmission !
Une table ronde sur le thème de la transmission a permis d’évoquer la problématique du renouvellement des générations.
Il apparait qu’un projet politique complet s’impose pour favoriser l’entrée des jeunes dans les CUMA sans attendre que leur capital soir suffisamment important pour investir. Une façon de les accueillir, de mettre le pied à l’étrier tout en étant accompagné pendant plusieurs mois-voire trois ans-pour créer une nouvelle dynamique organisationnelle, appréhender de nouvelles pratiques agricoles et découvrir le soutien de la banque d’entraide (administratif, comptable, juridique, emploi etc.)
La mission de l’accompagnant dans la transmission ou une installation est primordiale. Très formatrice, cette période d’adaptation évite les découragements des premiers temps. La fédération des CUMA BFC insiste sur l’approfondissement de la formation des jeunes et s’engage activement dans la formation des futurs acteurs du monde agricole en renforçant ses liens avec les établissements scolaires. Des échanges avec les étudiants pour faire découvrir le fonctionnement d’une Cuma de manière interactive et ludique qui favorise le dialogue entre générations. Parce que transmettre, c’est s’installer sans se surendetter en étant soutenu et prendre une retraite en étant rassuré sur l’avenir de l’exploitation en accompagnant le repreneur.
Il est également évoqué les missions du réseau InPact, (initiative pour une agriculture citoyenne et territoriale) acteur majeur de l’installation et de la transmission en agriculture, permettant la mise en relation, le partage d’expériences et de ressources d’experts sur ces enjeux. Grâce à ses réseaux nationaux et locaux, il croise les expériences de terrain avec les politiques publiques mises en place, lui permettant de produire des préconisations pour l’amélioration de ces politiques agricoles en faveur du renouvellement des générations. InPact est soutenu par la Fondation de France.
Cette journée a permis de visiter la CUMA locale des 2 vallées, créée en 1981 et présidée par le jeune agriculteur Alexandre Lacombe qui compte 20 adhérents dont 10 GAEC (groupement agricole d’exploitation en commun).
S’installer, c’est construire un projet de vie, pour gagner sa vie en participant à une dynamique collective… quand l’évolution des pratiques, la transition agroécologique, le mode de vie doivent répondre à l’urgence climatique avec l’ambition que population agricole plus nombreuse réponde à ces défis quand tous relèvent d’une politique agricole générale (alimentation, PAC, foncier, énergétique, acteurs institutionnels et politiques…) mais aussi de politiques volontaristes en matière de transmission et d’installation agricoles. Mutualiser, coopérer, transmettre.. des leviers essentiels pour une agriculture plus accessible, plus solide et plus durable...
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©Marie Quiquemelle