Dijon, les informations marquantes du conseil municipal du lundi 16 novembre 2020

Dijon, les informations marquantes du conseil municipal du lundi 16 novembre 2020

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Dijon, les informations marquantes du Conseil Municipal du 17 décembre 2018

 

www.dijon.fr/Vie-municipale/Conseil-municipal-ordre-du-jour-et-live

 

Les conseils sont ouverts au public

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Vous pouvez également le suivre en vidéo, en direct ou en différé.
En ligne quelques minutes avant le conseil.

 


17 novembre 2020

Lundi 16 novembre, François REBSAMEN, maire de Dijon et président de Dijon métropole, a présidé la séance du conseil municipal de la ville de Dijon. Les principaux rapports abordés :
Débat d’orientations budgétaires : malgré la crise, la ville de Dijon entame sereinement 2021 avec une solide situation financière et 3 priorités ;
Aide exceptionnelle à la métropole Nice – Côte d’Azur : la ville de Dijon soutient les victimes de la tempête Alex ;
Développement durable : la ville de Dijon toujours à l’avant-garde ;
Îlot Tivoli – Sainte-Anne : la métamorphose se poursuit ;
Aide alimentaire : la ville de Dijon fait don des surplus de la cuisine centrale aux associations ;
Une résidence artistique en bande dessinée va s’installer à Dijon.


Débat d’orientations budgétaires : malgré la crise, la ville de Dijon entame sereinement 2021 avec une solide situation financière et 3 priorités

La première partie de la mandature 2020-2026, et plus particulièrement le budget primitif 2021, interviennent dans un contexte économique mondial et national bouleversé par la crise sanitaire de la Covid-19. Ce choc sanitaire, économique et social est d’autant plus notable qu’il était imprévisible. La situation financière particulièrement saine de la ville de Dijon à la fin de l’exercice 2019 est toujours solide à fin 2020 malgré la crise sanitaire. La collectivité compte ainsi participer pleinement au soutien et à la relance de l’activité économique locale et régionale, par la mise en œuvre du programme de mandature 2020-2026. Dans la continuité de la précédente mandature, 3 priorités sont poursuivies. Elles ont été présentées lors du débat d’orientations budgétaires :

  • 1ère priorité : un niveau d’investissement conséquent et supérieur à la moyenne de la mandature précédente pour participer pleinement à la relance économique : les dépenses d’équipement de la ville s’élèveront a minima, au BP 2021, à 35 millions d’euros. Pour mémoire, la moyenne des dépenses d’équipement s’est établie à un peu plus de 33 millions d’euros annuels sur la mandature précédente, entre 2014 et 2019.  La ville de Dijon mènera de grands investissements dans plusieurs domaines. Tout d’abord en faveur de l’écologie et la lutte contre le changement climatique, avec d’importantes opérations de rénovation énergétique de groupes scolaires, le déploiement de panneaux photovoltaïques sur plusieurs équipements publics du quartier Fontaine d’Ouche, la généralisation de l’usage des leds dans l’ensemble des équipements sportifs municipaux, le soutien aux modes de déplacements doux, la végétalisation des ronds-points, des places et délaissés, la poursuite du développement des jardins familiaux et la plantation de vergers familiaux et partagés, la mise en place d’un dispositif d’adaptation au changement climatique (vélums, brumisateurs,…). De nouveaux projets structurants vont être engagés, d’autres se poursuivront. Ils participent pleinement à l’attractivité et au rayonnement de notre territoire et favorisent l’emploi, l’économie locale et le tourisme : la Cité internationale de la gastronomie et du vin, la rénovation du Grand Théâtre, l’extension du Consortium, la poursuite de la rénovation du Palais des sports, la modernisation de la base nautique et de loisirs du lac Kir, la requalification du terrain annexe du Parc municipal des sports, la modernisation du camping municipal. L’embellissement de la rue de la Liberté va se poursuivre ainsi que la mise en valeur de l’îlot Tivoli Sainte-Anne. Au cœur des priorités d’investissement du budget primitif 2021, le « gros entretien » régulier du patrimoine municipal, pour améliorer le quotidien des citoyens, usagers et utilisateurs du service public : par exemple, le projet de budget 2021 prévoit un investissement massif dans le patrimoine scolaire de la petite enfance (4 millions d’euros). L’ambitieux plan de solidarité de 1,3 M€, mis en place en juillet 2020, sera poursuivi, la ville portant une attention toute particulière à l’attribution au CCAS des moyens nécessaires à la gestion de l’impact social de la crise sanitaire. Le tarif minimum de la restauration scolaire sera abaissé à 0,50 euro par repas. Enfin, un investissement conséquent sera engagé pour le service de la tranquillité publique : les effectifs de la police municipale seront renforcés pour atteindre 100 agents, le métier et les carrières revalorisés, les équipes de soirée armées d’arme létale. Un élargissement des horaires d’intervention est à l’étude. Un contrat local de sécurité renforcé devrait être prochainement conclu avec l’État.
  • 2ème priorité : pour la 5ème année consécutive et conformément à l’engagement pris, François REBSAMEN proposera de ne pas augmenter les taux d’imposition locaux : 0 % en 2017, 0 % en 2018, 0 % en 2019, 0 % en 2020 et      0 % en 2021. À noter, selon l’étude FSL, le montant de la taxe d’habitation payé par le ménage-type habitant à Dijon était, en 2019, inférieur de 232 € par rapport à la médiane des grandes villes françaises, notamment du fait d’une politique d’abattements très favorable. En cumulant taxe d’habitation (pour laquelle Dijon est très bien positionnée) et taxe foncière sur les propriétés bâties, Dijon est ainsi classée dans la moyenne des grandes villes françaises : 14ème grande ville la moins chère de France parmi les 40 grandes villes de plus de 100 000 habitants (toujours selon l’étude 2019).
  • 3ème priorité : la poursuite du désendettement : Depuis 2008, l’objectif a été fixé par la municipalité du désendettement de la ville de Dijon. Cette politique s’est traduite par une réduction conséquente de l’encours de dette de la ville, lequel devrait s’élever à environ 140,34 millions d’euros à fin 2020, après 149,4 millions d'euros au 31/12/2019, 158,1 millions au 31/12/2018, 167,1 millions d’euros au 31/12/2017. L’exercice 2020 est ainsi la douzième année consécutive de diminution de l’encours de la dette municipale. Concernant l’encours de dette par habitant, la politique de désendettement conduite par la municipalité depuis 2008 permet désormais à la ville de se situer, depuis 2013, en-dessous de la moyenne nationale de sa strate. L’encours de la dette municipale sera ainsi, à fin 2020, le plus faible depuis 27 ans.

Durant les mandats précédents, les principaux ratios financiers de la ville, et notamment sa capacité brute d'autofinancement (épargne brute) ont été redressés de manière régulière. Cette amélioration est d’autant plus notable qu’elle est intervenue dans un contexte de forte baisse des dotations de l’État (- 4,4 M€ en 2015 par rapport à 2014 pour la seule dotation globale de fonctionnement, puis - 4,5 M€ supplémentaires en 2016, et - 1,8 million d’euros en 2017), et alors que la ville de Dijon perçoit historiquement un niveau de DGF, Dotation Globale de Fonctionnement, parmi les plus bas de sa strate démographique (152 €/hab/an alors qu’Angers est à 312 et Mulhouse à 392).

Au stade du BP 2021, il est d’ores et déjà acté que les dépenses réelles de fonctionnement connaîtront une évolution limitée et inférieure à 1 % par rapport au BP 2020.

 

Aide exceptionnelle à la métropole Nice - Côte d’Azur : la ville de Dijon soutient les victimes de la tempête Alex

Début octobre, la tempête Alex s’abattait sur la région Provence Alpes Côte d’Azur provoquant des pluies torrentielles et des crues « hors normes » qui ont ravagé les Alpes Maritimes et notamment l’arrière-pays niçois. Le bilan est dramatique pour de nombreux habitants des trois vallées concernées. Les pertes humaines sont lourdes, les destructions importantes : des dizaines de maisons ont été emportées par les flots et beaucoup d’autres sont en péril, des routes ont été coupées et resteront impraticables pendant de longues semaines, de nombreux réseaux (eau – électricité – télécommunication) sont hors service.

La métropole Nice - Côte d’Azur a très vite déployé un plan d’urgence pour venir en aide aux familles sinistrées, notamment pour permettre l’acheminement de denrées alimentaires, de biens de première nécessité ainsi que des équipements de premier secours identifiés comme nécessaires. Elle fait appel à la solidarité de tous pour contribuer au Fonds d’urgence mis en place au profit des populations des communes sinistrées.

La ville de Dijon est solidaire et souhaite apporter son soutien aux populations touchées par cette catastrophe. Une aide exceptionnelle d’un montant de 5 000 € à la métropole Nice-Côte d’Azur à destination des victimes et des familles des victimes a été attribuée.

 

Développement durable : la ville de Dijon toujours à l’avant-garde

La ville de Dijon agit depuis de nombreuses années en faveur du développement durable. Une politique ambitieuse a été mise en place pour faire de Dijon une capitale régionale attractive, solidaire et écologique. 5 axes majeurs ont été définis par la collectivité en matière d’écologie, avec la poursuite de 17 objectifs.

  • Axe 1 : lutter contre le changement climatique

En juin 2017, la ville de Dijon et Dijon métropole se sont engagées dans la réalisation d’un Plan Climat Air Energie Territorial commun aux deux collectivités. Un état des lieux a été dressé et il montre qu’en 2016, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 11 % par rapport aux émissions de 2010. Le secteur de l’habitat est parvenu à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 19 % par rapport à 2010, malgré une augmentation du nombre d’habitants et de logements, le tertiaire a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 26 %, les déchets de 18 %, l’industrie de 5 % et l’agriculture de 11 %. De nouveaux objectifs énergétiques et climatiques ont été pris en 2018, avec l’engagement de la collectivité dans la convention des Maires. Dijon métropole s’est fixée comme objectif de réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre sur son territoire à l’horizon 2030.

Pour atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050 et être compatible avec le Schéma Régional D’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET) de la Région Bourgogne Franche-Comté, de nouveaux objectifs pour le territoire ont été fixés lors du conseil municipal de septembre 2019 :

- Réduire de 95 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2010 ;
- Réduire les consommations énergétiques du territoire de 59 % par rapport à 2010 ;
- Développer les énergies renouvelables afin de couvrir 69 % des besoins en énergie en 2050 ;
- Préserver les puits carbone existants qui permettent de stocker 31 000 teCO2.

Des actions sont engagées ou programmées pour permettre d’atteindre ces objectifs :

- Aménager le territoire en faveur d’une meilleure qualité de vie, économe en énergie et en gaz à effet de serre : répondre et être lauréate de l’appel à projet H2020 « Response », obtenir le Label Cit’ergie, développer et intégrer la plateforme d’observation de Dijon métropole POPSU Dijon, se doter d’outils de calculs et de plateformes collaboratives de données (telles que CDP, Come Easy, Opteer), contribuer au développement du réseau Mustard caractérisant les îlots de chaleur urbains, être partenaire dans la réponse à l’appel à projet du CNRS d’identification des îlots de fraicheur urbains, encourager la construction d’habitat durable comme la Résidence de Grand Dijon Habitat « La Quadrata » située dans l’écoquartier Via Romana et qui a été primée Équerre d’argent 2019, catégorie habitat ;
- Prioriser la valorisation énergétique et les énergies renouvelables : réaliser des travaux à l’unité de valorisation énergétique, soutenir la création d’une unité de production d’hydrogène, dresser un état des lieux des énergies renouvelables pour le patrimoine de la ville de Dijon et de Dijon métropole, réaliser le bilan énergétique 2010-2020 de la ville de Dijon, mettre en place une convention mutualisée des certificats d’économie d’énergie avec les communes de la métropole, poursuivre le déploiement de l’éclairage led dans les installations sportives municipales, rénover l’ensemble du parc aquatique dijonnais ;
- Développer les mobilités pour améliorer la qualité des parcours : passer une convention avec le Groupe La Poste pour la mise en œuvre de solutions de logistique urbaine innovantes et durables, développer un coach vocal mobilités, réaliser des aménagements cyclables supplémentaires ;
- Lutter contre la pollution de l’air : passer une convention avec Atmo Bourgogne Franche-Comté, réaliser une étude sur l’impact de la qualité de l’air pendant le confinement.

  • Axe 2 : préserver la biodiversité

La conservation et la valorisation de la diversité du vivant est un axe fort de la collectivité. Une politique transversale sur la préservation de la biodiversité a été mise en place sur le territoire avec l’initiation d’un Plan Biodiversité, depuis le mois de juin 2014. Outil central, il vise à approfondir la connaissance sur la biodiversité, à favoriser la biodiversité urbaine et à partager cette connaissance, en faisant participer les habitants. Ce plan comprend l’ensemble des actions en faveur de la protection et de la valorisation de la biodiversité, des ressources et des milieux de Dijon métropole. Le plan Biodiversité est co-construit avec les habitants dans le cadre d’une approche citoyenne et participative. L’objectif porte sur le lien social que peuvent renforcer les initiatives autour de la biodiversité. Regroupées au sein du label “Dijon c’est ma nature, j’agis pour la biodiversité”, les actions menées proposent une approche globale de la biodiversité biologique : biodiversité sauvage et cultivée, en milieu périurbain comme péri-urbain.

Des actions sont engagées ou programmées pour permettre d’atteindre ces objectifs :

- Aménager et valoriser le territoire en faveur de la biodiversité : faire du Jardin des Sciences et de la Biodiversité une vitrine de la biodiversité, adhérer au réseau national des collections naturalistes, répondre à l’appel à projet Biodiversité Aménagement Urbain et Morphologie Urbaine, adhérer au Groupement d’intérêt Scientifique GIS RECOLNAT, réaliser la passerelle Arquebuse véritable liaison douce entre la gare et la Cité internationale de la gastronomie et du vin, aménager la rue du Jardin des Plantes, se positionner comme territoire engagé en faveur des pollinisateurs, se classer au Top 10 des villes les plus vertes de France ;
- Protéger et gérer durablement la ressource en eau : créer la SEMOP Odivea dans le cadre de la mise en place d’une nouvelle gouvernance de l’eau, créer un futur syndicat unique pour gérer les risques d’inondation, sensibiliser les habitants avec l’opération « Ici commence la mer » ;
- Accompagner le changement des pratiques : développer le compostage partagé et les pratiques du jardinage au naturel, promouvoir la Maison de l’architecture et de l’environnement Latitude 21, lieu dédié à l’éducation et à la sensibilisation de tous les publics aux questions de l’environnement, inciter les citoyens à devenir acteurs pour la biodiversité, proposer un parcours végétal et numérique, installer des capteurs pour comprendre la faune nocturne.

  • Axe 3 : l’épanouissement de tous les êtres humains : cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations

L’humain est au cœur de toute politique de développement durable et l’épanouissement de chacun à ce titre un but premier. Dans un contexte économique et social fragile, où chacun perçoit l’apparition de fragmentations, la cohésion sociale et la solidarité entre les territoires et entre les générations sont un enjeu central. Dans cette perspective, s’il est nécessaire de s’attacher à rendre accessible les biens et services essentiels (eau, nourriture, santé, éducation et logement sain), il est également indispensable de garantir l’accès à la production, à l’échange interculturel, au savoir et à la vie démocratique. Les collectivités sont au plus près des habitants, de leurs besoins et de leurs aspirations. Elles disposent de nombreux leviers pour favoriser leur épanouissement et agir en faveur de la satisfaction de leurs besoins matériels et immatériels, essentiels pour tous.

Des actions sont engagées ou programmées pour permettre d’atteindre ces objectifs :

- Une offre culturelle de proximité, très majoritairement gratuite : l'offre culturelle se décline sur les différents quartiers de la ville. Cela est notamment le cas pour le réseau des bibliothèques (9 sites dont une ludothèque), chacune proposant des animations culturelles (ateliers, conférences, films, expositions...). Si les cinq musées municipaux (beaux-arts, vie bourguignonne, archéologique, art sacré et Rude) sont situés sur le quartier centre-ville, ils proposent depuis de nombreuses années des animations hors les murs, le plus souvent en lien avec les demandes des écoles ou de structures socioculturelles. Différents festivals prennent souvent place au cœur des quartiers : Jours de Fête à Fontaine d'Ouche, Grésilles en Fête, Clameur(s), les Nuits d'Orient, les Écrans de l'aventure et Kultur'Mix (festival dédié aux cultures urbaines), mais aussi d'autres évènements comme l'exposition Dijon vu par, la fête des voisins, la fête de la musique ou encore les expositions sur les grilles du jardin Darcy. Évènement phare de la rentrée culturelle, le concert de rentrée attire chaque année plus de 20 000 spectateurs dont la majorité sur la grande scène située place de la Libération. Le point commun entre ces propositions aussi diverses que variées est leur gratuité, à l'exception des Écrans de l'aventure et d'une petite partie de la programmation des Nuits d'Orient ;
- Une offre payante accessible aux plus modestes : de nombreux dispositifs permettent aux ménages les plus modestes d'accéder plus facilement à l’offre culturelle payante. Au-delà des offres tarifaires classiques proposées par la ville ou ses partenaires (tarifs – 18 ans, demandeurs d'emploi, abonnements...), la ville de Dijon pratique aussi le « taux d'effort » en matière culturelle. C'est notamment le cas pour les cycles d'ateliers proposés par les musées, l'adhésion à la ludothèque et surtout les différents cursus proposés par le conservatoire à rayonnement régional. Enfin, les étudiants dijonnais peuvent bénéficier d'un tarif préférentiel pour leurs sorties culturelles grâce à la Carte culture étudiante de Dijon métropole ;
- Le laboratoire de l'action culturelle et de l'innovation : pour une offre culturelle adaptée et accessible à tous, un nouvel organisme a été créé en 2013 par la Direction de l'action culturelle et des publics de la ville de Dijon : le laboratoire de l'action culturelle et de l'innovation. Dans un premier temps, ce groupe de travail a été créé afin d'assurer une meilleure coordination des interventions des établissements culturels et la création de passerelles avec les autres services de la Direction générale déléguée à la cohésion sociale. Dans un second temps, l'approche partenariale s'est étendue aux acteurs du champ social et de l'éducation populaire. Si les interventions des établissements culturels avec ces partenaires prennent traditionnellement la forme d'une médiation « hors les murs », elles s'inscrivent de plus en plus régulièrement dans une logique de projet, permettant d'impliquer davantage les publics dans la démarche ;
- La prise en compte de tous les handicaps : l'intégration du public porteur d'un handicap et l'accessibilité des bâtiments de ses équipements constituent une préoccupation permanente de la municipalité. La ville de Dijon propose chaque année un ensemble d'événements accessibles à ces publics, organisés par les différents établissements culturels et lors des manifestations qu'elle pilote. Parmi les faits récents, on peut noter l'accessibilité totale des équipements entièrement rénovés tels La Vapeur et le MBA, ou l'acquisition de matériel adapté dans de nombreux établissements (guide multimédia au MBA, boucle magnétique et gilets vibrants à La Vapeur, matériel d'audiodescription à l'Opéra Dijon…). Les équipes de médiation proposent régulièrement des séances adaptées à différents types de handicap, et se tiennent disponibles pour toute demande spécifique afin de permettre l'accès à tous à l'offre culturelle.

  • Axe 4 : cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations

La cohésion sociale et la solidarité entre les territoires et entre les générations s’imposent comme conditions essentielles d’un développement durable. Toutefois, nous observons la persistance de la pauvreté, la montée de l’exclusion sociale, l’accroissement des inégalités et de la vulnérabilité ainsi que l’augmentation des tensions sociales. Toutes ces inégalités sociales et économiques sont accrues dans le contexte actuel. Il faut donc recréer ou renforcer le lien entre les personnes et entre les territoires. La collectivité adapte en permanence son offre de service et le cadre de vie qu’elle propose pour accueillir de nouvelles populations et répondre aux besoins émergents. La lutte contre la précarité et l’exclusion sociale, le développement d’un habitat accessible et adapté, l’adaptation de la ville au vieillissement de la population et l’accès à une alimentation saine et de qualité sont les priorités. C’est en relevant ces défis que la municipalité permettra aux citoyens de dépasser l’urgence du besoin pour arriver à s’épanouir sur un territoire, en devenir acteur et contribuer au bien vivre ensemble.

Des actions sont engagées ou programmées pour permettre d’atteindre ces objectifs :

- Devenir un territoire d’innovation territorial pour manger mieux plus sainement en développant des filières locales : signer le Pacte de Milan qui invite les collectivités, leurs habitants et les acteurs socio-économiques à respecter 37 engagements pour promouvoir des systèmes alimentaires plus durables, répondre à l’appel à projet Quartiers fertiles – l’agriculture urbaine dans nos quartiers ;
- Renforcer le lien social et la solidarité : établir la programmation 2020 du Contrat de Ville, faire reconnaître la mise en œuvre d’un Internet local citoyen à la disposition de chacun dans l’intérêt général en décrochant les 5 arobases du label « Territoires, Villes et Villages Internet », signer une convention avec le CHU Dijon-Bourgogne pour le projet « ReadaptaTIC », répondre à l’appel à projet franco-marocain du ministère de l’Europe et des affaires étrangères « Engagement des villes dans la transition écologique », lutter contre l’exclusion numérique.

  • Axe 5 : une dynamique de développement suivant des modes de production et de consommation responsables

L’atteinte d’un modèle de développement économique et de consommation responsable est un enjeu central de tout projet de territoire durable. La ville de Dijon et Dijon métropole s’affirment comme références en matière d’innovation dans le domaine de l’économie verte notamment par son projet ambitieux d’alimentation durable TIGA. Pour y arriver, la mise en place d’expérimentations publiques et privées sur le territoire sont imaginées et concerneront des domaines aussi divers que la transition énergétique, les nouvelles mobilités, la production alimentaire, l’économie circulaire et l’économie de proximité (favoriser l’achat local tant par les particuliers que par les entreprises et les collectivités).

Des actions sont engagées ou programmées pour permettre d’atteindre ces objectifs :

- Promouvoir l’économie sociale et solidaire et la dynamique locale : initier une bricothèque, développer une ressourcerie « La Recyclade », lancer la démarche                  « Synergies » mettant en lien les entreprises du territoire en faveur d’un développement économique novateur (Écologie Industrielle et Territoriale) ;
- Communiquer et sensibiliser les habitants : proposer des animations sur le changement climatique telles que la Fresque du Climat (à Latitude 21), mettre à disposition des particuliers la mallette Econo’mie dans le cadre des animations de la plateforme locale de rénovation énergétique des logements privés « Rénovéco Dijon métropole », proposer aux scolaires de travailler sur une plateforme dédiée au changement climatique « Une planète un défi » ;
- Lutter contre le gaspillage alimentaire : adopter le tri pour réduire le gaspillage alimentaire au sein du restaurant du personnel, obtenir une « Victoire des cantines     rebelles » décernée par le réseau national des cantines Bio.

Îlot Tivoli – Sainte-Anne : la métamorphose se poursuit

La ville de Dijon investit massivement dans l’entretien et la mise en valeur de son patrimoine architectural et culturel : c’est aujourd’hui un réel atout pour le rayonnement et l’attractivité du territoire. Après avoir obtenu en 2008 le label Ville d’Art et d’Histoire, l’inscription du secteur sauvegardé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2015, la rénovation du musée des Beaux-Arts achevée en 2019, la Cité internationale de la gastronomie et du vin qui sera terminée fin 2021, la dynamique se poursuit avec la mise en valeur du quartier Tivoli-Sainte-Anne, secteur historique présentant un réel intérêt lié à son patrimoine architectural (bâtiments protégés, ancien couvent, cours historiques, ancienne église présentant une façade baroque...), à son potentiel culturel (Musée de la Vie bourguignonne, musée d'Art sacré) et paysager (présence de nombreux espaces libres en cœur d'îlot).

La ville de Dijon souhaite intégrer cet îlot dans un parcours urbain de qualité, interconnecté avec la gare Dijon Ville, le jardin de l’Arquebuse, la CIGV et le centre historique, tout en mettant en valeur la richesse, l'identité et les spécificités du site. L'héritage des siècles passés en fait un lieu unique qui doit être préservé et mis en valeur. La première phase de ce projet a été mise en œuvre en 2017 par la démolition du mur de clôture et de l’ancien bâtiment de la Société d’Entraide et d’Action Psychologique (SEDAP) puis la reconstruction d'un muret surmonté d'une grille. Ces travaux ont permis d’ouvrir le site sur l'espace public, incitant les habitants à se réapproprier les lieux. La deuxième étape du projet, achevée en mars 2020, a notamment vu la réhabilitation de la cour Odette Maillard et la requalification du cloître du musée de la Vie bourguignonne.

La 3ème phase du projet vise à aménager les autres espaces de l’îlot (cours et jardins) ainsi qu’à relier le secteur Nord (site Dumay) au secteur Sud (Jardin des Apothicaires) par la réalisation d’un cheminement piéton. Une consultation sera lancée dans le cadre d'une mission de maîtrise d’œuvre complète. À l'issue de l'appel à candidatures, trois concepteurs seront choisis selon leurs références, leurs compétences (paysage et urbanisme notamment) et leurs moyens. Les trois candidats retenus devront établir un projet d'un niveau « esquisse plus », sur la base du programme défini par le maître d'ouvrage. L'équipe lauréate sera ensuite désignée et se verra confier un marché de maîtrise d’œuvre. L’enveloppe financière prévisionnelle de l’opération est de 1 350 000 euros. Le démarrage des travaux prévu en 2022.

Aide alimentaire : la ville de Dijon fait don des surplus de la cuisine centrale aux associations

La loi « EGALIM » du 30 octobre 2018 rend obligatoire les conventions de dons alimentaires au titre de la réduction du gaspillage. À Dijon, dès 2014, la ville engageait une première convention entre la cuisine centrale municipale et la Banque Alimentaire de Bourgogne, les Restaurants du Cœur, la Croix Rouge Française, Epi’ Sourire et le Cœur Dijonnais. Elle avait pour vocation d’encadrer les conditions de remise et de prise en charge des denrées susceptibles d’être mises à disposition des acteurs de l’aide alimentaire, à titre gratuit, par la cuisine centrale municipale. En effet, malgré un processus de fabrication élaboré limitant efficacement la surproduction, la cuisine centrale était susceptible de disposer de denrées en surplus du fait d’événements imprévus.

Depuis cette 1ère convention, près de 105 000 euros de dons alimentaires ont été distribués par la cuisine centrale aux associations.

Compte-tenu de l’efficience du dispositif, la ville de Dijon a souhaité poursuivre ce partenariat et intégrer un nouveau partenaire : Epimut, épicerie sociale et solidaire.

Une résidence artistique en bande dessinée va s’installer à Dijon

« 2020 : année de la BD – La France aime le 9ème art » est un événement organisé par le ministère de la Culture, le Centre national du livre (CNL) et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image (CIBDI) visant à valoriser la bande dessinée.

Afin de porter cet événement dans les territoires, le ministère de la Culture a sensibilisé les établissements culturels pour que la bande dessinée soit intégrée à leurs programmations respectives. Dans cette optique, l’implication des collectivités territoriales est un enjeu essentiel à la réussite de la manifestation. L’association France urbaine a lancé un appel à manifestation d’intérêt auprès des collectivités adhérentes afin d’organiser des résidences de dessinateurs de bandes dessinées. Neuf collectivités territoriales ont répondu présentes, dont la ville de Dijon. La Bibliothèque municipale assurera le pilotage opérationnel de la résidence d'auteur de bandes dessinées qui se tiendra au cours du 1er semestre 2021 avec pour objectifs de : valoriser un auteur local de bande dessinée ; faire connaître la bande dessinée comme un art de l'écriture et un art graphique auprès d'un public large avec un focus particulier sur les jeunes ; faire découvrir la ville de Dijon sous un angle créatif et valoriser l'acte créateur ; mettre en valeur la transition écologique à Dijon via un mode d'expression accessible, populaire et collectif.

L'auteur retenu sera appelé à produire 6 à 8 planches et une couverture, et à réaliser des interventions auprès des publics. Ce travail donnera ensuite lieu à une publication et une exposition. Une restitution aura lieu dans le cadre de Clameur(s), l’événement littéraire de la ville de Dijon qui se tiendra du 4 au 6 juin 2021.

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Vos commentaires

jacques
a publié le 20/11/2020 09:10
Comme c'est beau une gestion aussi exemplaire ..!. A propos a quoi reconnait-on un bon politique de gauche ? Il aime tellement les pauvres qu'il en fabrique toujours plus... cette vision du monde si rose, si pleine de bonnes intentions, de bonnes paroles et de surcroit sans hausse d'impôt, avec plus d'investissements, tout en se désendettant, et en faisant pleins de dons et de promesses.... vous y croyez réellement encore ? c'est vrai que noël approche... mais tout de même ! Quand on a été ministre du chômage qui montait sans cesse... alors que promis... le chômage allait baisser...enfin,, il baissait partout... sauf en France ! En bref on peut résumer cet article si dithyrambique et si objectif ....en : Il n�??y aura pas d�??augmentation des impôts cette année. Je vous ai compris. L'avenir sera merveilleux, grâce à ma com exemplaire et visionnaire, tellement dans l'air du temps... Nous tablons sur une croissance des dépenses, mais pas des recettes, tout en se désendettant.. ayez confianssssss ! Nous allons créer pleins d'emplois.... publics.... pour tout plein de dettes futures pour mon successeur qui sera nécessairement moins bon que moi... La France est le pays le plus taxé au monde... c'est peut être pour cela qu'il y pousse autant de fonctionnaires... Moi Président du grand DIjon, je peux tout ...! si si ! Ah ! j'oubliais ... curieusement ma CFE (taxe sur les entreprises) a encore augmenté cette année ! c'est ballot ! comme celle de l'année d'avant et celle encore d'avant alors qu�??officiellement la fiscalité ne bouge pas... faut pas trop gratter dans la com.... ! et même si Dijon est de ce point de vue une villes chère ...sur la CFE... Et puis n'a t'on pas un maire exceptionnel avec des réseaux ? .... comment dire ?... si actifs en certains domaines... alors on peut bien payer plus cher.... après tout ne boudons pas notre plaisir... Dijon est une si belle ville... et si chère ... à notre coeur ! A une époque ou toute vérité et bon sens deviennent très relatif face aux croyances... après tout un peu ou un peu moins de com aussi objective et bien pensante... et on finira par avoir un réveil difficile... mais il y a tant de personnes qui sont redevables à notre bon maire...grand connétable de la finance et des réseaux et circuits occultes .. aux poches si profondes... last but not least... a votre avis tous ces visiteurs qui vont être esbaudis devant notre si chère et grandiose cité de la gastronomie ? comment vont ils venir ? à pieds ? non ? comme c'est dommage pour le bilan co2 ! ....

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